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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 17:36

Chaque PS a ses règles. Celles du français ont beaucoup évolué ces dernières années pour donner l'avantage, dans  toute désignation à une resposabilité individuelle, au vote direct des militants. Sans rappeler la dernière innovation, de taille: des primaires ouvertes pour choisir le candidat à l'élection présidentielle. Les Espagnols, comme tous les grands partis frères d'Europe, sont restés fidèles à leurs origines: élection des délégués qui auront seuls mandat de représenter la masse des adhérents au Congrès (appelé fédéral au PSOE).

Cela a permis au PSOE de réagir rapidement à la situation de crise issue de sa défaite  aux dernières élections. Quelques semaines ont suffi pour réunir le XXXVIIIe Congrès, accepter formellement la démission de José-Luis Rodriguez Zapatero, ancien Président du gouvernement et, dans la tradition espagnole, chef simultanément du Parti, lui rendre un rapide hommage (il va quitter la politique active et justifier par écrit de son action de chef de l'exécutif pendant huit ans) et élire le nouveau Secrétaire général. Sur ce point essentiel de l'ordre du jour du congrès de Séville, la lutte a été serrée, l'ambiance, tendue.

Un candidat (Alfredo Pérez Rubalcaba, l'ancien ministre de l'Intérieur qui vient de mener la bataille des législatives), et Carme Chacòn, elle-même ancien ministre de la Défense, étaient en lice.
Rubalcaba l'a emporté de 27 voix sur un petit millier de délégués ayant voté (de fait, ils l'ont tous fait).

Il va avoir pour tâche de doter le PSOE d'un programme susceptible de le conduire à le victoire contre la droite, dans quatre ans, de veiller à l'unité de l'organisation qui s'est davantage divisé sur les personnalités que sur les questions de fond, de redonner du souffle aux provinces et aux communautés que le parti a cessé de contrôler. Carme Chacòn, malgré l'étroitesse de sa défaite, se dit disposée à aider le nouveau Secrétaire général sans restriction.

Je crois à sa sincérité et à celle des forces qui l'ont soutenue, en particulier le PSC (parti socialiste catalan) 1). Pour l'anecdote, signalons que le "match" Chacòn/Rubalcaba ramenait d'une certaine manière les Espagnols au football. La première étant naturellement fan' du Barça, le FC Barcelone. Tandis que Rubalcaba, depuis son adolescence, est un inconditionnel du Real de Madrid...

Antoine Blanca

1) Le PSOE est un parti fédérant des partis autonomes, comme le PS catalan et le PS d'Euzkadi, pays basque.

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  • : Le blog de Antoine Blanca
  • : Blog politique dans le sens le plus étendu:l'auteur a une longue expérience diplomatique (ambassadeur de France à 4 reprises, il a aussi été le plus haut dirigeant de l'ONU après le S.G. En outre, depuis sa jeunesse il a été un socialiste actif et participé à la direction de son mouvement de jeunesse, du Parti et de la FGDS. Pendant plusieurs années il a été directeur de la rédaction de "Communes et régions de France et collaborateur bénévole de quotidiens et revues. Il met aujourd'hui son expér
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