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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 10:17

Si gouverner c'est prévoir, la plus grande puissance militaire de la planète mérite un zéro pointé. Ce qui se passe en Irak aujourd'hui vient en appui de cette douloureuse conviction. "La reprise des attaques chiites, encouragées par l'Iran nous obligent à reprendre les opérations en Irak", a récemment affirmé l'Etat Major U.S. Quelle science! Ils ont envahi le pays, dont ils ont partiellemeent détruit les infrastructures, provoqué la mort de centaines de milliers de civils pour anéantir des armes de "destruction massive" qui n'existaient que dans les manuels de propagande de la CIA, et se sont déshonorés en encourageant officiellement la pratique de la torture sur les prisonniers. Ils s'étaient alors appuyés localement sur la communauté chiite, majoritaire, et sur les indépendantistes kurdes, pour démolir le système de pouvoir de Saddam fondé, lui, sur la minorité sunnite et le parti Baas qui dominait l'administration, la police et l'armée. Et voilà qu'aujourd'hui Washington découvre que le grand voisin, l'Iran chiite, utilise ses frères irakiens dans la guerre permanente que le gouvernement des mollahs mène contre les Etats-Unis!?

On est sidéré par cette imprévoyance criminelle. Le président Obama doit se féliciter chaque matin de l'héritage que lui a laissé l'administration républicaine: aucune solution en vue en Palestine, échec déjà patent pour l'OTAN en Afghanistan, chaos en Irak pendant que le reste du monde arabe vit une tourmente sans précédent.

Les conséquences de tant d'irresponsabilité, d'ignorance coupable, nous coûte déjà très cher à nous tous, occidentaux. Mais que le Moyen-Orient connaisse une crise majeure, avec toutes ses répercussions énergétiques, et les implications pourraient être équivalentes à celles causées par un conflit mondial. On ne peut oublier, en effet, que tout cela viendrait s'ajouter au drame de la dette et à ses prolongements économiques et financiers.

Sans vouloir jouer les oiseaux de mauvaise augure, force est de constater qu'aucune éclaircie ne peut être raisonnablement espérée à court ou moyen terme, ne serait-ce que sur l'un des fronts ouverts à l'échelle universelle.

 

Antoine Blanca

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 23:04

Comme ce blog l'a  rapporté en son temps, le PSOE ira à la bataille électorale en 2012 avec un nouveau leader et avec un programme rénauvé. Le successeur de José-Luis Rodriguez Zapatero, son ancien ministre de l'intérieur Alfredo Pérez Rubalcaba, s'est démis de toutes ses fonctions gouvernementales et a commencé d'ores et déjà sa campagne. Selon les observateurs indépendants l'accueil citoyen est positif.

La principale nouveauté réside dans le contenu de son discours.

Sans renier le programme de son parti, il y apporte des changements significatifs qu'il préfère qualifier d'adaptation "à la situation que nous vivons". C'est ainsi qu'il a annoncé la mise à l'étude d'une nouvelle loi électorale destinée à rapprocher davantage les électeurs de leurs élus. Autrement dit, une vraisemblable remise en cause du scrutin de liste par province avec répartition proportionnelle.

Dans son premier grand meeting il s'est employé à jeter les bases d'une politique à la fois volontariste et, en bien de domaines, audacieuse, pour l'emploi.

Pour se donner de nouveaux moyens d'intervention, il imposera, par exemple le système bancaire dont les bénéfices conséquents contrastent avec les terribles difficultés quotidiennes que doit affronter l'Espagnol moyen.

Rubalcaba vaa continuer de définit, de peaufiner son programme de candidat pendant les semaines et les mois qui viennent. Une équipe d'experts est au travail pour aider le nouveau leader du PSOE. A la têt de l'exécutif, Zapatero lui a promis un soutien sans faille.

On note que certaines des revendications exprimées par le mouvement des "indignados" (qu'on appelle en Espagne 15M, pour 15 mai) apparaissent dans les nouvelles propositions. De toute manière le charisme de l'ancien ministre tranche avec la personnalité pâlote, voire falote du chef des conservateurs M.Rajoy dont le "parti populaire" prône un politique ultra libérale qui paraît pourtant avoir touché le fond.

 

Antoine Blanca

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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 17:54

La communauté internationale ne peut ignorer la fragilité de l'indépendance qui vient d'être proclamée par les habitants du sud du Soudan. C'est l'aboutissement d'une guerre atroce avec le pouvoir établi au nord (ex-Soudan anglo-égyptien) et d'un autre conflit, tout aussi sanglant, entre musulmans et chrétiens de la région. 

L'ONU est parvenue à convaincre toutes les parties qu'il n'y avait de solution que dans la paix. Son Conseil de Sécurité et une large majorité des Etats membres ont apporté l'indispensable appui à l'organisation et à toutes les Agences spécialisées pour qu'elles interviennent. Et sur le plan humanitaire, et sur le plan diplomatique.

En arrivant au Secrétariat général en janvier 1989, le néophyte (de haut rang mais néophyte tout de même), que j'étais eut à présider, en guise de bienvenue dans cette planète étrange, concernait le drame que vivait la région aujourd'hui libérée. Autour de la table il y avait les responsables de l'UNICEF, du Programme Alimentaire Mondial et autres institutions onusiennes à vocation humanitaire. Mais celles, comme le PNUD, qui ne pouvaient travailler qu'en accord avec un Etat membre, étaient exclues de facto, impuissantes devant les obligations imposées par la Charte.

Le Secrétaire exécutif de l'UNICEF faisait circuler des photos insoutenables sur le conflit. L'une d'elles m'a marqué à jamais: elle montrait plusieurs dizaines de cadavres, hommes, femmes, enfants, face contre terre et une main tendue vers le puits qu'ils n'avaient pu atteindre. Morts de faim et de soif.

Vingt deux ans et un million de morts après, l'annonce de la proclamation de l'indépendance du Sud Soudan devrait me donner rétrospectivement un sentiment, sinon de victoire, du moins de récompense des longs et pénibles efforts accomplis par l'organisation mondiale.

Je sais pourtant que le temps n'est pas encore aux célébrations. Il y a trop de pétrole dans le sous-sol des terres considérées. On peut cependant espérer que tout le monde fera preuve de bon sens, dans le respect des intérêts de tous, pour que le recours à l'épreuve de force ne vienne pas ensanglanter les premiers pas d'une nouvelle nation.

 

Antoine Blanca

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 19:50

Le dernier remaniement ministériel a été révélateur de l'état de faiblesse dans lequel se trouve le pouvoir sarkozyste.

Une série de replâtages destinés à intimider les centristes, intimidables par nature, quelques ajustements au sein de son propre groupe où une droite extrême s'organise et, surtout, un recul devant la colère menaçante de François Baroin qui a laissé tomber, en la circonstance, son masque de bon gars sympathique, ont mis à nu ses fragilités. Si tout le monde ne quitte pas le navire, c'est que tout le monde est en haute mer, que la tempête menace, et qu'il n'y a de solution que dans la fuite en avant et l'improvisation permanente. On s'efforce, un peu à l'aveuglette, de colmater les brèches.

En fait seul le commandant de bord continue de se vouloir convaincre de sa propre capacité à tenir le cap. Pure illusion, pensent tous les obsevateurs indépendants.

Car les mauvaises nouvelles s'accumulent: chômage en hausse, déficit de la balance du commerce extérieur chaque mois plus angoissant, perspectives de croissance revues à la baisse, participation à des opérations militaires désormais vouées à la stagnation ou à l'échec. Possibilité de dégradation par les agences de notation. Rébellions parlementaires à l'Assemblée et au Sénat où les décisions de l'Elysée sont souvent remises en cause...

Il est loin le temps où le Président emportait des opposants,  réels ou potentiels, dans sa besace. Eric Besson exhibé comme trophée ne sert plus à rien. Peut-être même embarrasse-t-il. Michel Rocard et Jack Lang, n'ayant pas obtenu ce qu'ils souhaitaient, s'avouent aujourd'hui "déçus du sarkozysme". Borloo et autres centristes, décidés ( peut-être?), à prendre leur indépendance partielle...En attendant ils font chanter M.Sarkozy. Avec un certain succès.

Ne nous trompons pas cependant: le personnage est coriace et utilisera tous les subterfuges, tous les coups tordus pour sauver sa peau présidentielle. Il ne s'avouera jamais vaincu. Il croit toujours à son expertise électoraliste, même si les faits ont démontré qu'il s'est trompé sur toute la ligne et que chaque changement de cap, chaque nouvelle tactique imaginée le conduisent à s'enfoncer davantage. 

 

Antoine Blanca

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 13:03

Il y aura donc trois candidats à la primaire du PS. Et quelques figurants souhaitant mettre à profit la circonstance pour exprimer leur différence. Une occasion aussi pour eux de postuler, de manière indirecte, à un poste ministériel après la victoire. Celle-ci sera inévitable si la cohésion idéologique essentielle est préservée jusqu'à la fin.

DSK brûle certainement de participer au débat, une fois surmontée l'épreuve que l'incompétence combinée du procureur et de la police new-yorkaise lui ont fait subir. Il décidera sans doute bientôt de la forme qu'il donnera à son retour à la vie démocratique active de son pays. Un pays qui ne croit pas, dans son ensemble, à la coïncidence entre le dépôt de plainte de Tristane Banon et le retournement de situation, favorable à notre ami, de l'autre côté de l'Atlantique. Comment interpréter la décision de cette journaliste sans notoriété, écrivaine occasionnelle sans lecteurs, de porter une affaire vieille de huit ans devant la justice? Son avocat, le photogénique David Koubbi, est connu pour sa recherche effrénée des caméras. Décidément on veut écarter DSK de la politique à tout prix. Qui? La question reste posée.

DSK n'envisageant plus d'être lui-même candidat, sa contribution personnelle aux campagnes électorales qui s'annoncent est souhaitée par tous les citoyens qui ne veulent pas se décider sans pleine connaissance des problèmes en discussion et des solutions proposées.

Le 13 juillet prochain Martine, François et Ségolène seront sur la ligne de départ de cette primaire sans précédent. Plusieurs millions de citoyens se diraient disposés à y prendre part. C'est dire qu'il faudra une grande force de conviction pour convaincre un électorat d'un nouveau type. 

 

Antoine Blanca

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 09:24

En l'an 2000 le Mexique rompit avec le parti qui l'avait dominé depuis 1929. Cet événement, considérable pour le pays aztèque, était devenu inévitable. Le système PRI (parti révolutionnaire institutionnel) était à bout de souffle. Il s'était usé lui-même de l'intérieur, incapable de renouveler ses hommes et ses habitudes. Le pouvoir faisait eau de tous côtés. Son candidat à la présidence ayant  été assasiné, on le remplaça à la hâte par une personnalité que les électeurs, même s'ils lui donnèrent encore mécaniquement leurs voix, jugèrent falotte et embourgeoisée.

La décadence s'accéléra quand le PRI perdit son équilibre. Une force de gauche sortie de ses rangs, se voulant héritière spirituelle du Président des années trente, Làzaro Càrdenas, se mit à gagner du terrain dans la capitale et dans certains Etats de la Fédération. A droite, le PAN (parti d'action nationale) faisait plus que montrer le bout de son nez. Il ne voulait plus continuer à jouer le rôle de faire-valoir démocratique dans un système dont les portes du pouvoir lui étaient fermées. Ce dernier finit par gagner, sans gloire, en 2000, profitant de la pagaille qui régnait chez ses deux principaux concurrents...et par remettre le couvert six ans plus tard avec Felipe Calderòn, le président actuel.

Seul le parti de gauche (parti révolutionnaire démocratique) n'a jamais gagné au niveau national (fédéral). Et ce n'est pas près d'arriver, après la pantalonnade du candidat PRD, Manuel Lòpez Obrador, qui refusa de reconnaître la victoire du candidat de droite en 2006.

Mais à partir du premier dimanche de 2012 le PRI va rétablir son hégémonie. Ses représentants ont encore gagné haut la main, le 26 juin, trois gouvernorats, dont celui du plus important Etat, celui dela capitale (obtenant 65% des voix).

Il est désormais certain que Enrique Petra Nieto, leader "priiste" sera le prochain Président.

Une sorte de retour à la normalité politique.

 

Antoine Blanca


NB: Depuis 1929, sans exception aucune, une nouvelle personnalité s'installe pour six ans dans le Palais présidentiel. L'élection se fait à la majorité simple avec un seul tour de scrutin. Le PRI a d'ores et déjà la majorité parlementaire qu'il consolidera encore l'année prochaine. La France a longtemps occupé une place privilégiée dans les relations politiques et économiques avec le Mexique. L'histoire se souvient des grands discours prononcés dans la capitale de ce pays par le général De Gaulle et par François Mitterrand. Mais Sarkozy a mis fin à tout cela en supprimant l'année culturelle du Mexique en France par pur caprice.


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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 11:04

Faut-il encore parler des Amériques latines? La région n'est pas à la mode dans les médias. Pour la France, seule l'AFP possède encore quelques bureaux. Chacun d'eux couvre désormais plusieurs pays. Le Monde se donnait des moyens journalistiques importants et de qualité autour de Marcel Niedergang. Pour bien de raisons, notamment économiques, cette situation a pris fin au début des années 1980. On fait appel désormais, outre aux services de l'AFP, à tel ou tel pigiste occasionnel, souvent d'ailleurs talentueux et bien informé. Moi, par exemple, j'ai recours au quotidien espagnol El Pais pour suivre l'actualité de la région.

Voilà sans doute pour quoi la polémique sur la "disparition" momentanée du Président Hugo Chàvez a été si peu commentée en France. Le Venezuela est pourtant un grand pays avec lequel nous entretenons traditionnellement de bonnes relations. Et pas seulement parce qu'il représente une puissance pétrolière considérable. Nos échanges culturels sont, en effet, aussi significatifs.

Malade, Chàvez était allé se soigner à Cuba. Fidel est son ami de coeur et, surtout, la pratique médicale cubaine est l'une des meilleures au monde. Nous savons, aujourd'hui, que le chef bolivarien a subi, avec succès, deux interventions chirurgicales. Un cancer du colon sans doute. Vingt deux jours d'absence ce n'est pas la fin du monde. Surtout pour de si bonnes raisons. Mais le silence médiatique officiel (interrompu deux fois pour une séance de photos avec les frères Castro, puis avec le seul Fidel) avait donné prétexte à la presse de Miami et à l'émigration anti-castriste, d'entamer une campagne sur le thème: "Chàvez se  meurt, Chàvez est mort" destinée à mettre le gouvernement "chaviste" dans l'embarras.

Et l'offensive est partiellement parvenue à ses fins en distillant, durablement je pense, le doute dans les esprits.

Une leçon pour tous les gouvernants et, en particulier pour ceux qui personnalisent (1) à l'excès leur régime: la politique du secret, notamment en matière médicale, n'est pas la bonne. Dire la vérité, publier les bulletins de santé hospitaliers est le meilleur moyen de désamorcer les crises.

Mais cet épisode a mis sutout en évidence la fragilité de l'équipe gouvernementale de Caracas. Président Chàvez, vous êtes entouré de trop de médiocres obséquieux, de trop de chefaillons qui n'ont d'autre titre que celui de faire partie de votre famille ou d'avoir été vos amis d'enfance. Aujourd'hui vous vivez politiquement de la grande popularité dont vous jouissez individuellement auprès des masses populaires.

Cela ne suffira pas en cas de coup dur majeur.

 

Antoine Blanca

(1) Hugo Chàvez a été élu et réelu au suffrage universel; la dernière fois avec 56% des voix. Non seulement les partis d'opposition fonctionnent, mais encore dirigent-ils nombre de régions et de municipalités. Une partie de la grande presse traditionnelle est ouvertement antichaviste.

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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 10:41

DSK s'est vu contraint de quitter la tête du  FMI en conséquence de ses manigances. Le premier parti de France a vécu un traumatisme politique et les projets de nombre de ses ténors ont dû être modifiés à la hâte. Les tabloïds américains, que tout le monde lit avec répugnance, après avoir traîné Dominique dans la boue la plus immonde, ont changé de cible sans que cela leur pose problème. La belle guinéenne a menti, informent-ils, sur toute la ligne: sur son dossier de demande d'asile, sur les conditions dans lesquelles se sont déroulés les événements (peu glorieux de toute manière), du SOFITEL, sur sa vie "misérable de célibataire élevant seule son enfant". Dayly News et New Yok Post écrivent tout cela d'un ton aussi imperturbable que le visage de Buster Keaton. Hier on traitait DSK de pervers ("The perv'", caractères énormes pour accompagner une photo du patron du FMI, hagard). Aujourd'hui on loue la décontraction de ses premières sorties d'homme libre et son bon goût gastronomique. On n'a pas à s'excuser. Ce n'était tout de même pas à la presse-poubelle d'enquêter sur la réalité des faits. L'essentiel est de vendre du papier, et pour vendre, il faut salir.

Sous le poids d'éléments à décharge de plus en plus nombreux, personne n'exclut désormais dans les milieux judiciaires new-yorkais une décision de justice innocentant définitivement notre camarade, sans attendre l'audience du 18 juillet. On saura sans doute bientôt, aussi, quelle sanction frappera le véhément avocat-prédicateur de la défense qui a insulté la vérité pendant vingt minutes sur toutes les radios et télés du monde.

Un souvenir personnel: quelques jours après l'événement du SOFITEL, une amie camerounaise, épouse de l'un de mes meilleurs copains, me confiait: "toutes les femmes africaines de Paris sommes furibardes contre cette bonne guinéenne qui va faire du tort à nous toutes, et même à notre continent". Comme quoi les femmes africaines de notre capitale ont un bon jugement.

 

Antoine Blanca


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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 10:03

Enfin une bonne, très bonne nouvelle nous est arrivée d'Outre-Atlantique. Justice commence à être rendue à notre compatriote et camarade DSK. Nous serons sans doute définitivement édifiés dès le 18 juillet. Ce blog avait réagi en son temps et posé, nous le pensons, les bonnes questions concernant le comportement et l'attitude de la plaignante contre notre illustre et fougeux ami. Nous avons sur un autre plan rendu justice à la brillante gestion de Dominique à la tête du FMI.

Deux choses, d'importance et de signification inégale m'ont perturbé hier 1er juillet:

-- la violente diatribe contre DSK de l'avocat de la femme de chambre, interminable péroraison ordurière à souhait, insultante pour la justice. Comme l'était le ton adopté: la véhémence d'un prédicateur baptiste populiste. J'espère qu'il sera inculpé pour injure à la Cour ou tout autre motif de droit américain.

-- l'empressement douteux d'un petit nombre de socialistes à remettre DSK en course pour la primaire. Même ambigüité inquiétante de la part de François Hollande prêt à tous les compromis pour gagner des voix au mépris des décisions institutionnelles de son Parti.

Seule bonne réponse à tout cela: la parole de DSK lui-même. A lui de faire connaître, sans attendre, ses projets d'avenir à court et à moyen terme.

Honnêtement on ne pourrait comprendre que les échéances arrêtées consensuellement par l'ensemble des socialistes puissent être dépendantes d'un cas individuel, aussi important soit-il. Le Parti de Jaurès ne peut se soumettre aux humeurs de la machine judiciaire de New-York.

 

Antoine Blanca

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 11:29

Plus que réservé sur le principe même de tenir des "primaires ouvertes" pour la désignation de nos candidats (j'utilise le pluriel parce que, une fois le mouvement en marche, on risque d'y recourir pour tous les scrutins électoraux, et cela peut ne pas être triste!), je m'y suis désormais résigné. Et la campagne misérable menée par l'adversaire pour disqualifier le processus m'a même convaincu, par simple réflexe, du "bon choix" fait par les instances régulières du Parti.

Cela étant écrit, je suis curieux de voir comment se passeront les choses. A vrai dire je crois  que les candidats à la candidature eux-mêmes sont aussi peu éclairés que le militant de  base ou que le citoyen de gauche  qui est invité à participer de cette fête démocratique.

Toutes les précautions seront prises, nous le savons, pour réduire au minimum les motifs possibles de contestation. Mais il s'agit malgré tout d'une première, d'une pratique qui n'a pas été rôdée. Les socialistes, depuis la naissance du Parti unifié en 1905, en passant par le dramatique Congrès de Tours (scission communiste, 1920) et le 1er congrès de l'après-guerre (Lyon, 1946), avaient pour règle de désigner des délégués (au niveau départemental, d'abord, puis au plan national) et de leur confier les clés de la démocratie représentative. Plus récemment on a eu recours au vote de tous les militants, sans que l'on imagine la possibilité d'associer (selon quel critère?) les sympathisants. En 2007 il s'était agi d'une carte d'adhérent à prix réduit (20 euros).

Et nous voilà devant l'obstacle à franchir. Il n'y a plus à hésiter. Un peu partout, je le constate, les  scrutateurs sont désignés. Alors que la date limite pour le  dépôt des candidatures n'est pas atteinte. L'enthousiasmee est là.

Les inconnues aussi.

 

Antoine Blanca

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Présentation

  • : Le blog de Antoine Blanca
  • : Blog politique dans le sens le plus étendu:l'auteur a une longue expérience diplomatique (ambassadeur de France à 4 reprises, il a aussi été le plus haut dirigeant de l'ONU après le S.G. En outre, depuis sa jeunesse il a été un socialiste actif et participé à la direction de son mouvement de jeunesse, du Parti et de la FGDS. Pendant plusieurs années il a été directeur de la rédaction de "Communes et régions de France et collaborateur bénévole de quotidiens et revues. Il met aujourd'hui son expér
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