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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 10:02
Après le succès des réunions de La Rochelle, on serait en droit d'espèrer un retour à l'essentiel, au collectif: le débat autour du vote d'un projet qui serait voté en 2011. A moins que les manifestations de nombrilisme exacerbé ne reprennent le dessus dans la logique,à mes yeux pernicieuse, de la "présidentialite" qui ne cesse de perturber notre vie partisane (Ségolène et d'autres candidats potentiels à la candidature devraient pourtant se douter qu'une victoire en 2012 passe par un bon résultat aux régionales et suppose un bon projet politique à défendre).
Mais écartons les hypothèses pessimistes.
Le calendrier de travail pour le projet comporte, à la fin de l'année 2010 (c'est le point qui m'intéresse particulièrement aujourd'hui) une Convention sur les questions internationales. Or il y a fort longtemps que, si l'on met à part les problèmes européens, généralement traités d'ailleurs sous la pression des événements, que les instances régulières du PS ne se passionnent plus vraiment pour ce qui se passe dans le reste du monde.

Je n'ignore pas que des commissions spécialisées se réunissent régulièrement et produisent des notes, parfois même des analyses de qualité, concernant les différentes régions de la planète. Mais il me serait difficile de préciser notre position de fond concernant les grands sujets d'actualité.
Citons celui de notre présence militaire -- sous l'autorité de l'OTAN aujourd'hui dirigée par un Danois ultra conservateur et ancien allié de l'extrême droite -- en Afghanistan où l'on s'enfonce dans un conflit sans issue; notre attitude de fond vis à vis de l'ONU et des organisations qui lui sont associées (OMS, BIT, FAO, UNESCO...), ou sont supposées faire part de son "système" (FMI, Banque mondiale); le "françafrique" et ses scandales; la Chine et son expansion économique dans le cadre d'un libéralisme contrôlé par un PC agissant dans le cadre d'un régime de parti unique.
J'arrête là mon énumération. Mais je ne peux éviter de rappeler notre proximité avec les pays d'Amérique latine sur lesquels il apparaît que nous n'avons plus rien à dire faute d'avoir réfléchi sur la complexité et la diversité des situations. Aussi assiste-t-on, de la part de nos responsables, à des prises de position hâtives, à l'emporte pièce, attitude péremptoire qui caractérise les ignorants fiers de l'être.
 
La "présidentialite" qui affecte notre cerveau et, par conséquent, nos membres, nous paralyse politiquement. Comme si l'on se disait: "laissons libre à notre candidat pour 2012 d'exprimer sa position, évitons de l'entraver". Or un parti politique structuré, de gauche, ne peut admettre une telle forme d'individualisme. Il lui revient d'éclairer, sur tous les sujets, un électorat désorienté.
Encore une fois nous ne sommes pas un parti démocrate à l'américaine. A chacun ses origines, ses traditions, sa conception du travail collectif. Car n'oublions pas que nous sommes censés oeuvrer dans le cadre européen du PSE et international de l'IS. Il est vrai que leurs programmes sont flous quand ils ne sont pas inexistants: raison de plus pour être le phare qui protégera ces deux navires en perdition de s'échouer définitivement sur les sables de l'impuissance.

Antoine Blanca

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  • : Blog politique dans le sens le plus étendu:l'auteur a une longue expérience diplomatique (ambassadeur de France à 4 reprises, il a aussi été le plus haut dirigeant de l'ONU après le S.G. En outre, depuis sa jeunesse il a été un socialiste actif et participé à la direction de son mouvement de jeunesse, du Parti et de la FGDS. Pendant plusieurs années il a été directeur de la rédaction de "Communes et régions de France et collaborateur bénévole de quotidiens et revues. Il met aujourd'hui son expér
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