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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 17:08

Les derniers événements en Bretagne et ailleurs en France tendent à le prouver: une société angoissée, sans doute à juste titre, par la précarité et les incertitudes qui menacent, refusent d'accepter la réalité. Accepter le fait que les responsables et les acteurs sont multiples dans le régime d'économie libérale sous lequel le monde entier vit, et que les gouvernements nationaux, l'exécutif européen, le FMI ou les banques internationales censées réguler le marché sont impuissants à maîtriser une machine parfois insaisissable.

Alors on désigne, en France en particulier, les pouvoirs publics et, en premier lieu, celui qui en est leur premier représentant, le Président. C'est commode, ne serait-ce que parce que sa visibilité est maximale, qu'il est en quelque sorte à portée de caillassage. On veut croire que nous vivons en système capitaliste d'Etat, coupés du reste du monde. Que le Pouvoir peut, d'un claquement de doigts, décider du sort d'entreprises grandes ou moyennes dont le centre névralgique est à la fois anonyme et lointain.

Ces excès du libéralisme peuvent et doivent être corrigés. Le gouvernement français est celui qui, dans le monde occidental, s'efforce avec le plus d'opiniâtreté de le faire. Mais ce volontarisme a ses limites, sa frontière nationale ou européenne. On peut se battre, mais on ne peut vaincre à chaque coup. Parfois même s'agit-il de combats d'arrière-garde. Pour passer à une étape plus constructive, syndicats ouvriers et patronaux doivent accepter ce que Matignon propose: le dialogue et la recherche de nouveaux angles d'attaque pour vaincre la fatalité.

Les pêcheurs en eaux troubles doivent être démasqués car ils veulent détruire le tissus social qui est le nôtre. Pour construire quel ordre nouveau en son lieu et place? Ils se gardent de le dire, ces méchants oiseaux de mauvaise augure. Les rares, les derniers angéliques vous resserviront du 'vivre et travailler au pays'. En attardés de 68. Les autres...Rien si ce n'est la fin de l'Europe, de l'euro. La mise à l'index de l'Etranger. La démolition qu'ils n'osent pas annoncer...

Alors, face à tout cela, cherchons à construire par la voie du dialogue démocratique. En gardant notre indépendance critique, mais sans tout subordonner à cette dernière.

 

Antoine Blanca

 


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  • : Le blog de Antoine Blanca
  • : Blog politique dans le sens le plus étendu:l'auteur a une longue expérience diplomatique (ambassadeur de France à 4 reprises, il a aussi été le plus haut dirigeant de l'ONU après le S.G. En outre, depuis sa jeunesse il a été un socialiste actif et participé à la direction de son mouvement de jeunesse, du Parti et de la FGDS. Pendant plusieurs années il a été directeur de la rédaction de "Communes et régions de France et collaborateur bénévole de quotidiens et revues. Il met aujourd'hui son expér
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