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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 10:41

Depuis mon enfance j'ai pris l'habitude de souhaiter une bonne fête de l'Aïd aux Algériens et aux Musulmans que je connais. Cette fête qui célèbre la fin du jeûne (pour ceux qui le pratiquent), est avant tout un moment de convivialité et de paix. Les Arabes se saluent en disant 'salam', ce qui veut dire paix. Mais le monde arabo-musulman n'a pas eu souvent, dans son histoire récente, de vivre la fête en paix.

Les Algériens vont pouvoir, cette année, vivre ce 28 juillet en famille et entre amis. Ce sera vrai aussi pour ses deux proches voisins que sont le Maroc et la Tunisie. Ce dernier pays a fini par l'emporter de haute lutte sur les forces de l'obscurantisme. Quant à l'Algérie elle aura vécu deux guerres de près de huit ans chacune au cours des décennies passées. Son peuple mérite bien le repos. Il attendra un peu avant de pleurer de nouveau des larmes d'impuissance devant ce qui se passe dans des pays qu'ils qualifient de 'frères'. L'horreur frappe la Libye, précisément à Benghazi et à Tripoli, la Syrie et l'Irak. Le plus angoissant étant la conquête de territoires par les djihadistes de l'EILL.

Conquête de territoire et des puits de pétrole qui vont avec.

Antoine Blanca

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 10:44

Le Hamas joue les jusqu'au-boutistes. Netanyahou exécute la politique voulue par les sionistes extrémistes. Il y a comme une convergence objective entre Tel-Aviv et le Hamas. Les victimes sont: 1) dans l'immédiat des centaines de civils gazaouis et d'immeubles d'habitation ruinés, 2) à plus long terme toute la Palestine, dont la totalité de la Cisjordanie. Car il s'agit de réaliser le Grand Israël. Que dira l'ONU, comment réagira la communauté internationale? Netanyahou s'en soucie peu. Depuis longtemps il faut le dire: la colonisation de pans entiers de la Palestine, l'annexion de fait de Jérusalem Est sont partie d'une même politique expansionniste. Progressive mais imparable. Il s'agit à présent de l'accélérer.

La loi internationale dont l'ONU est garante ne cesse d'être bafouée par un Etat auquel son Assemblée Générale a pourtant donné naissance. Les grands pays occidentaux se contentent de froncer parfois les sourcils. Les pays arabes ont d'autres préoccupations.

Nous nous éloignons, sans espoir de retour, de la politique préconisée par l'ONU, et souhaitée par la France, de la fondation d'un Etat palestinien légitime avec lequel dialoguer pour l'établissement d'une paix durable et juste dans la région.

Au fait, que deviennent dans tout ça les 20% d'Arabes (chrétiens souvent) qui ont la nationalité israélienne? Citoyens de seconde zone, marginalisés, suspectés, dans un Etat devenu confessionnel?

Antoine Blanca

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 11:00

Il est naturel que de nombreux français soient indignés par les moyens utilisés par l'Etat israélien pour mettre le Hamas à genoux. Ce dernier mouvement ne m'est pas sympathique. Il paraît tout faire pour alimenter l'extrémisme en Israël, pour embarrasser l'Autorité de Ramallah, pour désespérer la communauté internationale qui veut un Etat palestinien capable de dialoguer sans complexe avec Tel Aviv avec l'aide de l'ONU.

Mais il y a une bonne dose d'injustice à critiquer l'interdiction, à Paris seulement et après avoir été dûment autorisée à y procéder, par la Préfecture de police, de la manif du 19 juillet. C'est en effet oublier qu'une semaine plus tôt une manif semblable avait dégénéré, que des gros bras d'une organisation juive extrême et des casseurs issus de la manif s'étaient violemment opposés, transportant ainsi sur le terrain parisien la guerre de Gaza. Comment ne pas souligner que les seuls blessés, une dizaine, avaient été des membres des forces de l'ordre.

C'est assez dire que les violents, des deux côtés, étaient venus avant tout pour casser du flic.

On peut estimer, le 19 au soir, que l'interdiction n'a pas eu les effets escomptés par les décideurs. La manif non autorisée a réuni 5000 personnes, les violents se sont, une fois de plus, donnés à coeur joie. Et qu'une vingtaine de policiers ont été blessés, conséquence des attaques à coups de pierre et de tessons de bouteille.

Mais il demeure que les autorités de la République ont le devoir de préserver à la fois le droit à manifester et la paix publique. Le tout est de savoir quel est le meilleur moyen de procéder pour mettre les casseurs hors d'état de nuire.

Antoine Blanca

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 11:49

Quand un vote de l'Assemblée Générale de l'ONU donna naissance à Israël, tous les royaumes arabes déclarèrent immédiatement la guerre au nouvel état. Après leur défaite le regard et la colère des peuples se porta exclusivement sur la Palestine, seule cause susceptible de les unir. Des monarchies tombèrent, des républiques nationalistes virent le jour comme en Egypte. Mais le mot d'ordre unique demeurait: "libérez la Palestine".

Rien de tout cela aujourd'hui. Ce qui se passe ou va se passer en Israël, Gaza, Cisjordanie ne fait pas bouger un muscle sur le visage d'un Saoud gardien des Lieux Saints.

C'est que l'EILL a bouleversé la donne et qu'un certain Abou Bakr el Bagdadi a osé se proclamer calife. Si les musulmans arabes sont perplexes c'est que leurs chefs se sont conduits comme des pompiers pyromanes. Pour tenter d'abattre l'alaouite Bachar el Assad en Syrie et le chiite al Maliki en Irak, les royaumes du Golfe n'ont pas lésiné sur les moyens donnés aux djihadistes sunnites. Mais l'inattendu s'est produit: le chef de guerre s'est proclamé chef des Croyants. Il est en outre en passe de conquérir un territoire...Avec les puits de pétrole qui vont avec...Alors ces milliardaires confits dans l'or noir ont perdu leur nord. Ou plutôt l'Est sur le chemin de La Mecque. Le drame palestinien est abandonné aux bons soins de l'ONU et des Occidentaux.

Antoine Blanca

Antoine Blanca

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 11:04

Pour le cas où la nouvelle vous aurait échappé: les grands pays émergents (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), ont décidé de créer une grande banque de développement échappant au contrôle, de facto, des Etats-Unis via leurs succursales FMI et Banque mondiale. Un capital de 50 milliards de dollars, avec un fonds de réserve de 100 milliards vont être mis en place. Les chefs d'Etat de la BRICS ont annoncé leur décision à Fortaleza (Brésil), où ils célébraient leur réunion annuelle.

Dilma Rousseff a aussitôt convié les membres de la Communauté de l'Amérique latine et des Caraïbes à se se joindre à leurs collègues de la BRICS. D'ores et déjà la Colombie, le Venezuela, l'Equateur, le Chili, l'Uruguay et le Pérou ont répondu favorablement. La présidente argentine, elle, est déjà à Fortaleza pour appeler au secours: son pays se trouve dans une situation économique et monétaire angoissante.

Il n'est pas certain que la nouvelle banque en projet donne priorité à ce dernier cas. L'Argentine est surtout victime d'une politique brouillonne, souvent irresponsable. Dispenser des soins intensifs aux suicidés ne sera pas la mission première de la nouvelle banque.

Ce qui est en train d'être mis en place est considérable. L'élément déclencheur de cette décision aura été la sentence de la justice américaine donnant raison aux fonds vautours contre les Etats.

Antoine Blanca

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 12:27

Le secrétaire général Pérez Rubalcaba, a décidé de partir* et de convoquer un congrès (qui se tiendra les 26 et 27 juillet à Madrid). Il n'y aurait là rien d'extraordinaire si le mode de désignation du nouveau secrétaire général n'avait changé du tout au tout. A l'instar du Parti démocrate italien et de notre PS leurs camarades espagnols ont adopté le principe de primaires ouvertes. Le résultat du vote (27 et 28 juin) a été surprenant. Un professeur universitaire d'économie de 42 ans a balayé tous les prétendants réputés bien implantés dans le parti. Le futur patron du PSOE s'appelle Pedro Sànchez, madrilène et député depuis peu (les législatives ont lieu au scrutin de liste, à la proportionnelle, et il a remplacé, suivant sur la liste, un député qui a souhaité se démettre de sa fonction). On avait eu auparavant un premier signe de volonté de changement radical des électeurs puisque sa candidature était appuyé par 40.000 signatures certifiées.

Les délégués au congrès auront le dernier mot à la fin de ce mois. Mais personne ne doute qu'ils confirmeront le choix de leur électorat. Restera à élire le Bureau exécutif (comision ejecutiva) qui va obliger Pedro Sànchez à faire des choix politiques, à conclure des alliances. S'il était peu connu du grand public et ignoré par la presse, Pedro Sànchez n'est pas moins un militant expérimenté. Socialiste dès l'âge de 20 ans, enfant de père et mère membres du PSOE, il est l'auteur d'un ouvrage important sur les spécificités de l'économie espagnole. Il a aussi une excellente expérience onusienne, ayant été fonctionnaire de l'ONU sur des terrains très difficiles.

Bref, le PSOE a choisi le renouvellement, la jeunesse. Avec une petite dose d'inconnu...

Antoine Blanca

* Pérez Rubalcaba avait succédé à José Luis Rodriguez Zapatero, ancien chef du gouvernement. Rubalcaba savait son sort lié aux élections européennes. Le résultat ayant été décevant il en a tiré une conclusion logique. Note sportive: avec l'arrivée de Pedro Sànchez, un supporteur de l'Atletico de Madrid sera pour la première fois à la tête du PSOE. Tous ses prédécesseurs soutenaient le Real Madrid. Encore le changement...
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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 11:06

La France demeure présente militairement au Mali, mais son intervention adapte ses priorités aux réalités du terrain. L'opération Serval va bientôt laisser place à l'opération Barkhane.

Pour quelles raisons?

Il convient d'abord de souligner la réussite fondamentale de l'opération Serval. Avec ses alliés africains l'armée française a arrêté les terroristes d'AQMI qui prétendaient, lourdement armés et transportés, s'emparer d'une partie du Mali, voire de la totalité de ce vaste pays de l'ouest africain, à partir de leurs bases dans le nord du pays. Cet esprit de conquête territoriale par des organisations islamistes radicales préfigurait ce qui arrive aujourd'hui en Irak et dans l'est de la Syrie. Un changement qui mérite d'être souligné.

Les organisations dites djihadistes ne portent pas le même sigle, mais les unes et les autres ont dépassé Al Qaïda. Elles ont militarisé des unités de guerre de musulmans fanatisés par une doctrine et une pratique religieuse qui n'a rien à voir avec la prédication de Mahomet et des hadiths. Au Mali AQMI entendait mettre à profit le vide politique prévalant alors à Bamako. En Irak Abou Bakr al Bagdadi et ses troupes ont tiré avantage du désarroi des sunnites qui se sentaient opprimés par un pouvoir chiite autoritaire.

Si la nature de l'opération au Mali (et son nom), vont changer, c'est que l'opération Serval a atteint ses objectifs essentiels. Ce pays a été sauvé, des élections législatives et présidentielle libres ont mis en place un gouvernement et un parlement légitimes. AQMI a été vaincu en subissant de lourdes pertes. Mais les Maliens nous ont demandé avec insistance de ne pas partir. L'opération Barkhane diffère de Serval en ce sens que nous avons à traiter avec un président malien reconnu internationalement, et que son armée éprouve de grosses difficultés à traiter pacifiquement avec les minorités touaregs et à lutter efficacement contre les fréquentes incursions d'AQMI, à partir de la Libye et du Niger. Grâce à la clairvoyance et à la rapidité de sa prise de décision au moment le plus critique, l'image de notre pays s'est renforcée en Afrique et a gagné le respect du reste du monde.

Antoine Blanca

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 12:12

L'UMP va-t-elle survivre en tant que formation politique? Je serais tenté de répondre: cela importe peu, puisque la droite, que ce parti est censé incarner, continuera de se bien porter. Je m'explique: il est vraisemblable que certains de ses ténors sortiront affaiblis, voire liquidés par l'épreuve. Ce sont eux qui seront, individuellement, touchés. Pas le conservatisme.

Combien de partis, sous de sigles différents, ont été porteurs des idées de la droite depuis la Libération? Ils sont innombrables, même si le plus souvent, ils ont été divisés au gré des ambitions présidentielles de leurs leaders (Ex: Giscard et Chirac). Aujourd'hui même l'UMP n'est que le parti dominant du conservatisme. L'UDI et le MODEM tentent d'apparaître comme des concurrents. Sans parvenir, il est vrai, à convaincre les électeurs de leur prétendue originalité.

Ce qui est vraiment nouveau, depuis l'apparition du sarkozysme, c'est la démystification du mot 'droite'. L'appartenance à cette idéologie est aujourd'hui fièrement revendiquée, ce qui n'était pas le cas, pour ne pas aller trop loin dans l'histoire moderne, du Centre, des républicains indépendants et du RPR. Pour ne pas parler des belles années du gaullisme historique. Longtemps leur référence préférée était le social. Désormais un électeur UMP ou UDI n'hésite pas à se revendiquer comme homme de droite. Ou à se dissimuler derrière l'ambigüité du libéralisme.

Si l'UMP sombre dans ce qui paraît être un naufrage de l'appareil, les personnalités de droite qui survivront et celles qui surgiront fonderont immédiatement un nouveau parti, sous un nouveau sigle. Dans les faits, en dépit des vicissitudes et des scissions, il ne restera que deux grandes forces: la gauche et la droite. Quant aux trépidants 'écologistes', ils seront contraints de choisir, sur le chemin de leurs ambitions individuelles, entre l'une et l'autre.

Antoine Blanca

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 11:08

Souvent les amis des Amériques latines ont mis en avant l'optimisme naturel des Brésiliens. On ne va pas tarder à en avoir confirmation. Pour les casseurs de certains faubourgs de Sao Paulo, comme pour les contestataires du coût du 'Mondial', nous savons déjà que les réactions seront limitées.

Reste les éventuelles conséquences sur les élections dont le premier tour aura lieu le 5 octobre. La présidence est en jeu et Dilma Rousseff va solliciter un deuxième mandat de 4 ans*. Pour le moment tout se présente bien: avec 38% d'intentions de vote, elle arriverait très largement en tête. Elle a dit et redit qu'elle ne liait pas son sort, pour le meilleur comme pour le pire, aux performances ou contre-performances de l'équipe nationale de foot.

Il est parfaitement idiot de critiquer le pouvoir pour le coût élevé de l'organisation de l'événement. Le Brésil est assez grand pour se payer en même temps de beaux stades, des infrastructures pour y accéder et...des écoles neuves, l'accès à l'eau courante et à l'énergie électrique pour tous, favelas incluses. Le Parti des Travailleurs au pouvoir depuis 12 ans (2 mandats de Lula et un de Dilma) a aussi réduit de 70% le taux de pauvreté. Celle-ci serait totalement dominée si la sortante est réélue.

Ami du Brésil, tel est mon souhait.

Antoine Blanca

* La loi électorale autorise deux mandats (de 4 ans) présidentiels consécutifs.
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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 10:36

Dans un pays de liberté comme la France, la volonté de dialoguer devrait être la règle commune. Le gouvernement Valls est exemplaire par son esprit d'ouverture et d'écoute. Tel n'est pas le cas des organisations patronales, MEDEF en tête, qui ont pratiqué le chantage préalable. Il en va de même pour les confédérations CGT et FO. Comportement suivi, il fallait s'y attendre, par le conglomérat UNSA.

C'est lamentable. Dialoguer n'est pas céder. Mais pratiquer la politique de la chaise vide est une attitude irresponsable si l'on souhaite contribuer à remettre notre pays sur les rails du plein emploi, de la croissance et de la réduction de la dette.

En vérité le réformisme de l'exécutif se heurte à la double sclérose mentale du patronat et à celle de certains syndicats. Il s'agit pour eux de dissimuler, aux yeux de l'opinion, leur incapacité à vivre dans leur temps, à assumer les changements qui se sont produits en Europe et, au-delà, dans le monde. L'exemple de la CGT est, à cet égard, représentatif de cette dérive. Ayant perdu l'essentiel de sa substance, elle regarde vers le passé et se raccroche à un semblant de vie en attisant des conflits ultra minoritaires (intermittents du spectacle) ou partiels (SNCF, SGTM), qui créent des difficultés pour les usagers que l'entreprise est censée servir, mais se terminent toujours en déconfiture syndicale. Quant à FO, hier symbole de la volonté de dialogue tous azimuts, nous nous demandons bien ce qu'elle peut gagner à se raccrocher au convoi branlant de la CGT.

Aussi le gouvernement doit-il continuer d'avancer avec celles et ceux qui demeurent attachés au principe de la critique constructive dans un univers qui ne correspond pas à nos idéaux. Mais refuser l'obstacle ou le contourner de manière débridée n'est digne ni du cheval, ni de son cavalier.

Antoine Blanca

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Présentation

  • : Le blog de Antoine Blanca
  • : Blog politique dans le sens le plus étendu:l'auteur a une longue expérience diplomatique (ambassadeur de France à 4 reprises, il a aussi été le plus haut dirigeant de l'ONU après le S.G. En outre, depuis sa jeunesse il a été un socialiste actif et participé à la direction de son mouvement de jeunesse, du Parti et de la FGDS. Pendant plusieurs années il a été directeur de la rédaction de "Communes et régions de France et collaborateur bénévole de quotidiens et revues. Il met aujourd'hui son expér
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