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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 12:42

La droite française s'essouffle à courir derrière tous les wagons qui passent et ne sait plus à quel saint se vouer. Ayant cru trouver un bon cheval avec la mobilisation contre le mariage pour tous, elle s'est accrochée à sa queue. Mais c'était l'inénarrable Frigid Barjot qui conduisait la monture forte de multiples bénédictions vaticanes. Copé et les siens se traînaient en queue de peloton. Les intégristes et les soutanes de Saint Nicolas-du Chardonnet étaient plus visibles que la poignée d'élus de l'UMP. Le Saint Esprit avait du mal à inspirer ces malhureux élus.

Ils pensaient remonter le cortège en faisant du bruit et de l'obstruction à l'Assemblée Nationale. Au bout d'une semaine ils ont dû baisser pavillon, la queue basse. Ils avaient fini par comprendre que même la France de droite était lasse de la médiocrité de leur discours répétitif. Finalement, l'héroïne de l'épisode aura été la ministre Christiane Taubire dont on a pu découvrir la force de la réplique et le sens contagieux de l'humour...

 

L'intervention française au Mali était, pour la droite ordinaire, difficile à condamner. Alors, à travers leur presse officielle (Le Figaro), ou officieuse (L'Express, Le Point), ses plumitifs ont commencé à flatter le porte-monnaie du contribuable moyen. Sur les airs bien connus de: "combien de temps va-t-on rester là bas", "combien l'aventure va-t-elle nous coûter", "ne risque -t-on pas l'ensablement saharien"...?

Le ministre de la Défense a été à la hauteur. Il a choisi la transparence, donné des chiffres précis sur le coût de l'opération, et sur les premiers bilans: des centaines de morts chez les terroristes et libération de toutes les villes occupées par la barbarie. Difficile à contester. Raisonnablement la France ne peut abandonner le terrain reconquis qu'en passant le témoin à une force compétente. Aujourd'hui, dans tout le Mali, les terroristes des différentes factions salafistes sont des bêtes traquées dans des reliefs arides. Incapables de tout mouvement offensif.

Nos soldats savent que la relève se prépare. Mais cela prendra du temps*. Bien entendu des attentats terroristes sont toujours possibles. Des tentatives kamikazes ont déjà eu lieu, détectées le plus souvent par une population malienne, massivement hostile au djihadisme et à ses méthodes.


La droite en mal de cause sera toujours plus à l'aise dans la critique du social et de l'économique. Nos inconstants alliés naturels d'une certaine gauche sont disposés, hélas, à lui faciliter la tâche. Mais l'opinion publique est en train de se rendre compte que, pour la première fois depuis dix ans, le pouvoir met tout en oeuvre pour défendre et promouvoir la production nationale et pour sauver des emplois. Avec les limites que nous impose un monde acquis au système libéral. Notre Europe n'y échappe pas...

 

Antoine Blanca

 

* Nous avions prévu une intervention conjointe avec une armée malienne reconstituée pour le milieu du printemps. Il fallait que les militaires de ce pays ami pansent leurs plaies et entreprennent, avec notre aide, une formation qui les rende aptes à affronter une situation nouvelle: reprendre la partie occupée par les ennemis. L'offensive terroriste sur Bamako a tout précipité. Nous avons été appelés au secours. L'ONU a encouragé l'intervention. Nos soldats ont fait, et continuent de faire le nécessaire.

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  • : Le blog de Antoine Blanca
  • : Blog politique dans le sens le plus étendu:l'auteur a une longue expérience diplomatique (ambassadeur de France à 4 reprises, il a aussi été le plus haut dirigeant de l'ONU après le S.G. En outre, depuis sa jeunesse il a été un socialiste actif et participé à la direction de son mouvement de jeunesse, du Parti et de la FGDS. Pendant plusieurs années il a été directeur de la rédaction de "Communes et régions de France et collaborateur bénévole de quotidiens et revues. Il met aujourd'hui son expér
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