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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 11:12

La carte électorale de l'Espagne après les élections du 20 novembre est une désolation. Du moins à mes yeux. Les listes du PSOE ne l'ont emporté que dans les provinces de Barcelone (Carme Chacòn), et de Séville (Alfonso Guerra). Mais je reçois des messages de toute la péninsule: nous allons retrousser nos manches et préparer les prochaines échéances avec la volonté de les gagner, disent mes amis. Acceptons-en l'augure.

Le Comité fédéral (équivalent du CD du PS) s'est réuni le 26 novembre et a décidé d'un plan de travail pour les mois à venir. Tous les adhérents sont concernés. Analyse approfondie des raisons de la défaite dans un contexte de crise grave. Enregistrement des candidatures au poste de Premier secrétaire et aux autres fonctions exécutives. Les décisions seront prises par un Congrès qui se réunira à Séville du 3 au 5 février 2012. En attendant le parti sera de facto dirigé par le groupe parlementaire du Congrès des députés (110 membres) et par le président de ce dernier, Pérez Rubalcaba qui avait conduit le combat des dernières élections.

José-Luis Rodriguez Zapatero va transmettre incessamment les clés de La Moncloa, siège de la Présidence de gouvernement, à Mariano Rajoy, chef de la droite (Parti populaire). Le PP dirige déjà la quasi totalité des autonomies régionales. Il aura à affronter la crise autrement qu'au travers de ses critiques destructrices. Zapatero lui, va prendre du recul pour une période indéfinie. Il avait annoncé à temps qu'il renonçait à se présenter devant les électeurs pour laisser la place à son ministre de l'intérieur. Mais il sera resté Président jusqu'au bout. Au cours de ses deux gouvernements il se sera attaqué avec courage à nombre de problèmes de société. Mais beaucoup lui reprochent de leur avoir donné priorité sur l'économique et le social, d'avoir épousé sans grande restriction l'idéologie libérale. De ne pas avoir marqué à gauche son territoire.
Le parti de la Gauche unie (IU) a, pour sa part, progressé en pourcentage et en sièges. Mais 11 députés, c'est tout de même bien modeste.

Le Congrès national du PSOE a devant lui un vaste champ de travail. L'Espagne démocratique va avoir besoin d'une force d'opposition à la fois résolue et constructive. M. Rajoy et les siens ne vont pas tarder à étaler leur incroyable incompétence, déjà bien visible dans les régions autonomes et les grandes municipalités qu'ils contrôlent. Mais n'oublions pas que ce sont les Espagnols qui leur ont ouvert librement les portes. Ne leur souhaitons pas de payer leur erreur d'un prix trop élevé.

Antoine Blanca

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  • : Le blog de Antoine Blanca
  • : Blog politique dans le sens le plus étendu:l'auteur a une longue expérience diplomatique (ambassadeur de France à 4 reprises, il a aussi été le plus haut dirigeant de l'ONU après le S.G. En outre, depuis sa jeunesse il a été un socialiste actif et participé à la direction de son mouvement de jeunesse, du Parti et de la FGDS. Pendant plusieurs années il a été directeur de la rédaction de "Communes et régions de France et collaborateur bénévole de quotidiens et revues. Il met aujourd'hui son expér
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