Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 12:41

Qui est José Manuel Barroso, encore président de la Commission européenne? Il a provoqué une polémique intolérable avec le gouvernement français à propos de notre position résolue à préserver notre identité culturelle face à l'agressivité impérialiste des Etats-Unis. Puissance qui prétend contrôler les créateurs du monde entier. Barroso n'est que de passage à son poste. Chez lui, aucun attachement à l'idée d'une Europe unie et généreuse, celle que voulaient ses pères fondateurs et Jacques Delors, premier président de la Commission.

Il a commencé sa carrière politique dans la 'gauche prolétarienne portugaise', le MRPP, le maoïsme des bords du Tage. C'est alors que je l'ai croisé, entouré des cris, des chansons d'espoir et de joie du 25 avril 1974. On sera en admiration devant ses titres universitaires. Mais il a décidé de les faire fructifier en faisant preuve d'un cynisme total.

Une fois qu'il a senti que le marxisme-léninisme à la sauce chinoise le menait à une impasse, il a adhéré à la droite libérale la plus intransigeante. Et c'est ainsi qu'il a atterri à Bruxelles. D'où il prétend maintenant nous donner des leçons. En réalité il veut avant tout, envoyer un signe fort à ses futurs employeurs. Car l'année prochaine il devra impérativement quitter son poste. Ce qu'il ambitionne? Une position importante dans 'l'internationale'. Et il estime que le bon message doit être adressé aux Etats-Unis. A l'actuel exécutif mais aussi, et peut-être surtout, à la droite américaine. D'ores et déjà il se montre bon serviteur. Tout indique que ce ne sont pas les positions européennes qu'il défend, mais celles de ses futurs protecteurs. Pas un mot de protestation, par exemple, pour dénoncer le vaste système d'espionnage mis en place par la NSA pour "écouter" les membres de l'UE, le Parlement européen et la Commission elle-même. 

Quant à son bilan? Nous rêvions d'une Union des peuples et non celle des marchés financiers. Où est passée l'esprit de la solidarité vis à vis des membres en état de faiblesse profonde. Ainsi Mme Merkel s'oppose à la plus petite réduction de la dette grecque alors, qu'en 1953, l'Europe avait effacé 60% de la dette allemande. Le malheur d'un pays frère la laisse indifférente. Avec Barroso elle fait une belle paire.

 

Antoine Blanca

 

 

 

 

 

 


Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Antoine Blanca
  • : Blog politique dans le sens le plus étendu:l'auteur a une longue expérience diplomatique (ambassadeur de France à 4 reprises, il a aussi été le plus haut dirigeant de l'ONU après le S.G. En outre, depuis sa jeunesse il a été un socialiste actif et participé à la direction de son mouvement de jeunesse, du Parti et de la FGDS. Pendant plusieurs années il a été directeur de la rédaction de "Communes et régions de France et collaborateur bénévole de quotidiens et revues. Il met aujourd'hui son expér
  • Contact

Recherche

Liens