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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 12:07
En Espagne la droite parlementaire, actuellement au pouvoir avec M.Rajoy à la présidence du gouvernement, prenait grand soin de ne pas apparaître comme héritière du camp franquiste. Avec Aznar, fils et petit-fils de phalangistes historiques, et ayant lui-même, dans son adolescence, porté l'uniforme de José-Antonio (fondateur du parti fasciste), les initiés en politique espagnole étaient fondés à se poser des questions. Mais l'actuel chef de fil du Parti populaire n'a aucune des tares de son prédécesseur. Un conservateur ordinaire en somme.
Mais c'est à la base que cela a commencé à déraper. Il ne se passe plus de jour sans qu'un leader provincial ou régional, ne revendique ouvertement l'héritage politique du franquisme. L'évocation élogieuse après un long silence.
Il est vrai qu'en Espagne il n'existe pas de parti d'extrême droite. " Nous n'en avons pas besoin puisque nous avons le PP qui fait l'affaire", me confiait un proche du sérail de ce parti. Restaient les apparences: elles ne sont presque plus respectées et la politique du pouvoir traduit bien cette dérive naturelle dans tous ses excès. La personnalité du monarque (trait d'union institutionnel entre dictature et démocratie), occultait ce type de problème: il avait passé avec succès l'épreuve de la tentative de putsch du 23 février 1981 en intervenant de manière décisive contre les nostalgiques du passé militariste. Mais Juan-Carlos 1er est désormais discrédité, autant que sa famille. Les manifs anti-gouvernementales se font autour des drapeaux tricolores de la République à laquelle une jeunesse de gauche veut redonner force et vigueur.
Cela se passe tout près de chez nous. Mais le nez collé à nos propres problèmes, nous ne voyons rien.
Antoine Blanca

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  • : Le blog de Antoine Blanca
  • : Blog politique dans le sens le plus étendu:l'auteur a une longue expérience diplomatique (ambassadeur de France à 4 reprises, il a aussi été le plus haut dirigeant de l'ONU après le S.G. En outre, depuis sa jeunesse il a été un socialiste actif et participé à la direction de son mouvement de jeunesse, du Parti et de la FGDS. Pendant plusieurs années il a été directeur de la rédaction de "Communes et régions de France et collaborateur bénévole de quotidiens et revues. Il met aujourd'hui son expér
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