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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 11:48

Election après élection les partis membres de l'Internationale socialiste européenne sont perdants. En Scandinavie les travaillistes ont perdu en Norvège quelques mois à peine après que 76 de leurs jeunes militants aient été massacrés, sur une île proche d'Oslo, par un assassin fasciste. Et là ils ne payaient pas le prix d'un malaise social: le pays vit dans une raisonnable prospérité. Les social-démocrates suédois ont perdu aussi, peu après avoir cru gagner...C'était provisoire comme une victoire de foot annulé sur le tapis vert. La gauche réformiste, qui gouverne encore pour quelques semaines au Danemark, est déjà en train de vider les tiroirs des ministères en prévision de la consultation nationale à venir. En Espagne le patron actuel du PSOE s'attend au pire, les sondages le plaçant loin derrière le conglomérat politique "Podemos" du jeune démagogue à la mode Pablo Iglesias*. J'arrêterai là l'énumération des défaites accomplies ou annoncées.

Même si tout n'est pas uniformément sombre. En Italie, on peut compter sur l'habileté de Ranzi pour surfer sur un passé berlusconien spécialement grotesque. Au Portugal, les derniers sondages sont encourageants. En Allemagne le SPD est parvenu à stopper l'hémorragie. En France, si on devrait encore perdre les départementales, une amélioration, désormais vraisemblable, de la situation économique, changerait la donne. D'autant que le couple exécutif a repris des couleurs.

Mais d'une manière générale les électeurs européens ne reconnaissent pas au réformisme social-démocrate le mérite, bien réel pourtant, de préserver de puissants acquis sociaux, tout en procédant à la mise en oeuvre de réformes de fond indispensables.

A mon sens ce qu'on attend de ces partis de gauche c'est une proposition commune à l'échelle du continent. Le Parti socialiste européen (PSE) reste encore trop en retrait. Aux yeux des masses il est même inexistant. C'est sans doute, je le pense, d'une renaissance de l'internationalisme que viendra le renouveau. Pourquoi ne pas commencer à y travailler sérieusement.

Antoine Blanca

* Podemos ne s'apparente que visuellement à Siryza. Cette dernière est une coalition de gauche, incluant les PC, s'apparentant à IU, la 'Izquierda Unida' espagnole.

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  • : Le blog de Antoine Blanca
  • : Blog politique dans le sens le plus étendu:l'auteur a une longue expérience diplomatique (ambassadeur de France à 4 reprises, il a aussi été le plus haut dirigeant de l'ONU après le S.G. En outre, depuis sa jeunesse il a été un socialiste actif et participé à la direction de son mouvement de jeunesse, du Parti et de la FGDS. Pendant plusieurs années il a été directeur de la rédaction de "Communes et régions de France et collaborateur bénévole de quotidiens et revues. Il met aujourd'hui son expér
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