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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 17:22

La France ne peut être indifférente à la guerre de positions que deux pays qui lui sont très proches, l'Algérie et le Maroc, se livrent depuis près de 40 ans au sujet du Sahara Occidental, autrefois colonie espagnole sous le nom de Rio de Oro. Entre les deux Etats nord-africains il y avait eu même une très courte guerre. Depuis, le Maroc occupe la majeure partie du territoire que le Polisario, activement soutenu par les Algériens, revendique avec le soutien de nombreux membres de l'ONU. Cette dernière avait cru pouvoir résoudre le conflit en obtenant mandat du Conseil de Sécurité d'organiser un référendum sur l'indépendance. Encore fallait-il déterminer quels seraient les électeurs. Après s'être épuisée à établir une liste, toujours inachevée parce qu'inachevable, l'ONU est toujours à la recherche d'une solution politique, un compromis.

A mon avis, c'est mission impossible. Les Marocains considérant que cette partie du Sahara leur appartient historiquement. Quand le Polisario, et ses soutiens, continuent d'affirmer qu'une nation nouvelle s'est constituée. Un colloque organisé par une ONG, à Dakhla (ville du Sahara Occidental sous contrôle de Rabat) a ravivé la crise. Le roi du Maroc en a profité pour annoncer la création d'un territoire autonome partie intégrante du royaume chérifien. Fureur du Polisario et des Algériens.

La situation est bloquée. Pour la monarchie de Rabat, c'est une question de vie ou de mort, car le régime, dont l'armée est toujours objet de vigilance, joue son existence. Hassan II, après avoir failli perdre la vie et le trône à deux reprises, avait unifié le pays derrière lui en prenant la tête d'une immense "marche verte" pour soutenir sa revendication sur cette partie du Sahara. L'ONU avoue désormais, en privé, son impuissance, et ses 'hauts représentants' se succèdent sans résultat. En territoire algérien les campements de réfugiés vivent, sur le sable et sous les tentes, de l'assistance internationale.
Et le Maroc et l'Algérie n'ont toujours pas de relations diplomatiques...

Quant à nous, Français, amis de toutes les parties au conflit, nous ne pouvons "qu'observer" avec désolation. En faisant mille efforts pour que cela ne finisse pas par dégénérer gravement.

Antoine Blanca

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 10:59

Mon père, en bon rouge espagnol, réfugié politique, se levait tôt le 1er mai. Comme tous les autres jours. Sauf que ce jour là il secouait ma torpeur par le cri ouvrier traditionnel "! Viva el primero de mayo!" Dans la foulée il chantait, fort et faux, le répertoire presque complet des chants républicains et révolutionnaires. Pour mon éducation militante, il n'oubliait pas les versions anarchiste et marxiste de "La Varsovienne", tout comme, pour "l'Internationale", celles socialiste et communiste. La guerre pour la défense de la république avait, elle, son propre folklore aussi riche que la poésie populaire espagnole. Cela m'aida beaucoup à perfectionner mon castillan...

Je connais toujours les paroles de tous ces chants, et il m'arrive d'avoir la voix nouée par l'émotion et d'essuyer une larme quand je les entonne. Nostalgie. Mon père m'avait écrit, beaucoup plus tard, quand je manifestais une foi révolutionnaire quelque peu exaltée: "le passé ne doit pas prendre le pas sur la réalité du présent, la saveur de la nostalgie ne doit pas primer sur l'impératif de révision et d'adaptation". Je reprends volontiers à mon compte ce conseil. Il est la traduction du message de Jaurès à la jeunesse: "il fait aller à l'idéal et comprendre le réel". Grâce à un volontarisme réformiste nous vivons, en France, dans une société ouverte aux conquêtes progressistes. Et si l'on peut chanter avec fierté: "debout les damnés de la terre, debout les forçats de la faim", nous savons tous que cet appel ne nous concerne plus, du moins au sens littéral. Les hommes et les femmes de gauche se battent pour leurs idées dans un monde qui, certes, n'a pas encore construit le socialisme en liberté, mais qui a ouvert des brèches importantes dans un capitalisme dominant. C'est en tout cas le cas de la France.

Je soutiens, pour ma part, la démarche de François Hollande et de Manuel Valls, tout en faisant valoir mon droit à la critique et à la contre-proposition. Et je chanterai, par fidélité et par nostalgie, les chansons que m'a apprises mon père. En ce 1er mai où les incertitudes ne parviendront pas à vaincre nos convictions et notre besoin justifié d'espoir.

Antoine Blanca

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 11:41

Les élections législatives seront célébrées au Royaume-Uni jeudi 7 mai. Je crois utile d'informer mes amis lecteurs de la possible victoire des travaillistes que dirige Ed Miliband. Chef du Labour depuis 2010, son succès, désormais très envisageable, changerait la donne politique à Bruxelles. En effet, cet homme jeune et sérieux (lisez manquant de charisme) est, à l'image de son parti, partisan de l'Europe unie et ne serait pas opposé à étudier la possibilité de rentrer dans la zone euro. Un 'Premier' social-démocrate effectuerait des changements significatifs dans le domaine social en mettant fin à la politique d'austérité à tout prix de la droite.

Mais prenons garde à donner cours à un enthousiasme prématuré: même dans en cas de victoire de la gauche, elle serait relative. Le dernier sondage attribue 35% de voix au Labour, contre 33% aux conservateurs de Cameron. Chacun sait que la pratique électorale britannique diffère de la nôtre. Un seul tour de scrutin, et victoire allant au candidat arrivé en tête, même s'il ne réunit que, disons, 20% des voix. En tout cas pour gouverner, Ed Miliband devra chercher des alliés aux Communes. Il a déjà exclu tout accord avec le parti nationaliste écossais ( qui devrait peser au moins 50 députés), mais se montrerait ouvert à une négociation avec le libéraux-démocrates (jusqu'ici alliés des tories). Ces derniers vont certainement perdre la moitié de leurs élus, s'étant brûlé les ailes en pactisant avec Cameron. Les travaillistes regardent aussi du côté des verts (pronostic: 8% des voix).

Une victoire travailliste enterrerait le projet de la droite d'organiser un référendum avec, pour option essentielle, la sortie de l'Union européenne.

Antoine Blanca

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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 11:41

Marek Halter, un écrivain francophone, juif, vient de publier un roman bien documenté sur Mahomet, l'homme et sa famille, l'Arabie du VIIe siècle, celle des villes et celle du désert de pierres et de sables. Au moment où la prédication islamique fait l'objet de manipulations barbares, il me paraît judicieux que, croyants ou libres de tout dogme, cherchions à séparer vérité historique de mensonges criminels.

Mahomet prêchait, avant tout, comme messager d'un dieu unique, et le combat contre les idolâtres qui étaient alors maîtres de La Mecque. C'est pour quoi ses fidèles répètent inlassablement: "il n'est de dieu que Dieu". Sa vie n'était pas facile dans cette ville où presque toutes les familles notables, y compris celles de trois de ses gendres, vénéraient la déesse patronne de cette cité. Elles tentèrent de le faire assassiner et l'obligèrent à "s'exiler", avec sa poignée d'inconditionnels, à Médine. C'est dire que ses prêches, qu'il pratiquait le plus souvent assis sur un banc de pierre, à l'entrée de la Ka'bâ, étaient perçues comme une menace par les puissants et leur système de pouvoir. Sa force était la parole, qu'il affirmait être message divin. Son djihad consistait à persuader ceux qui venaient dialoguer avec lui, que la guerre sainte était celle que le Bien livrait au Mal, à l'intérieur de chacun de nous.

Le retournement de situation vint quand les chefs bédouins, leurs tribus du désert, lui apportèrent leur soutien. Quant aux tribus juives, lors de la fuite du prophète à Médine (l'Hégire, 622), elles commencèrent par donner refuge à celui qui, comme elles, croyait en un dieu unique et se référait à la Bible.

A sa mort en 632, Mahomet n'était pas encore parvenu à rassembler, autour de sa foi, tous les Arabes. Ni à garantir la pérennité de son message religieux. La création du Califat, qui se voulait force spirituelle et militaire d'une religion qui commençait déjà à se répandre massivement en Asie et en Afrique, et n'allait pas tarder à débarquer en Europe*, ne fut reconnue par tous les fidèles qu'un temps bien court. Individuellement chaque musulman est donc libre d'interpréter le message transmis par le prophète, pour autant qu'il se conforme aux cinq piliers de l'Islam. La version définitive du Coran a été finalisée par le IIIe Califat, et 4.000 des 40.000 hadiths (témoignages, directs ou non, des paroles du Prophète par ceux qui les avaient entendues) ont été reconnus. Ensemble, Coran et Hadiths constituent les seuls textes sacrés de référence. Aux croyants de les interpréter**.

Fatima, héroïne du livre de Marek Halter, était l'une des filles de Mahomet, la seule à avoir prise une part active à son combat. En son temps une sorte d'héroïne du féminisme compatible avec l'Islam.

Antoine Blanca

* L'Emir arabo-berbère Tarik débarque en Espagne en 711.
** Un musulman est libre de consulter un docteur de la foi (ouléma) ou un maître d'une université islamique s'il est dans le doute.
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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 16:54

Pour des hommes de ma génération, en particulier, la visite d'un ministre de notre gouvernement en Algérie, à l'occasion du 70e anniversaire des événements du 8 mai 45 dans le Constantinois, va panser bien de blessures. Ce geste en tout cas va sceller la réconciliation définitive entre deux pays qui ont une partie, particulièrement douloureuse, de leur histoire en commun. Le maire Bertrand Delanoë avait ouvert la voie en saluant la mémoire des victimes de l'horrible répression policière du 17 octobre 1961 à Paris, en honorant Maurice Audin, le prof communiste français mort sous la torture, et en donnant le nom de l'Emir Abdelkader à une place proche de la grande mosquée, dans le 5e arrondissement. Mais le président Hollande vient de prendre une décision politique d'une grande portée: elle rectifie notre histoire officielle en reconnaissant la responsabilité de la France dans le massacre d'Algériens qui suivirent le meurtre du porte-drapeau des Scouts musulmans de Sétif au cours du défilé qui prétendait célébrer la Victoire alliée. Au cours du soulèvement populaire que ce crime provoqua,109 français perdirent la vie et des atrocités furent commises dans des fermes isolées. Dans la population européenne la panique fut intense. Et entre 15000 et 45000 musulmans (selon les sources) périrent sous les balles de militaires, de gendarmes et de colons armés*.

La décision historique de la France va consolider encore une relation déjà étroite entre nos deux pays, en particulier depuis que leurs armées respectives coordonnent leurs efforts pour combattre un ennemi commun en Afrique: les terroristes islamistes d'AQMI. Nous n'en doutons pas: la nouvelle qualité de cette amitié sera bénéfique pour toutes les parties concernées.

Antoine Blanca

* les massacres se situèrent principalement dans les arrondissements de Sétif, Guelma, Souk-Ahras et Khératra. Une vague d'arrestations fut déclenchée dans toute l'Algérie visant des personnes soupçonnées de sympathies nationalistes.
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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 10:58

Deux raisons font de la dernière élection présidentielle au Nigeria un événement de portée mondiale:

- parce que ce pays est le plus peuplé et, potentiellement, le plus riche du continent africain,

- parce que le président élu, le général Muhammadu Buhari, paraît bien décidé à réorganiser une nation désarticulée. Et, dans l'urgence absolue, donner vie à une armée jusqu'ici sans volonté et sans âme.

Le Nigeria est une mosaïque d'ethnies, de langues et dialectes livrée à la corruption, affaiblie par une distribution inégale des richesses, notamment pétrolières, ayant un fonctionnement administratif chaotique. Jusqu'aux premiers crimes de masse commis par Boko Haram ( l'occident est un péché) l'opinion publique internationale se montrait fataliste. Les compagnies pétrolières, les entreprises d'import-export, les banques comme le reste de l'univers financier, s'accommodaient d'une telle situation. Peut-être même que ces gens-là y trouvaient aisément leur compte. Le gouvernement sortant (et battu, une grande première) du président chrétien Goodluck Jonathan semblait incapable de réagir contre la désagrégation de l'Etat fédéral. C'était au point que, pour lutter contre la barbarie, on avait dû faire appel aux forces armées de pays voisins (Cameroun, Tchad, Niger).

Heureusement, déjouant les pronostics pessimistes de la presse et de l'ONU, l'élection présidentielle s'est déroulée sans gros incident (en dépit de l'expérimentation du vote électronique) et son résultat a été immédiatement accepté par le sortant vaincu. Pour ma part, j'ai eu du mal à croire, dans un premier temps, à la réalité d'un tel événement. Il nous faut certes, maintenant, attendre les résultats que produira le gouvernement Buhari, lequel ne s'installera qu'au début de l'été. Mais nous avons plein de bonnes raisons d'espérer que ce sera le début d'un retournement positif de situation. Au Nigeria, certes, mais aussi dans tout le reste du continent.

Antoine Blanca

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 19:18

Le 14 avril 1931, on célébrait en Espagne des élections municipales. Le pays sortait à peine de la dictature militaro-cléricale du général Primo de Rivera. Le roi Alphonse XIII avait finalement été contraint, sous la pression de l'opinion, de le renvoyer à sa caserne. Mais il avait sévi 7 ans. Et cela laissait des traces dans la société...

Chacun savait que, si les caciques encore imposer leur loi dans quelques milliers de petites communes, le vote serait vraiment secret et sincère dans les villes. Le dépouillement n'était pas terminé que des foules en liesse envahissaient les rues et les places de Madrid, de Barcelone, de Valence et de toutes les capitales de province: les listes de coalition des républicains et des socialistes l'emportaient partout...ou presque. En tout cas dans 49 d'entre elles. Sur 50. Le Bourbon fit ses bagages et se réfugia au Portugal. L'Espagne, débordante de bonheur, proclamait la République.

Le bonheur fut de courte durée. Les électeurs ne se montrèrent pas fidèles dans des législatives intermédiaires. En octobre 1934 les mineurs des Asturies transformèrent une grève générale en grève révolutionnaire. Ils firent parler les armes, prirent le contrôle de presque toute la province. Le chef du gouvernement, l'ultra réactionnaire Gil Robles, envoya l'armée en mission de "pacification". A la tête du corps expéditionnaire, un certain général Franco fit place nette. Albert Camus écrivit 'Révolte dans les Asturies'...Nous connaissons la suite. Le Front populaire en 36, la guerre populaire pour défendre la République. La défaite après 3 ans d'une guerre annonciatrice de bien de massacres en Europe et dans le reste du monde.

L'Espagne, elle, même si, après la mort du Généralissime, a retrouvé la démocratie, porte toujours des cicatrices de 36 ans de dictature fasciste. Gardons vive la mémoire de ce qui se passa un 14 avril quand des masses pacifiques criaient "Vive la République" en brandissant des drapeaux tricolores...

Antoine Blanca

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 14:45

Lorsqu'en 1961 la Révolution cubaine vit toutes les portes de la région Amérique se fermer à leur pays et à son peuple, son gouvernement se trouva mis devant un choix extrême: se soumettre à l'Oncle Sam, ou se battre pour la vie, avec tous les moyens à sa portée. C'était le temps où on découvrait les non-alignés, où l'Afrique s'émancipait par la négociation ou par les armes. Le 'Comandante' Ché Guevara choisit sa voie: celle du "foquisme", des foyers révolutionnaires, des "Sierra Maestra" partout où des maquisards étaient prêts au combat. Fidel lui apporta son aide. Mais se garda bien d'exposer Cuba au sacrifice. Chef d'un Etat agressé de toutes parts, il lui fallait trouver un grand allié économique, commercial, militaire. Seule l'URSS répondait à ce critère. C'est ainsi que La Havane entra dans la guerre froide. Il y allait de son existence et de son indépendance. A partir de 1965 la révolution cubaine décida de tout mettre en oeuvre pour convaincre Moscou de son adhésion sincère au bolchévisme le plus orthodoxe. L'ombre de Lénine derrière chaque monument à José Marty. Même si le 1er Congrès du PCC ne fut célébré que dix ans après, en 75. J'y ai assisté avec une délégation du PS.

L'histoire retiendra que la révolution cubaine, le dos au mur depuis la fin de l'URSS, a survécu, avec persévérance et ingéniosité, à une guerre impitoyable que lui a livré la première puissance universelle. Comme toutes les espèces menacées, elle s'est montrée assez solide pour s'adapter à son nouvel environnement. Washington a fini par reconnaître cette force de résistance, tout comme l'avaient déjà fait les fils de l'émigration cubaine en Floride. Et la totalité des nations du continent, Canada inclus. Raùl Castro et Barack Obama ont décidé d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre deux pays si proches. Et pas seulement du fait de la géographie...Par le base-ball aussi. Et là, on peut parler carrément d'héroïsme...

Antoine Blanca

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 15:51

Il me paraît inutile désormais de faire de longs discours pour démasquer le FN et ce que cache son voile bleu marine. Confondu par l'énormité de ses contradictions, le parti d'extrême-droite se démasque tout seul. Avide de reconnaissance institutionnelle Marine Le Pen voulait le beurre et l'argent du beurre, la dignité démocratique et l'indignité de son héritage. Elle prétendait jouer insidieusement avec les thèmes dégradants tels que islamophobie, xénophobie, apologie du pétainisme et anti-sémitisme rampant, tout en préparant son installation dans les meubles et les salons de la République. A l'en croire elle vénérerait comme personne les fondements de notre démocratie Liberté, Egalité, Fraternité. Elle se réfère plusieurs fois par jour à la Laïcité, feignant d'ignorer ce que ce thème fondateur de notre démocratie implique de tolérance et de respect de l'autre. Elle joue cyniquement avec toutes les peurs qui assiègent notre société, parfois déboussolée par la crise, la cruauté de certains moeurs politiciens, et les manipulations de ceux des médias qui préfèrent le slogan à l'explication.

Ses ambigüités commençaient pourtant à payer. A payer de plus en plus gros. L'horizon de Mme Bleu-marine ne s'arrêtait, désormais, qu'aux portes de l'Elysée. Mais voilà que le père-fondateur, qui rongeait son frein depuis des mois, a entrepris de fracasser les jouets de sa petite blonde. "Assez joué les enfants sages! Reviens à tes études et relis tes livres de classe! Que t'ai-je appris?!"

Jean-Marie, par son interview à Rivarol, reprend la main. Et siffle la fin de la récré. Cela signifie qu'un pan du FN est en train de se fissurer. Et cela va fait mal, de manière inévitable, à l'entreprise "marinienne" qui visait à donner à la Cheftaine un visage de respectabilité. La reine ne tardera pas à être nue...Indigne, ce papa...

Antoine Blanca

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 17:29

L'accord international conclu à Lausanne va rassurer la communauté internationale. Mais il va aussi, surtout peut-être, ouvrir des portes à la partie, que je crois majoritaire, du peuple iranien qui aspire à desserrer le carcan du régime des mollahs. A Téhéran c'est dans la rue et sur les places que, spontanément, les habitants de la capitale ont célébré l'issue positive des discussions. Qui n'ont pas été faciles.

Les vainqueurs, côté iranien, sont les libéraux qui avaient été plébiscités par la dernière consultation...dans l'espace de démocratie limitée imposée par le régime religieux. Les vaincus, le clan de la ligne réactionnaire incarnée par Ahmadinejad qui, sous couvert d'anti-impérialisme primaire, voulait ramener son pays, et ses gens, plus lointain Moyen-Age.

Côté occidental doivent être salués les hommes f'Etat clairvoyants qui, ayant pressenti qu'un nouveau conflit, dans cette partie explosive du monde, aurait fait courir un risque majeur à la paix et à la sécurité globales. Un signe très fort car l'Iran est une grande puissance régionale qui se met à chercher l'apaisement dans la tempête.

Les grands perdants sont Nétanyahou et la droite dure américaine. Les va-t-en guerre somme toute, dont on peut toujours attendre le pire.

A Lausanne on est peut-être parvenu à éteindre un feu qui menaçait la maison Monde.

Antoine Blanca

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Présentation

  • : Le blog de Antoine Blanca
  • : Blog politique dans le sens le plus étendu:l'auteur a une longue expérience diplomatique (ambassadeur de France à 4 reprises, il a aussi été le plus haut dirigeant de l'ONU après le S.G. En outre, depuis sa jeunesse il a été un socialiste actif et participé à la direction de son mouvement de jeunesse, du Parti et de la FGDS. Pendant plusieurs années il a été directeur de la rédaction de "Communes et régions de France et collaborateur bénévole de quotidiens et revues. Il met aujourd'hui son expér
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