Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 11:44

Les récents développements de la crise mettent l'Europe du sud au bord du précipice. Si la situation de la Grèce est, dans l'urgence, la plus dramatique, celle des autres pays du sud, l'Espagne et le Portugal est aussi alarmante. Tous trois sont gouvenés par des partis membres de l'Internationale socialiste, 2e du nom. A peu près les seuls dans ce cas dans une Union franchement tournée vers le conservantisme des idées et le libéralisme économique le plus débridé.

Grèce, Portugal et Portugal font partie de la zone euro. Une raison supplémentaire de leur manifester une solidarité sans faille. En principe, bien entendu.

Tel n'est pas le cas, selon la majorité des observateurs indépendants. Pour la Grèce, où Papandréou et son PASOK viennent de recevoir en héritage le désordre économique et social créé par la droite de Caramanlis, il est avéré que les grandes banques d'affaires internationales ont largement contribué à la dissimulation des réalités pour  tirer avantage, dans leurs manoeuvres spéculatives préparées à l'avance, une fois le pot aux roses découvert. Le capitalisme de la finance s'apprête ainsi, en toute immoralité, dans un cynisme triomphant, à comptabiliser des bénéfices incalculables.

Cela n'a pas ému nos éminences de Bruxelles. Pas plus que les gouvernements des nations fondatrices de l'Union. Leur solidarité s'est surtout manifestée en bonnes paroles, en conditions draconiennes et en précautions pour la sauvegarde de leurs propres intérêts.

En revanche, pas un mot de condamnation de l'attitude criminelle de certains  banquiers.
Pourtant, tout le monde a eu soin d'exiger que ce soient les retraités, les petits fonctionnaires et le service public qui payent, pendant de longues annéeà venir, l'essentiel de la facture. Pas question, non plus, de toucher aux budgets de la défense...

Ce manque de solidarité va contribuer à éloigner davantage encore de la cause européenne--à laquelle ils avaient cru dans un esprit enthousiaste, militant-- des dizines de milliers de ses pionniers.

Désormais nous nous voyons contraints de subir. Faute de solutions alternatives. Nous ne pouvons que nous résigner à une Europe enfermée dans ses égoïsmes, son alignement sur les idées libérales qui nous répugnent. Bien à l'image des personnages médiocres qui l'incarnent chaque jour sur nos écrans de télévision.
Faute de pouvoir nous retirer, nous continuerons donc sur le même chemin, par nécessité et par routine.

Antoine Blanca

Antoine Blanca

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Antoine Blanca
  • : Blog politique dans le sens le plus étendu:l'auteur a une longue expérience diplomatique (ambassadeur de France à 4 reprises, il a aussi été le plus haut dirigeant de l'ONU après le S.G. En outre, depuis sa jeunesse il a été un socialiste actif et participé à la direction de son mouvement de jeunesse, du Parti et de la FGDS. Pendant plusieurs années il a été directeur de la rédaction de "Communes et régions de France et collaborateur bénévole de quotidiens et revues. Il met aujourd'hui son expér
  • Contact

Recherche

Liens