Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 15:27

Il n'y a aucun doute, la campagne des primaires citoyennes, décidée, lancée et organisée par le PS, sont un succès médiatique extraordinaire. L'adversaire de droite ne sait comment se sortir d'embarras. Il apparaît comme le has been avec un chef, hier encore tout puissant, à court d'idées après avoir à peu près tout essayé pour faire encore partie de l'actualité. Même les alliés naturels des socialistes ont le souffle coupé. La championne écologiste, celle qui a écarté le célèbre Nicolas Hulot, a comme disparu du paysage; il faut dire qu'à côté du fracas des primaires citoyennes, la bataille de la famille "Verte" relève presque de la dispute de clocher ou de lavoir. Tandis que Mélenchon semble ne tenir sa légitimité que d'un meeting dominical à la fête de l'Huma.

Demain dimanche nous irons donc voter, nous aussi, les militants du PS. Et, comme des millions de citoyens, nous aurons le sourire aux lèvres, celui des jours de victoire. Une première, alors qu'aucun résultat définitif de la bataille en cours ne sera connu avant de longs mois. Mais je ne sentirai pas moins, comme beaucoup de mes semblables, qu'un monde de certitudes s'effondre autour de nous. Nous ne serons plus les militants qui montreront avec fierté leur carte du Parti, à jour de leurs cotisations. Mais des électeurs comme les autres devant signer, à l'occasion d'un scrutin un peu spécial, une charte d'adhésion aux valeurs de la gauche et payer une contribution volontaire pour les frais. Comme mon voisin qui disait encore, il y a peu, sa fierté de n'avoir jamais appartenu à un parti. "Je suis un homme libre", affirmait-il, comme si le citoyen engagé ne l'était pas.

Les militants ont pourtant fait, pendant des semaines et des semaines, tout le travail, et feront encore tout le travail de scrutateurs et de "dépouilleurs" deux dimanches de suite. La plupart ont consacré une partie de leurs heures de loisir à distribuer des tracts sur les marchés, à faire la claque dans les réunions d'information du candidat de leur choix, parfois à coller des affiches. Et "on remettra ça", en plus grand, une fois le candidat ou la candidate désigné(e).

Bref le militant  et le militantisme ne seront plus jamais ce qu'ils étaient.

C'est une histoire toute nouvelle qui commence pour la gauche. Et, l'urgence électorale passée, il faudra nous donner le temps de réfléchir à la signification de ce changement et aux conéquences qu'il entraîne.

Antoine Blanca

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Antoine Blanca
  • : Blog politique dans le sens le plus étendu:l'auteur a une longue expérience diplomatique (ambassadeur de France à 4 reprises, il a aussi été le plus haut dirigeant de l'ONU après le S.G. En outre, depuis sa jeunesse il a été un socialiste actif et participé à la direction de son mouvement de jeunesse, du Parti et de la FGDS. Pendant plusieurs années il a été directeur de la rédaction de "Communes et régions de France et collaborateur bénévole de quotidiens et revues. Il met aujourd'hui son expér
  • Contact

Recherche

Liens