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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 11:30

L'élection présidentielle du 28 juillet au Mali devait impérativement se tenir à la date prévue. En accord avec la France qui est légitimement désireuse d'avoir un interlocuteur démocratiquement élu par les citoyens. Il était impensable d'accorder de nouveaux délais: en d'autres termes, un renvoi aux calendes grecques.

La seule ville où la commission électorale est encore confrontée à de difficultés est Kidal, dans le nord du pays, à proximité de la frontière avec le Niger. En dépit de l'accord signé le 18 juin entre les autorités maliennes, Touaregs du MNLA* et un autre groupe armé touareg, les tensions demeurent. C'est que satisfaire tous les groupes en présence s'avère proprement impossible. Le peuple touareg, par exemple, considère que les frontières ne devraient pas exister qui séparent des gens de la même culture et de la même origine. Revendication impossible à satisfaire au regard de la loi internationale.

Dans ces conditions toutes les parties en présence devraient, de bonne grâce ou non, participer au scrutin. Ce dernier est bien encadré par des agents spécialement formés et bien motivés. La Commission électorale, reconnue comme impartiale, par toutes les parties, proclamera des résultats légitimes.

Le pays, au lendemain des drames qui l'ont secoué dans ses profondeurs, et à même couru le risque d'une partition, aspire à la paix et à la sérénité.

La victoire de la France sera bientôt complète: elle l'est déjà sur le terrain militaire et sur celui de la renaissance d'un véritable Etat malien doté d'une armée reconstituée. Il restera à consolider la cohabitation entre populations de l'extrême nord du pays. Mais là, c'est l'affaire des seuls maliens.

 

Antoine Blanca

 

* MNLA, Mouvement national de libération de l'Azawad


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  • : Le blog de Antoine Blanca
  • : Blog politique dans le sens le plus étendu:l'auteur a une longue expérience diplomatique (ambassadeur de France à 4 reprises, il a aussi été le plus haut dirigeant de l'ONU après le S.G. En outre, depuis sa jeunesse il a été un socialiste actif et participé à la direction de son mouvement de jeunesse, du Parti et de la FGDS. Pendant plusieurs années il a été directeur de la rédaction de "Communes et régions de France et collaborateur bénévole de quotidiens et revues. Il met aujourd'hui son expér
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