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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 17:12
Le dernier numéro du quotidien "le Monde", avec ses interrogations sur l'avenir du PS et même sur la possibilité de sa disparition, donne la mesure des responsabilités qui sont les nôtres. La qualité des interventions de personnalités telles que Pascal Lamy, si éloignées par leur contenu des petites phrases de dirigeants préoccupés essentiellement par leur devenir personnel, démontre qu'un véritable débat est possible sur la signification que nous voulons donner au Socialisme en tant que force politique. Notre organisation peut se transformer, le mode de désignation de nos représentants peut changer, mais notre devoir vis-à-vis d'une société où les inégalités s'approfondissent demeure le même. Au niveau national, certes, mais aussi à l'échelle internationale. Saurons-nous, collectivement, relever le défi?
En tout cas je note que le PS, avec toutes ses faiblesses et, parfois, ses contradictions, est le seul lieu politique où un tel débat est possible.
A droite, il n'existe pas. Ou plutôt il se limite au microcosme élyséen. On apprend ainsi que le Président vient de distribuer bons et mauvais points à ses ministres; qu'il a installé une commission, dont le caractère folklorique n'a échappé à personne, pour le conseiller sur l'utilisation des fonds d'un emprunt dont on ignore toujours le montant; qu'il vient de réaliser une mise en scène cinématographique pour illustrer une verte réprimande, sans conséquence on le sait, qu'il adressée à ses amis banquiers...
La droite se courbe, presque unanime et toute honte bue, devant les diktats du maître.
Côté écolos, nous assistons aussi à un soliloque. Celui de Cohn-Bendit, dont nous ne connaissons toujours pas la véritable pensée, quelque peu masquée par sa faconde sympathique et par son élasticité idéologique.
Quant au MoDem...Je veux croire qu'il existe un centre-gauche politique et que Mme de Sarnez a fait, en Provence, des ouvertures sincères vers la gauche. Mais elles ne sont le résultat d'aucune consultation interne. Tandis que Bayrou se terre comme un animal blessé. Il n'a rien à craindre de la part de prédateurs éventuels: tout le monde le croit mort.
La balle est bel et bien dans notre camp. A nous de bien organiser notre attaque et notre défense.
En évitant de marquer contre notre propre camp.

Antoine Blanca 

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  • : Le blog de Antoine Blanca
  • : Blog politique dans le sens le plus étendu:l'auteur a une longue expérience diplomatique (ambassadeur de France à 4 reprises, il a aussi été le plus haut dirigeant de l'ONU après le S.G. En outre, depuis sa jeunesse il a été un socialiste actif et participé à la direction de son mouvement de jeunesse, du Parti et de la FGDS. Pendant plusieurs années il a été directeur de la rédaction de "Communes et régions de France et collaborateur bénévole de quotidiens et revues. Il met aujourd'hui son expér
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