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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 10:35

On nous faisait dire: le président Sarkozy baisse dans les sondages, mais va retrouver des couleurs en s'imposant sur le terrain international.

Et puis, ne l'oublions pas, il a une carte maîtresse sous la manche. Le remaniement ministériel. L'ampleur du changement va surprendre.

Mais le jeu s'éternise à l'Elysée, qui divertit son locataire et met ses ministres, ministrables et premiers ministrables potentiels à la torture. Sans doute, comme on le dit chez l'Oréal, "parce qu'ils le veulent bien".

Voilà des mois que cela dure. Si la question a été mise au second plan dans les médias pendant les semaines de protestation syndicale, elle reprend aujourd'hui force et vigueur. Mais dans l'opinion publique cela tombe à plat. Complétement.

Simplement parce que chaque électeur sait que, sous Sarkozy, ni le Premier ministre, ni son gouvernement ne pèsent dans la balance politique.
Cette période a pourtant été propice à des révélations, certaines personnalités ont  dévoilé leur vraie nature.

Fillon avait cru un moment pouvoir pousser au maximum les limites de son émancipation. Certains, dans l'opposition, ont même éprouvé à son égard un sentiment de respect et Villepin  a estimé opportun d'utiliser le nom de son successeur à Matignon pour tenter d'accentuer la zizanie supposée entre Présidence et Matignon.

Sarkozy a alors fait savoir qu'il attendait de son PM une confirmation de son souhait de continuer à son poste. Et Fillon  de s'exécuter. "Oui, bien entendu, je voudrais bien rester pour continuer les réformes!"

 

Visiblement ravi du bon tour qu'il jouait, Sarkozy relança aloors plusieurs personnages, dont Borloo et Baroin. Ils s'étaient sentis écartés. Et voilà qu'ils avaient, l'un et l'autre, droit à une caresse spéciale du maître.

Des bonnes âmes disent qu'il s'agit d'une perversité propre à la Ve Republique. Faux! L'exercice recurrent à l'humiliation des personnes ne figure pas dans la Constitution gaullienne. La question est: qui doit-on mépriser le plus dans ce jeu du chat et de la souris? Certainement la victime si elle est consentante.

 

Antoine Blanca

 

 

 

 

 


Heureux du bon tour qu'il jouait, le Président de hâta de relancer publiquement les noms de Borloo et de Baroin. Ajoutant, pour faire bonne mesure, celui de son homme préféré de son cabinet.

Le jeu du chat et dee la souris va sans doute perndre fin la  semmaine prochaine. Il n'amuse que le Président. Mais dans cet interminable feuilleton qui n'intéresse pas, c'est évient les citoyens, Fillon et Borloo ont, pour longtemps, perdu leur dignité.



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  • : Le blog de Antoine Blanca
  • : Blog politique dans le sens le plus étendu:l'auteur a une longue expérience diplomatique (ambassadeur de France à 4 reprises, il a aussi été le plus haut dirigeant de l'ONU après le S.G. En outre, depuis sa jeunesse il a été un socialiste actif et participé à la direction de son mouvement de jeunesse, du Parti et de la FGDS. Pendant plusieurs années il a été directeur de la rédaction de "Communes et régions de France et collaborateur bénévole de quotidiens et revues. Il met aujourd'hui son expér
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