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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 13:02

Je l'ai appris hier: un contingent de l'Armée Nationale Populaire (Algérie) va défiler le 14 juillet aux côtés de ses homologues français. François Hollande le voulait très fort, qui avait évoqué à plusieurs reprises ce sujet délicat avec Abdelaziz Bouteflika, dont les facultés de réflexion et de décision fonctionnent bien, même si son état de santé est notablement détérioré.

Cette fois on est bel et bien venu à bout des dernières séquelles de la guerre d'Algérie. Aucun des prédécesseurs de Hollande n'y était parvenu. La coopération entre nos deux pays depuis le déclenchement de l'affaire du Mali y est pour quelque chose.

Succès diplomatique à mettre en parallèle avec la grotesque invitation faite par Nicolas Sarkozy à Bachar el Assad à présider, à son côté, le défilé de la Fête Nationale...

...Certainement pour obtenir quelque chose sur le plan économique ou pétrolier. Mais à la fin seul le dictateur syrien remporta la victoire diplomatique qui lui fut gracieusement offerte. Kadhafi, autre invité spécial de Sarkozy, préféra, lui, planter sa tente bédouine dans les jardins de l'Hôtel de Marigny, en face de l'Elysée. Avec sa garde prétorienne féminine. Là aussi notre président d'alors avait des contrats pétroliers en tête. Echec total, là aussi.

Trop occupée par ses problèmes internes et judiciaires, la droite dite 'parlementaire' n'a pas encore réagi. Nous sommes fondés à penser que nos services de sécurité auront pris les mesures nécessaires à la neutralisation de fascistes et autres nostalgiques attardés de l'Algérie française.

Nous, on applaudit de tout coeur.

Antoine Blanca

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 11:16

Le nouvel islamisme armé apparu, soudainement (?), en Irak avec des troupes aguerries et bien équipées provenant de Syrie, proclame haut et fort sa volonté d'instaurer un nouveau califat*. Les combats, se situant dans la région qui donna naissance au Califat Omeyyade (Damas), puis Abbasside (Bagdad), la menace qui se profile prend une consistance nouvelle.

L'habileté diabolique du chef de ce qui s'intitula, à son origine, Etat islamique en Irak et au Liban (EIIL), a consisté à utiliser les réalités du terrain: les fortes minorités sunnites en Syrie (Frères musulmans) et en Irak (anciens baassistes), qui se sentaient humiliés par les chiites (majoritaires en Irak, associés à d'autres groupes religieux en Syrie). On n'aurait pu imaginer hier encore alliance objective plus improbable.

Dans tous les cas cette guerre éclair a déjà porté des fruits juteux pour ces djihadistes d'un genre nouveau: ils viennent de prendre le contrôle, après Mossoul (Irak), du principal site pétrolier syrien.

Européens et Américains veulent regarder la chose de loin. S'ils ont quelque raison de le faire, il demeure que la possible partition de l'Irak et l'avènement d'un islamisme extrême comme nouvelle puissance pétrolière, sont de nature à bouleverser davantage encore le Moyen-Orient. Une région du monde dont la possible explosion ne laisserait personne indemne.

Antoine Blanca

* Le Califat fut fondé après la mort du prophète Mahomet afin de poursuivre son oeuvre en préservant l'unité de la Umma (communauté des croyants). Les premiers Califes étaient des descendants en ligne directe de Mahomet.
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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 12:03

Ce mercredi matin j'ai éprouvé beaucoup de difficultés à trouver sur les ondes des informations complètes sur les 8es de finale d'hier. TF1, qui avait l'exclusivité des droits sur tous les matchs de la Coupe de foot, avait choisi de ne pas retransmettre Argentine-Suisse, ni Belgique- Etats-Unis. Irritant. Pour l'amateur du ballon rond comme pour l'ami des quatre pays en lice que je suis.

Non, ce matin, il n'était question que de la mise en examen de Nicolas Sarkozy. Ce dernier n'avait pas eu à réclamer l'assistance de son avocat fétiche Thierry Herzog: ce dernier l'attendait déjà au pôle financier de la Police. Depuis la veille. Pour être, en fin de comptes, mis en examen lui aussi quelques heures avant l'ex-président. En compagnie d'ailleurs du secrétaire général de la Cour de Cassation. Jamais ces bureaux de Nanterre n'avaient été aussi bien fréquentés...

La question que se pose l'ancien Chef de l'Etat est claire: comment se mettre à l'abri des dossiers judiciaires qui, nous dit-on, l'attendent dans l'avenir?

Mon intuition est que son choix se portera sur la méthode Berlusconi. Ce dernier tenait à rester au pouvoir pour modifier les lois susceptibles de lui être appliquées. Il est parvenu à ses fins pendant longtemps grâce à la main-mise, par son parti, sur le Parlement. Prendre le contrôle de l'UMP (ou d'une force de droite portant un autre sigle...et moins de dettes) va sans doute devenir pour Sarko la priorité de combat. En a-t-il encore les moyens? Il croit en tout cas pouvoir compter sur le conservatisme naturel de la France profonde.

Ce matin, cette dernière a donné de la voix contre ces mal-appris de juges gauchistes, sans doute "manipulés par Hollande"...Mais s'agissant de Berlusconi, après tant de dossiers classés sans suite, colossale fortune faite, il doit finalement accomplir une lourde peine, deux heures par semaine, dans une association caritative. On ne l'empêchera jamais de faire du Bien.

Antoine Blanca

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 11:46

Quand le gouvernement dirigé par le président Luiz Inàcio da Silva Lula est parvenu à convaincre la FIFA de choisir le Brésil comme siège du 'Mondial' 2014, on a fêté ça comme une victoire à Brasilia, et tout le monde, ou presque a été convaincu qu'il s'agissait d'une excellente idée.

Les raisons ne manquaient pas à l'appui de cette conviction: 1) le plus vaste pays d'Amérique du sud est incontestablement une région où le football est roi, 2) 64 ans se sont écoulés depuis l'organisation d'une Coupe du Monde et chacun trouvait normal que l'on donnât une chance au Brésil de la gagner chez lui (en 1950 l'Uruguay s'était imposé 2 à 1 au Maracana, 3) Lula avait estimé qu'il était grand temps de moderniser les infrastructures en matière de terrains, la plupart étant dans un état de décrépitude avancée, 4) il y a 10 ans, au moment de la décision, le Brésil avait un taux de croissance continu impressionnant; ce pays émergent paraissait en position de mener à bien à la fois, une politique de la réduction drastique de la pauvreté, de mise à niveau des locaux de l'Education Nationale, d'équiper en eau courante et en électricité tous les quartiers connus comme favelas.

On est déjà parvenu, sinon à atteindre la totalité des objectifs, du moins à approcher les 80% de réussite.

Dans ces conditions c'est un mauvais procès qui est fait au gouvernement du Parti des Travailleurs. "Plus de stades=moins d'écoles". Absurde si l'on tient compte que le mouvement anti-Mondial est né quelques semaines avant le début de la compétition. On ne pouvait rien y changer. S'il y a eu des cas de corruption, malheureusement encore endémique à tous les niveaux de la société, ils doivent être réglés par la Justice fédérale et par celle des Etats.

Pourtant le pouvoir a tremblé pendant le match contre le Chili. Le moins que l'on puisse dire est que le Brésil a gagné sans panache. Nous sentons bien qu'une élimination du pays hôte, un géant tant de fois vainqueur, se traduirait par des manifestations anti-gouvernementales massives.

La présidente Dilma Rousseff a été sifflée par une partie du public lors du match inaugural. Un signe quand on sait qu'il y a seulement 4 mois sa popularité atteignait 70%.

Seule une victoire finale brésilienne pourrait changer le cours des choses, alors que la croissance a faibli et que certains grands projets ont dû être abandonnés...

Antoine Blanca

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 17:52

Dans ce 'mondial' du Brésil, nous ne serions pas à une surprise près: même si la chose est improbable rien, dans l'absolu, n'interdit de penser que la France ait à rencontrer l'Algérie, en quarts de finale. Il suffirait pour cela que, les Bleus se qualifiant face au Nigéria, et que les Fennecs viennent à leur tour à bout de la puissante équipe allemande.

Les débordements, presque tous provoqués par l'euphorie due à la qualification pour les 8es , sans esprit de violence, n'étaient pas moins dirigés à l'opinion française avec laquelle une jeunesse algérienne, souvent binationale, a une relation complexe. Dans les rares occasions où elle peut affirmer son identité on se mobilise sans retenue, drapeau vert, blanc, étoile et croissant rouges brandi par les fenêtres des voitures et concert de klaxons. Beaucoup de bruit dans toutes les grandes villes, quelques interpellations ici et là, puis le calme revient le lendemain.

Mais que se passerait-t-il en cas d'un match qualificatif France-Algérie?

En 2001, au Stade de France, il y eut une confrontation amicale, sans enjeu officiel, en présence de Jospin, alors Premier Ministre. Au milieu de la 2e mi-temps, quand les Bleus menaient par 4 à 1, quelques centaines de jeunes envahirent le terrain venant des tribunes. Le match fut définitivement arrêté. Le spectateur que j'étais sentit monter une vive inquiétude pour l'avenir: qu'arrivera-t-il quand les deux équipes se rencontreront dans une compétition officielle. Inévitable dans l'avenir. Cela arrivera fatalement un jour...Cela pourrait arriver demain...

J'espère que, dans un tel cas de figure, des personnalités respectées des deux côtés de la Méditerranée, sportifs comme Zidane, hommes politiques, écrivains et journalistes, devraient s'adresser à l'opinion des deux pays pour prévenir plutôt qu'avoir à guérir dans la douleur...

Antoine Blanca

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 11:39

DSK commençait à vivre mal la discrétion que les événements lui avaient imposé. Il vient de décider d'y mettre un terme. En tout cas dans le domaine politique. Et il a choisi le genre destructeur, du moins en ce qui concerne Hollande. Globalement l'ancien patron du FMI reproche au plan d'économies présenté par l'exécutif de tricher sur les chiffres. A ses yeux la moitié des mesures sont factices. Et de toute manière le plan présenté est, d'une certaine manière, passé de mode: "ça allait pour les années 80, mais aujourd'hui ces mesures sont dépassées", dit-il en substance.

Sans crainte de se contre-dire, il se plaint de ce que le Président intervient trop dans le débat quotidien, sans laisser à Manuel Valls la place qui lui revient. Il oublie que le plan d'économies a été exposé à la représentation nationale par le Premier Ministre, et qu'en attaquant vertement le Chef de l'Etat, c'est le chef du gouvernement qu'il met aussi en cause!

Explication de l'hostilité, jusqu'ici péniblement retenue, de DSK vis-à-vis de François Hollande. Ce dernier avait été le seul, dans la perspective de la primaire ouverte qui s'annonçait, à refuser tout accomodement avec le favori des sondages. "Moi, j'irai jusqu'au bout, avait répondu le député de Corrèze". Martine Aubry, qui veut passer aujourd'hui pour leader de l'aile gauche du PS, avait au contraire ouvert les bras au brillant économiste social-libéral. Même réponse de la part de tous les autres candidats potentiels. "Si tu décides d'y aller, nous sommes avec toi!" avaient-ils dit en choeur. Seul l'actuel Chef de l'Etat était resté ferme. Les choses se présentaient bien pour l'ancien maire de Sarcelles...Sauf qu'Hollande était le caillou dans sa semelle.

Et puis, patatras: l'affaire SOFITEL a détruit bien de rêves. A commencer par ceux des sarkozystes qui avaient tous les dossiers sur les faiblesses dangereuses du potentiel super candidat du PS; pour les utiliser au moment le plus opportun pour eux...

Enfin, tout le monde paraît l'avoir oublié: le représentant officiel de DSK en France, celui qui réunissait les équipes qui préparaient le retour du "grand homme", celui qui avait la ligne directe avec Washington, est un certain Jean-Christophe Cambadélis, aujourd'hui premier secrétaire du PS. Une circonstance de plus, jugée propice à une sortie du bois...

Antoine Blanca

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 11:43

Le groupe dirigeant de la Fondation américano-cubaine basée à Miami, et un ou deux parlementaires américains originaires de la grande île poursuivent, avec beaucoup d'argent et aucun scrupule, une campagne de désinformation visant à discréditer le gouvernement de La Havane. Voilà 55 ans que cela dure.

Leur dernière tentative en date a, pour pitoyable protagoniste, un prétendu ex-garde du corps de Fidel. Le but est de présenter l'ancien président, comme un caricatural dictateur latino (une engeance d'ailleurs passée de mode, merci, dans notre Amérique), vautré dans le luxe et les plaisirs. Pour moi, comme pour tous ceux qui ont eu le privilège d'approcher, à plusieurs reprises, le chef révolutionnaire dans son intimité, tout cela paraît simplement grotesque. L'homme méprise l'argent. Il n'en dispose pas personnellement, pas plus qu'il n'a de gros magot planqué à l'étranger. Il n'est propriétaire de rien, ni sur son île, ni ailleurs dans le vaste monde.

Je note, en revanche, que "l'auteur" du livre est confortablement installé, avec sa famille, dans une belle villa à Miami. Un drôle d'exploit financier pour ce médiocre fonctionnaire de l'Etat cubain qui a présenté, comme preuve de sa proximité supposée avec le grand homme, deux ou trois photos de groupe où on peut le reconnaître, souriant à la caméra. Les services secrets US, qui traquent, depuis plus d'un demi-siècle, le moindre mouvement de Fidel disposent, certainement, d'une abondante documentation. Mais rien qui puisse incriminer leur cible (autrefois on essayait de l'assassiner) en matière d'éthique.

C'est pourquoi, malgré les efforts de la presse internationale pour donner un certain relief aux propos du renégat, le livre de Miami a fait un gros flop.

Antoine Blanca

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 10:08

Chez nous, dans la Creuse, les opérations coup de poing des nervis de la FNSEA sont regardés avec indifférence par nos paysans. Et souvent avec hostilité. Même quand, pour des raisons pratiques diverses, ils prennent leur carte de ce qui est un groupe de pression plutôt qu'une organisation syndicale.

En fait, les experts de la chose vous le diront, la FNSEA est entre les mains de riches, voire de très riches céréaliers. Ils ont amassé des fortunes en subventions, nationales et européennes, et maintenant ils gèrent leur magot en faisant de temps à autre descendre la piétaille dans les places des villes, avec leurs beaux tracteurs et leurs tonnes de fumier.

Dans le Limousin nous élevons surtout des bovins et l'on sème de préférence des produits destinés à cet élevage d'animaux de boucherie. Récemment encore on semait aussi du blé que l'on échangeait contre du pain avec un boulanger du canton. Désormais le principal problème auquel sont confrontés les pauvres régions non céréalières, est la concentration des terres, que les héritiers citadins des vieux éleveurs cèdent en fermage.

Chez moi, par exemple, là où il y a encore 40 ans, une dizaine d'éleveurs travaillaient sur deux hameaux. Il n'y en a plus, désormais, qu'un seul, qui exploite 300 à 350 ha avec son jeune fils, lauréat d'un lycée agricole. L'inquiétude dans les villages est moins l'utilisation de pesticides, que la destruction systématique de haies et des arbres afin d'ouvrir le passage aux grosses machines. Une atteinte à la nature et, surtout, à la grande variété d'oiseaux qui sont la joie des creusois. Le productivisme nous atteint aussi...

Une fois n'est pas coutume: je me surprends moi-même à parler, en profane, d'agriculture. Résultat d'un coup de sang devant le comportement brutal et primaire des casseurs envoyés, ce matin, par les maîtres de la FNSEA pour enlaidir Paris et écoeurer les étrangers qui nous visitent.

Antoine Blanca

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 13:49

Je connaissais surtout les Kurdes de Turquie, en lutte, depuis des lustres pour faire reconnaître leur autonomie et leur culture. Ils sont, de loin, les plus nombreux d'une diaspora* qui touche aussi le nord de l'Irak, la Syrie et l'Iran.

Au cours d'une brève période démocratique, entre deux dictatures militaires, des élections municipales avaient fait émerger de nouvelles personnalités politiques, dont le maire de la principale ville kurde, Diyarbakir. A mon initiative des municipalités socialistes avaient fait convoyer jusqu'au centre de la Turquie des dizaines de véhicules lourds, matériel légalement réformé, des autobus pour l'essentiel...Un exploit dont je ne me suis jamais vanté. L'éclaircie ne dura guère. Un nouveau coup d'Etat conduisit de nouveau le maire de cette capitale de province, Ahmed Zenna, dans les salles de torture. Il en mourut. Sa veuve, plus tard, devint maire à son tour.

Mais ce ne sont pas les 11 millions de Kurdes d'Irak qui sont devenus autonomes, même s'ils ont obtenu des avancées notables. Ce sont les 5 millions de Kurdes d'Irak, à la faveur des bouleversements consécutifs à la chute de Saddam, qui ont établi, de facto, une sorte d'indépendance non proclamée. L'ancien Kurdistan irakien est devenu une zone de paix et de prospérité protégée par ses soldats réputés, les peshmergas. Erbil est aujourd'hui la capitale non-officielle de tout le Kurdistan. Le 'gouvernement' d'Erbil, profitant de la débanda de l'armée irakienne, a étendu son territoire qui englobe aujourd'hui la grande ville pétrolière de Kirkouk. Désormais le produit de l'exportation de l'or noir (qui transite à travers la Turquie par un oléoduc), entre directement dans les caisses d'un compte bancaire détenu par les kurdes. Ces derniers se sont en outre solidement installés dans tous les territoires encore en dispute avec l'Etat irakien.

Antoine Blanca

* On calcule que les Kurdes sont, au total, 18 millions. Musulmans sunnites ils ne sont cependant pas impliqués dans la guerre déclenchée pae l'Etat islamique en Irak et au Liban.
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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 17:45

Que veulent-ils précisément? Les intermittents ont beaucoup de mal à expliquer les raisons de leur grève. A la télé, il y a quelques minutes, un représentant de la CGT, appelé à définir sa position sur 'la 3' en présence de Mme Filipetti, qui était, elle, sur le plateau, n'a fait que clamer son mécontentement sans vraiment le justifier.

Dans l'Europe entière on est stupéfait: la protection de ces catégories de professionnels est jugée unique. Les grévistes et leur chantage sur la célébration des festivals d'été apparaît comme un comportement d'enfants gâtés. Un exemple entre mille, cet extrait d'une interview de Stefano Montefiori, correspondant à Paris de 'Corriere della Sera', le grand quotidien romain:

"...la révolte des intermittents surprend...A l'étranger on regarde avec étonnement et admiration ce système de subventions uniques au monde. Toutefois il est difficile de comprendre l'existence d'un tel statut dans un pays en crise. Les Français ont parfois besoin d'être un peu plus réalistes. Je ne veux pas faire du French bashing comme le fait la presse anglaise...Mais force est de constater, pour un étranger qui vit en France et qui aime ce pays, que ses citoyens ne se rendent parfois pas compte de la chance qu'ils ont d'avoir une telle assistance publique."

Voilà qu'en peu de mots, tout est dit par l'ami italien.

Antoine Blanca

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Présentation

  • : Le blog de Antoine Blanca
  • : Blog politique dans le sens le plus étendu:l'auteur a une longue expérience diplomatique (ambassadeur de France à 4 reprises, il a aussi été le plus haut dirigeant de l'ONU après le S.G. En outre, depuis sa jeunesse il a été un socialiste actif et participé à la direction de son mouvement de jeunesse, du Parti et de la FGDS. Pendant plusieurs années il a été directeur de la rédaction de "Communes et régions de France et collaborateur bénévole de quotidiens et revues. Il met aujourd'hui son expér
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