Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 10:53

Personne, à droite, n'avait envisagé de problème de  relève à la tête de l'UMP  avant l'échéance de 2017. La grande presse, les commentateurs qui sont censés faire l'opinion, une partie de la gauche aussi, plus ou moins consciemment, avaient intériorisé ce qu'on tenait simplement comme du réalisme. "Il fallait regarder la vérité en face, ne pas prendre ses désirs pour réalité". Bref, en 2007, Sarko, en avait pris pour dix ans (et nous avec).

Le Président organisait ou désorganisait les choses et les hommes avec cette idée en tête: il disposait de temps suffisant pour se préparer un avenir personnel 'd'après l'Elysée'. L''intérêt général ne comptant pas aux yeux du Chef de l'Etat, il suffisait de colmater une brèche ici, de déplacer MAM de l'intérieur à la défense ou au Quai d'Orsay...La belle affaire, puisque la plupart des 'excellences' n'étaient là que pour la bonne forme... Aussi, quand l'alerte a sonné, fin 2011, il était trop tard pour réfléchir à une solution alternative immédiate : tout le monde était dans l'urgence, le nez dans le guidon.

Pour faire fonctionner le nouveau grand parti d'opposition, on verrait plus tard.

 

La grande pagaille à laquelle on assiste à l'UMP est le résultat logique de cette impréparation. Une impréparation entretenue par Sarkozy qui ne s'est jamais vraiment imaginé de successeur. De successeur digne de la haute opinion qu'il avait de lui-même. Un copain personnel type Hortefeux ? Il avait la lucidité suffisante pour ne pas évoquer une telle hypothèse, même dans ses pires cauchemars. A lire le Canard enchaîné d'hier mercredi 28, il n'a pas résisté non plus au plaisir, chez lui naturel, de jouer les uns contre les autres, Copé contre Fillon, puis ce dernier contre le Secrétaire général du parti. On ne se refait pas. L'ancien maître de l'Elysée avait laissé un parti à son image: pagailleux à souhait.

 

Il était curieux, quand on savait de telles manipulations, de voir certaines personnalités de renom de la politique et de la presse, parler du petit grand homme comme d'une sorte de sauveur suprême. Sarkozy est capable de pratiquer des tactiques successives. C'est un homme de combines, pas de stratégie. Cela suffit à le rendre redoutable. Pour ma part je le trouve aujourd'hui pathétique, mais encore capable de mauvais coups. En particulier il porte une bonne part de responsabilité dans le désastre actuel.

 

Mais attention : désastre n'est pas naufrage. Le navire 'droite', cela finit toujours par se réparer. En un ou plusieurs morceaux. Il reprend la mer, fût-ce avec retard et n'accoste pas toujours au port qu'on avait prévu. Mais il se trouve à l'arrivée.

 

Antoine Blanca

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Antoine Blanca
  • : Blog politique dans le sens le plus étendu:l'auteur a une longue expérience diplomatique (ambassadeur de France à 4 reprises, il a aussi été le plus haut dirigeant de l'ONU après le S.G. En outre, depuis sa jeunesse il a été un socialiste actif et participé à la direction de son mouvement de jeunesse, du Parti et de la FGDS. Pendant plusieurs années il a été directeur de la rédaction de "Communes et régions de France et collaborateur bénévole de quotidiens et revues. Il met aujourd'hui son expér
  • Contact

Recherche

Liens