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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 10:06
Bradley Burston est l'un des éditorialistes du quotidien israélien Ha'aretz. Né Américain, il est devenu citoyen d'Israël en 1976. De son plus récent article traduit en Français je retiens ce qu'il écrit , notamment à propos du nouveau défi lancé par Nétanyaou à la communauté internationale. Quand ce Premier ministre a de nouveau relancé la politique de colonisation:

...Il fut un temps où Israël s'efforçait d'être un membre en règle de la communauté des nations. Il fut un temps où l'un de ses objectifs les plus sincères était de mettre fin à son statut de nation mise en quarantaine, boycottée, non reconnue et non désirée. Mais ce n'est plus le cas. Sans demander son avis à sa population, sans réfléchir à deux fois, Israël a pris, au plus haut niveau, une décision cruciale. Incapable de venir à bout des forces qui veulent voir en Israël l'un des pires Etats parias de la planète, l'Etat juif s'est résolu à les rejoindre...

Rarement un article a répondu aussi complétement à mon propre sentiment. Mais j'ai préféré, par précaution, m'abriter derrière l'éditorialiste de Ha'aretz pour l'exprimer. Quand il s'agit de l'une des questions internationales les plus controversées, l'ancien haut fonctionnaire de l'ONU, le diplomate, retrouve ses repères les plus commodes. L'un d'eux est la citation d'un texte rédigé par un tiers.

Quand j'étais membre du Secrétariat général de l'ONU, la cause israélienne devenait déjà, chaque jour, de moins en moins défendable. Son gouvernement ne respectait pas les décisions de l'Assemblée générale et du Conseil de Sécurité à propos des limites de ses frontières et de son expansionnisme guerrier. On ne bâtit pas une argumentation politique en citant des textes bibliques vieux de 4000 ans qui ne sauraient légitimer des annexions. Ce serait retourner au Moyen Age.
Israël a vu le jour grâce à un vote de l'ONU. Il devrait être le premier à se conformer à la loi internationale. Or il ne cesse de l'enfreindre, de la défier. De la mépriser même.
Quand j'étais à New-York et à Genève, nos représentants n'étaient déjà pas les bienvenus à Tel Aviv. Dans les régions que cet Etat contrôlait militairement, seules étaient tolérées les agences humanitaires onusiennes. Et naturellement, par la force des choses, les observateurs officiels, impuissants devant l'utilisation systématique de la force.

Depuis mon adolescence, parce que c'était une terre pionnière pour les expériences socialistes les plus généreuses, on m'a appris à aimer ce nouveau pays. Aujourd'hui qu'il est devenu structurellement de droite, je continuerai de le défendre, du moins à l'intérieur de ses frontières internationalement reconnues. Celles définies en 1967.

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  • : Le blog de Antoine Blanca
  • : Blog politique dans le sens le plus étendu:l'auteur a une longue expérience diplomatique (ambassadeur de France à 4 reprises, il a aussi été le plus haut dirigeant de l'ONU après le S.G. En outre, depuis sa jeunesse il a été un socialiste actif et participé à la direction de son mouvement de jeunesse, du Parti et de la FGDS. Pendant plusieurs années il a été directeur de la rédaction de "Communes et régions de France et collaborateur bénévole de quotidiens et revues. Il met aujourd'hui son expér
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