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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 11:50

Aujourd'hui c'est une chanson. Demain elle sera peut-être reprise par les dizaines de milliers de sympathisants de la gauche qui participeront aux rassemblements lors des prochaines campagnes. Il est temps de changer. Mais il est temps, avant tout, de préciser les thèmes qui devraient orienter le changement que nous voulons promouvoir.

Réaffirmer l'attachement aux valeurs sur lesquelles la République et la Démocratie socialiste ont été fondées. Ces valeurs nous sont connues. Mais elles ne sont que des têtes de chapitre. Il s'agit maintenant de le leur donner un contenu.  Naturellement je n'ignore pas qu'au PS on y travaille dur depuis des mois. Il suffit de noter la longue liste de réunions, statutaires ou exceptionnelles, des organismes de décision. Des engagements importants ont déjà été pris.  Je m'en félicite d'autant plus que les socialistes sont les seuls à avoir entrepris, avec ses dizaines de milliers de citoyens activistes, la construction d'une oeuvre aussi ambitieuse. Je ne me contente toutefois pas de  manifestations d'intentions, aussi louables soient-elles.

Je veux que l'on s'engage solemnellement à rejeter avec force toute tentation de libéralisme économique. Cette idéologie doit cesser d'être le  vecteur des  programmes de nos partis membres de l'Internationale socialiste. Je veux que nous nous engagions, nous PS français, à détricoter dans l'urgence, si la gauche gagne en 2012, tout ce que le sarkozysme a mis en place pour détruire   ce que les forces  démocratiques éclairées sont parvenues à bâtir, de Jules Ferry à  Lionel Jospin, afin de réformer l'école et de consolider les principes de laïcité, contrôler les grands moyens de production et d'échange, le réseau routier public, l'encadrement du crédit, protéger les droits des salariés et mettre les contribuables dans l'obligation de participer effectivement au budget de l'Etat en proportion de  leurs revenus.

 

Il faut frapper aussi fort que les forces progressistes l'avaient fait en 36, comme au lendemain de  la Libération en 46, avec le Front républicain de 56 et, naturellement, par la mise en application,  en 1981, de la quasi-totalité des 110 propositions du Programme commun (jamais une démocratie parlementaire n'était allé aussi loin dans la construction d'une société socialiste).

C'est dire qu'il s'agit, à mes yeux, d'un état d'esprit conquérant. La gauche n'a jamais réellement avancé avec des rafistolages  que l'on souhaite compatibles avec les intérêts du néo-libéralisme. Il faut clairement  dénoncer cette idéologie pour ce qu'elle est:  l' ennemie économique et sociale de notre combat .

Il faut, selon moi, qu'il y ait rupture avec le système qui fait aujourd'hui la loi à Paris comme à Bruxelles.

  

Antoine Blanca

 

PS: nous avons, nous démocrates socialiste héritiers de Jaurès, renoncé à tout ce qui pourrait être assimilé à un capitalisme d'Etat. Léon Blum l'a dit pour nous au Congrès de Tours en décembre 1920. Et l'avenir nous a donné raison. Mais nous n'avons pas renoncé à promouvoir une société véritablement démocratique. C'est à dire socialiste et libertaire.

 

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  • : Blog politique dans le sens le plus étendu:l'auteur a une longue expérience diplomatique (ambassadeur de France à 4 reprises, il a aussi été le plus haut dirigeant de l'ONU après le S.G. En outre, depuis sa jeunesse il a été un socialiste actif et participé à la direction de son mouvement de jeunesse, du Parti et de la FGDS. Pendant plusieurs années il a été directeur de la rédaction de "Communes et régions de France et collaborateur bénévole de quotidiens et revues. Il met aujourd'hui son expér
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