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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 10:14

La presse n'a pas de mots assez durs contre la sélection espagnole de foot qu'elle portait, hier encore, aux nues. Pour le patron de l'équipe, le vigoureux entraîneur Del Bosque, ses poulains "ne méritaient pas de gagner".

L'élimination, dès la première phase du tournoi, de "La Roja"(une appellation* non contrôlée inventée par le quotidien sportif Marca) tombe mal pour la droite espagnole au pouvoir: elle comptait beaucoup trop sur une victoire sportive et sur l'arrivée, sur le devant de la scène, d'un nouveau couple royal plutôt en vogue, pour aider à faire passer les fortes pilules amères qu'elle a dû faire ingurgiter à ses compatriotes...Raté: au Brésil cela a été pour Rajoy ce que le désastre de l'Invincible Armada fut pour Philippe II.

Les joueurs espagnols n'ont pourtant rien perdu de ces qualités qui ont tant impressionné pendant quatre ans, à juste titre, les connaisseurs du ballon rond. Mais ils sont tout bonnement fatigués. La plupart jouent au Barça ou au Real, clubs exigeants s'il en est, où il faut se livrer à 150%. En sélection ils ont tout gagné depuis le précédent mondial. Au moment où l'on s'y attend le moins, l'édifice impérial s'effondre. Et la plus fabuleuse des primes de match n'est pas la potion magique d'Astérix. Réservée aux Gaulois!

Les héros de La Roja sont fatigués. Quelques jours de vacances supplémentaires, en famille ou entre amis, leur feront le plus grand bien. Et on les retrouvera en pleine forme dans une petite poignée de semaines.

Antoine Blanca

* Pauvres journalistes français et assimilées qui avaient fait tant d'effort pour prononcer, à peu près correctement, la JOTA de Roja. Cela leur servira pour leurs vacances sur les côtes andalouses...Et j'y pense aussi, sur un plan complétement différent, au temps de Franco il eût été inconcevable de parler de La Rouge pour qualifier l'équipe espagnole!
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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 11:10

Je n'ai entendu, ni sur les ondes, ni à la télé, mentionner l'élection présidentielle en Colombie dont le 2e tour avait lieu dimanche 25. Cela m'a sans doute échappé tant la nouvelle aura été vite escamotée. Pas d'étonnement: notre presse ne parle des pays de l'Amérique latine que quand il y a du sang et des larmes. Même quand des reportages sont consacrés à des pays, comme le Brésil, qui ne cessent d'aller de l'avant tant dans le domaine économique, que dans ceux relevant du social et du culturel, on se plait à envoyer des images de protestataires très minoritaires, et les CRS locaux réprimant, sans tendresse, des casseurs qui brisaient les poteaux indicateurs mis en place pour le mondial de foot. Notre presse a régressé dans la connaissance de l'Amérique qui nous est la plus proche: la latine.

Affligeant.

La Colombie est oubliée quand il ne s'agit pas d'enlèvements d'une franco-colombienne ou du grossiste de la cocaïne que fut Pablo Escobar.

Mais une élection présidentielle dans un pays de 40 millions d'habitants, ayant pour enjeu la paix intérieure par la négociation avec les FARC, la priorité donnée à l'éducation et à la santé, le bon voisinage avec les pays de la région dont le Venezuela, n'est pas à l'ordre du jour...Enfin je le dis à mes lecteurs qui n'ont pu avoir accès à l'information: le président sortant, Juan Manuel Santos, qui a retrouvé son libéralisme originel, soutenu par toute la gauche, a vaincu son redoutable adversaire 'uribiste'* avec un million de voix d'avance. Espérons que l'on pourra ainsi aller vers la paix et le progrès. Je me suis réjoui pour ma part de revoir, sous une forme nouvelle, le traditionnel face à face colombien libéraux vs conservateurs, rouges contre blancs...A chacun sa nostalgie! **

Antoine Blanca

* 'uribiste', partisan d'Alvaro Uribe, qui fut pendant deux mandats, huit ans, président de la Colombie. Il soutenait son ancien ministre Zuloaga qui s'est révélé un redoutable porte-parole du conservatisme guerrier.
** Une occasion littéraire de retrouver les guerres civiles colombiennes entre les rouges et les blancs est de lire ou de relire 'Cent ans de solitude' de Gabriel Garcia Màrquez, écrivain colombien, prix Nobel de littérature. Un régal.
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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 10:49

L'annonce de l'introduction de Laurence Boone dans le cabinet du Chef de l'Etat m'a stupéfié. Je n'ai pas été le seul dans ce cas. Et je ne parle pas de la minorité 'gauche PS' dans sa logique échevelée; je parle de ceux qui comprennent et respectent François Hollande. Etait-il, sinon pertinent, du moins opportun par les temps qui courent, de choisir un cadre supérieur de Europe de Bank of America Merril Lynch pour conseiller financier?

Bien entendu il convient d'examiner le dossier de la nouvelle venue. Si elle ne peut nier avoir dénoncé dans un quotidien de droite:"l'absence totale de politique économique du gouvernement" elle a tenu à préciser, par la suite, qu'elle avait rédigé l'article sous le coup de l'émotion occasionnée par les cruels résultats des européennes*. On peut ajouter que ce n'est pas la première fois que le Président pioche dans la grande banque privée pour choisir ses collaborateurs. J.P. Jouyet, pour citer une éminence élyséenne, vient lui-même de la Barclays. Où il avait croisé...Laurence Boone...

Ce qui me rassure, c'est que François Hollande consulte et écoute moins son cabinet, que ses vieux amis ministres ou parlementaires: Le Foll, Le Drian, Sapin, Rebsamen...Qui connaissent le terrain et les gens qui l'habitent. Pour beaucoup d'autres, il sait combien est vrai le dicton populaire: 'tout ce qui brille n'est pas or'.

Antoine Blanca

* Mme Boone avait choisi pour sujet de thèse: 'taux structurels de croissance et de chômage'. Des thèmes qui sont au coeur des préoccupations de l'exécutif...
NB: Bravo d'avoir nommé pour conseillère Jeunesse et Sports, une grande professionnelle, Nathalie Ianetta. 20 ans de compétence et de connaissance à Canal+ où elle va me manquer...
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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 10:03

En vue des éliminatoires pour 'le Mondial' de 1970, le Salvador et le Honduras furent appelés à s'opposer sur le terrain sportif. Mais le feu couvait sous la cendre et le baril de poudre n'était pas loin...Conséquence, une guerre de 4 jours avec, de part et d'autre du matériel réformé de la 2e guerre mondiale, des avions à hélice et des half-tracks en fin de vie: cela fit tout de même 14.000 morts dont la moitié étaient des civils.

Les deux pays, pour être voisins, n'étaient pas moins très différents. Le Honduras, 110.000 km2, disposait de grands espaces et était sous-peuplé. C'était un pays de gros propriétaires terriens qui avaient réduit un million de paysans et leur famille à un état proche du servage. Et ces seigneurs de la terre et de l'élevage extensif de bovins, possédait aussi une bonne partie des terres arables du Salvador. Où un dictateur militaire avait massacré au début des années trente, pour qu'ils cessent de se révolter, 30.000 journaliers indiens ou métis sur les flancs d'un volcan.

Le Salvador, 20.000 km2, regardait vers les grands espaces inoccupés dans le 'grand' pays voisin.

Comme c'est naturel, nombre de paysans salvadoriens, coincés dans leur pays surpeuplé (500 hbts/km2) et minuscule, avaient traversé la frontière à la recherche de terres. En 1969 ils étaient 350.000 à vivre et à travailler au Honduras. Mais le match aller des poules de qualification pour le Mondial dut s'arrêter à la 1ère mi-temps pour laisser place à la guerre.

A la fin, le Salvador se qualifia (3 à 2) au terme d'un match en terrain neutre (Mexico). Et le Honduras prit une terrible revanche en contraignant 150.000 salvadorien et leurs familles à abandonner leurs terres et à retourner au pays.

J'ai cru opportun, alors que la France va affronter ce soir le Honduras, de revenir rapidement sur cette guerre du football qui était, avant tout, une guerre des pauvres.

Antoine Blanca

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 16:59

Je viens de prendre connaissance des termes du discours du Premier ministre devant le Conseil National du PS. Appel à la cohésion et à la discipline de ceux qui semblent vouloir un retour au parlementarisme. Celui qui avait coulé la IVe. Et le PS (SFIO) avec. Ce groupuscule qui s'autoproclame "gauche populaire" est une véritable plaie pour la vie démocratique du pays. Quant à l'aile gauche plus conventionnelle, celle inspirée par Emmanuéli, ayant aujourd'hui le ministre de l'Education Benoît Hamon pour leader, il serait temps qu'elle retrouve ses esprits. Si ce dernier en est le patron, qu'il siffle la fin de la récré.

Ces élus passent leur temps à la salle des pas perdus du Palais Bourbon et, pendant la réunion du Conseil National, dans les couloirs de la Maison de la Chimie, à guetter le moindre porteur de micro, pour ne pas parler des caméras. Ils veulent faire mal au gouvernement qu'ils ont eux-mêmes contribué à mettre en place. Et, ce faisant, ils entament le processus de leur propre destruction politique.

Bâtir un nouveau PS, cela prend 20 ans. Et ne peut se faire que dans la sérénité. Ceux qui veulent précipiter les choses en plein débat national pour le rétablissement des grands équilibres, se tirent une balle dans le pied.

Le discours de Valls ce 14 juin devrait éclairer leur réflexion.

Antoine Blanca

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 17:53

La chose est à peine croyable: que les Etats-Unis et le Royaume-Uni, qui estiment avoir des yeux et des oreilles partout, les meilleurs services secrets in the world, n'aient rien vu venir, est à la limite du vraisemblable. Quand les nôtres ont fait état, auprès de leurs homologues anglo-saxons, de rumeurs sur des mouvements de troupes inhabituels, à la frontière orientale de la Syrie, on leur a presque ri au nez.

Selon des experts de la région chacun a été dépassé par 1) la rapidité de mouvement des envahisseurs, 2) par l'effondrement instantané d'une armée officielle gagnée par une irrépressible peur panique. Les occidentaux n'ont pas eu le temps matériel d'imaginer un plan de riposte. Barricadés dans leur Etat de facto indépendant du nord du pays, les Kurdes (tous sunnites), ont des raisons, pour leur part, de se montrer vigilants. 'Al Qaïda en Irak et au Levant' se serait en effet emparé de Mossoul et de ses richesses pétrolières qu'ils revendiquent pour eux-mêmes. C'est à leur porte...

Directement intéressés par ce désastre, les Etats-Unis cherchent à riposter à condition que cela n'implique pas d'intervention au sol. Reste l'option aérienne, en évitant de frapper les civils, essentiellement sunnites, qui vivent dans les zones occupées. Par haine d'un pouvoir, tant civil que militaire, totalement chiite, les partisans de Saddam et autre baassistes*, encore bien implantés dans la région, assistent sans déplaisir à la débandade de leurs ennemis.

Ce qui n'enlève rien, sans doute, à leur inquiétude.

Antoine Blanca

* partisans du Baas, parti socialiste 'de la Nation arabe' fondé, notamment, par un chrétien syrien, Michel Aflek. Saddam et Hafez el Assad (père de son fils...) militaient dans ses rangs. Mais, une fois au pouvoir, le Baas syrien et l'Irakien rompirent leur relation. Toujours le problème sunnite/chiite.

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 11:02

On vient de ma faire la bonne surprise de m'offrir pour mon anniversaire la BD (longue seulement en apparence) de Paco Roca qui illustre la vie d'un combattant républicain (anar), son odyssée depuis le dramatique départ du dernier bateau qui put partir d'Alicante (le 'Stanbrook'), le mauvais accueil en terre française d'Algérie, l'extrême rigueur des camps de travail dans le désert, l'engagement dans les corps francs, avant d'atterrir, enfin, dans la France LIbre et d'entrer en tête de la 2eDB, dans le Paris libéré, avec la 9e compagnie (commandée par le capitaine Dronne) dont les blindés portaient des noms de batailles de la guerre d'Espagne. Je vous laisse découvrir le livre et ses 336 pages illustrées avec précision et une passion contenue. Aux éditions Delcourt/Mirages.

Je signale à l'auteur que le centre d'internement dont il parle au début de son livre ne se situait pas au lieu dit Morand, mais se trouvait près du bourg de Boghari, au sud d'Alger (et non d'Oran). Il était destiné, jusque là, à héberger temporairement les troupes en manoeuvres annuelles. Mais je n'ai pas relevé d'autre approximation ce qui est un véritable exploit compte tenu de la dimension de l'entreprise graphique et historique.

Antoine Blanca

NB: pour ceux qui voudraient en savoir plus sur ces événements mal connus:
'Sables d'exil, les républicains espagnols dans les camps d'internement au Maghreb', éditions 'Mare Nostrum' 17 rue du Castillet, Perpignan (j'y ai collaboré et une partie des Cahiers de mon père, écrits dans les camps, y figure.
Je me permets de signaler aux mêmes intéressés le livre que j'ai publié sur mon père: Itinéraires d'un républicain espagnol === éditions Bruno Leprince, 62 rue Monsieur le Prince 75005 Paris.
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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 11:01

Résumons la situation en cours d'évolution en Irak:

1) Pour la première fois depuis l'apparition de l'islamisme sunnite armé radical, la branche Levant (Jahbat al Nosra) d'Al Qaïda est en train de mettre la main sur l'Irak, pays pourtant majoritairement chiite.

2) Après s'être emparé de Fallouja et de sa région (sans que cela paraisse émouvoir qui que ce soit en Occident), voilà que Al Nosra s'empare du grand centre pétrolier de Mossoul, à la frontière du Kurdistan irakien ( lui-même pratiquement indépendant).

3) L'armée régulière a été mise en déroute partout, abandonnant armes et blindés. Le président irakien annonce son intention de distribuer des armes à la population civile qui devrait constituer des milices (essentiellement chiites).

4) En Irak l'Etat se décompose et risque de voir bientôt son autorité limitée à la fameuse 'Zone verte' de sécurité autour de la capitale, Bagdad.

5) Du même coup Al Qaïda n'est plus seulement une organisation terroriste agissant dans la clandestinité, mais un mouvement armé en voie de conquérir des territoires d'une importance stratégique majeure. Ce que la détermination française a empêché au Mali (AQMI était alors à la manoeuvre) est sur le point de réussir au Moyen Orient, région stratégique s'il en est!.

Conclusion provisoire: l'islamisme radical s'est entraîné à la guerre conventionnelle en Syrie, a vu arriver à lui des milliers de volontaires du monde entier. Vaincues par Bachar el Assad, ses unités armées se sont données de nouveaux objectifs dans l'Irak voisin.

L'Irak et les Irakiens peuvent remercier George W. Bush, son intervention armée destinée à les libérer de la dictature et de fantomatiques armes de destruction massive. Depuis la 'victoire' US ils ont vécu dans la peur du terrorisme quotidien avant de voir le pays éclater. Il paraît que les portraits de Saddam sortent des armoires...

Antoine Blanca

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 09:56

J'avoue être mal informé des raisons qui poussent la CGT à des actions de sabotage, notamment contre les festivals de cet été. Mais d'après ce que je sais de tels gestes de désespoir social ne se justifient nullement. J'aimerais assez que la majorité des salariés de ce pays apprennent, dans le détail, la nature privilégiée du régime de ces personnels qui se posent en victimes du système.

La CGT est spécialiste en matière de défense de catégories qui échappent au régime général concernant indemnisation du chômage, retraites, congés payés. Pour ma part j'ai approché de près, au cours de ma vie, des cheminots et des salariés de l'EDF. Mes amis, dans ces professions, m'ont donné les raisons censées justifier un départ très précoce à la retraite, des vacances prolongées, et un accès exceptionnel aux soins médicaux. Je me souviens d'un voisin conducteur de trains, qui a bénéficié, comme tous ses collègues, d'une retraite à l'âge de 50 ans. C'est que le métier est vorace en matière de jours de fête réquisitionnés, de levers aux aurores ou couchers à pas d'heure. Mais 50 ans! Nous ne sommes plus au temps de 'la Bête humaine' de Zola. Les électriciens d'EDF, eux, peuvent être appelés à toute heure du jour et de la nuit, dimanches et jours de fête inclus, en cas de panne importante. Généreux, ils ont fait bénéficier de ces avantages, les cadres des bureaux qui vivent ces pannes dans leur fauteuil, sur leur lieu de travail ou à leur domicile.

Jusqu'à présent je me suis dit que c'était tant mieux pour mes amis, que rien n'était trop beau pour l'ouvrier! Mais désormais je voudrais mieux comprendre ce qui pousse le syndicat CGT de ces fameux intermittents du spectacle à refuser tout dialogue et à vouloir pourrir l'été à ceux de leurs compatriotes qui souhaitent profiter des spectacles estivaux. Tout le monde souhaiterait, d'ailleurs, mieux comprendre les raisons du recours à des méthodes extrêmes de revendication.

Antoine Blanca

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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 11:08

Quand Michel Rocard, à partir de 94, siégea au Parlement de Strasbourg, il s'impliqua corps et âme dans ce qui allait être sa dernière fonction élective. Travail ardu, compétent et productif tant en commission qu'en assemblée générale. Aujourd'hui il a le droit, à plus d'un titre, d'exprimer son opinion sur la crise qui secoue les institutions européennes. Et nous, pauvres Etats membres, avec.

Pour ceux qui n'auraient pas lu son article (Le Monde du 5 juin), je prends la liberté de résumer sa pensée:

1) Britanniques, nous vous aimons beaucoup, nous vous devons beaucoup depuis 1940, mais vous n'avez rien à faire dans l'Union européenne. Vous en profitez, sans jamais donner.

2) Vous favorisez tous les élargissements, mais c'est pour affaiblir, non pour fortifier.

Aussi votre départ serait une bonne chose pour tout le monde. D'autant qu'un peu d'éloignement n'empêche pas l'amour. Rocard cite opportunément Churchill (1946 à Zurich): Pour prévenir le retour de tels malheurs, VOUS AUTRES Européens devriez construire quelque chose comme les Etats Unis d'Europe. Y réussiriez vous que vous recevriez l'approbation enthousiaste de la Communauté britannique...

Depuis 42 ans que le Royaume Uni est entré dans ce qui était alors la Communauté, la majorité des britanniques n'a cessé de partager la pensée du grand Winston. Sauf qu'ils étaient à la fois dedans et dehors. Churchill, lui, ne prônait pas cette conduite hypocrite. Il était prêt à nous applaudir...depuis son île.

"I want my money back", exigeait déjà l'impayable Mme Thatcher. Voilà qui traduisait clairement l'état d'esprit majoritaire chez nos alliés.

Antoine Blanca

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Présentation

  • : Le blog de Antoine Blanca
  • : Blog politique dans le sens le plus étendu:l'auteur a une longue expérience diplomatique (ambassadeur de France à 4 reprises, il a aussi été le plus haut dirigeant de l'ONU après le S.G. En outre, depuis sa jeunesse il a été un socialiste actif et participé à la direction de son mouvement de jeunesse, du Parti et de la FGDS. Pendant plusieurs années il a été directeur de la rédaction de "Communes et régions de France et collaborateur bénévole de quotidiens et revues. Il met aujourd'hui son expér
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