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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 11:31

Les vrais décideurs se disputent à voix haute en Algérie. La presse ne manque pas d'analyser déclarations musclées ou silences précédant les batailles. L'élection présidentielle est prévue pour le 17 avril, mais il n'y a toujours pas de candidat inscrit. Que se passe-t-il pour que ce qui se réglait, à l'abri des oreilles et des regards, s'étale en première page des quotidiens du pays?

Le Secrétaire général du FLN, ex-parti unique, dénonce, dans une longue déclaration, l'incompétence supposée du patron du Renseignement, dirigeant jusqu'ici redouté par civils et militaires et que certains désignaient comme le véritable maître du pays, héros de la guerre contre les terroristes du GIA. Le Chef d'Etat-Major de l'ANP se voit menacé dans sa haute position alors qu'on le sait très proche du Président. Lequel s'enferme dans son silence et sa maladie sans répondre, jusqu'à présent, aux sollicitations de ceux qui le verraient bien solliciter les suffrages des électeurs pour un 4e mandat.

Les Algériens observent, un brin goguenards, cette guerre des chefs autour d'un vieillard malade, plus familier de sa chambre du Val-de-Grâce que de son bureau présidentiel.

Et les autres partis politiques, tel le Front des Forces Socialistes (FFS) d'Aït Ahmed (dernier survivant des "historiques" de la révolution), ont déjà décidé d'appeler à l'abstention ou au vote blanc. Estimant que, de toute façon, la compétition ne serait ni libre, ni loyale. Que les dés seraient pipés.

Comme tous les Français qui aiment l'Algérie et qui souhaitent un renforcement puissant de nos relations avec ce grand pays, je suis de près les événements. En espérant qu'il se libère de cette non-dictature exercée sans enthousiasme par des vieillards respectables. Mais en âge de passer la main.

Antoine Blanca

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 10:58

Berlusconi a tenu, des années durant, en jouant de la menace d'instabilité pour réaliser, cyniquement, ses propres affaires. Et pour peser lourdement sur la vie politique de l'Italie. Le déplacer hors du jeu prit beaucoup de temps et obligea les politiciens de tout bord à des contorsions plus tortueuses encore que les habituelles.

L'habileté du président de la République, Giorgio Napolitano, fut déterminante pour se débarrasser de Berlusconi et pour trouver la formule magique réunissant une improbable majorité autour du 'démocrate' Enrico Letta (symbole des ambigüités de la vie politique italienne, l'oncle du nouveau président du Conseil, Gianni Letta, est l'homme de confiance de Berlusconi). Tout le monde paraissait satisfait de l'avènement de professeur Letta. A commencer par les partenaires européens de Rome exaspérés par l'instabilité chronique affectant un grand pays fondateur. L'Italie, ce n'est pas rien...

On croyait le gouvernement Letta appelé à durer. C'était sans compter sur la prodigieuse ambition de Matteo Renzi, jeune maire de Florence, et membre, comme Letta, du Parti Démocrate*. Les manoeuvres de Renzi viennent d'aboutir: le chef du gouvernement a présenté hier sa démission au Président Napolitano. Lequel n'interviendra pas, cette fois, de guerre lasse, pour aider la PD à régler ses problèmes internes que les jeux florentins de Renzi rendent encore plus inextricables.

Mais Napolitano n'est pas le seul à être excédé. La Commission européenne vient de mettre en demeure les Italiens de réaliser de toute urgence les réformes propres à assurer la stabilité gouvernementale.

Mais c'est déjà mal parti: les lois votées ont été jugées anti-constitutionnelles et les prochaines élections anticipées ne régleront donc pas le problème de fond. Un homme compte pourtant tirer avantage de l'imbroglio parlementaire qui se profile de nouveau. Le maire florentin Renzi...Socialiste à l'origine, il se voit bien en une sorte de Berlusconi de gauche. Rassurante perspective!

Antoine Blanca

* Le Parti Démocrate est né de l'écroulement de tous les partis italiens, à commencer par les deux puissances que furent la Démocratie Chrétienne et le PC. Le nouveau venu, le PD, a amalgamé tant bien que mal hommes politiques de gauche et du centre. Une grande force. En apparence seulement...

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 10:20

Le dernier sondage paru en France montre qu'un peu plus du tiers de notre électorat se reconnaîtrait dans les idées du FN. On pourrait considérer qu'il s'agit là d'une aberration propre à l'hexagone, si l'Europe entière (Russie et Ukraine comprises) n'était frappée par la même épidémie fascistoïde.

En France on explique que cette montée de l'extrême droite est due à la crise économique. Cela vient d'être contredit par le référendum (les Suisses l'appellent 'votation') helvète sur les restrictions qui frapperont bientôt les déplacements et les séjours des étrangers. La Suisse ne connaît ni le chômage (insignifiant), ni les déficits des comptes de la Confédération, qu'ils soient budgétaires, commerciaux, ou concernent la balance des paiements. Si l'on ajoute que la prospérité du pays, tout comme le bien-être individuel et familial de ses habitants, est largement dépendant de la présence de travailleurs étrangers, on est en droit de se demander si le 50,3% qui ont voté en faveur de cette fermeture ne sont pas schizophrènes.

Mais à y regarder de près le même mal frapperait les 34% des électeurs français qui disent partager les idées du FN. Car enfin, voilà un parti qui est sans programme digne de ce nom, sans cadres représentatifs (à part M.Philippot, on n'entend et ne voit que des membres de la famille Le Pen), et serait bien en peine de remplir une partie de l'hémicycle avec des personnes sachant lire un projet de loi. Le FN vit en marge de la vie civile, ne jugeant pas utile de contribuer au fonctionnement quotidien de la démocratie. Quand l'un d'eux a mis la main sur une mairie, cela s'est terminé en scandale éthique et en désastre financier.

Non, les électeurs de Le Pen ont un seul thème en tête: la xénophobie. Tous les maux dont nous souffrons sont mis sur le dos de certaines catégories d'étrangers. C'est là que les électeurs helvètes et lepénistes se rejoignent. Et se donnent la main avec une bonne douzaine d'autres partis européens. Un drame pour notre Europe tout entière.

Antoine Blanca

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 11:11

Il n'a jamais été question pour la France de remettre en cause l'alliance avec les Etats-Unis. Je la ferais volontiers remonter à la guerre d'indépendance: nous ne fûmes pas neutres dans ce conflit. La figure du général La Fayette est là pour en témoigner. Pourtant c'est avec le Royaume-Uni que Washington a établi une relation spéciale. C'est sans doute aujourd'hui naturel même s'il faut un peu tordre le cou à l'histoire...

Le premier accroc apparent à une amitié jusque là sans faille fut la responsabilité du Président De Gaulle. Le fait le plus marquant dans cette querelle silencieuse fut en effet la sortie de la France de l'OTAN (enfin de sa partie militaire seulement). Depuis nous y sommes revenus et reconnaissons de nouveau, hélas, le commandement étatsunien* sur nos forces armées. Mais pour tout le reste il faut dire que les coups de gueule de notre Général préféré ne se produisirent pas grande chose à moyen terme. De Montréal à Mexico ou à Buenos-Aires, s'il fut le dernier homme d'Etat à rassembler des foules enthousiastes en terre étrangère, ses voyages ne firent pas bouger les chose sur le long terme. Mais ils eurent le don d'irriter, peut-être d'inquiéter l'ami américain. En fait, son vrai grand coup d'audace fut la reconnaissance de la Chine. Une initiative diplomatique géniale que nos gouvernements successifs ne surent pas exploiter vraiment. Il est vrai que Nixon, en allant à la rencontre de Mao au début des années 70 entama quelque peu le bénéfice de notre initiative.

François Hollande n'est donc pas arrivé en terre inconnue. D'autant que sa relation personnelle avec Barack Obama est chaleureuse. En rendant visite, ensemble, à la résidence emblématique de Jefferson ils se sont sans doute imprégnés davantage de l'esprit des Lumières. Puissent-elles éclairer le chemin qu'il leur reste à parcourir.

Antoine Blanca

* je dis 'étatsunien' et non américain ( sans doute un néologisme encore non reconnu) parce qu'en attribuant aux seuls habitants des Etats-Unis la totalité des deux continents américains, on diminue des pays comme le Canada, et tous ceux, de langue espagnole ou portugaise, situés au sud du Rio Grande. Tous sont aussi Américains.

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 11:38

Les socialistes et les réformistes de gauche sont sur la défensive dans toute l'Europe. Les partis scandinaves, hier à la pointe du changement social et de la politique internationale ouverte sur les pays en développement, survivent repliés sur eux-mêmes. Au pouvoir en Norvège et au Danemark, ils ont dû passer dans l'opposition. Les travaillistes britanniques existent-ils encore? En tout cas le parti comme ses Trade-Union continuent d'assister, impassibles, à la destruction par Cameron de toutes les conquêtes sociales et sociétales dont ils étaient, à juste titre, si fiers.

L'Internationale socialiste, je l'ai rappelé à plusieurs reprises, ne joue plus son rôle coordinateur. Et personne ne paraît s'en soucier.

Mais l'espoir peut renaître par une voie inattendue. Le vieux SPD, que l'on disait fissuré, ébranlé par des politiques droitières éprouvantes pour les travailleurs et les classes moyennes, est en train de sonner l'offensive. Pas dans la rue (ce n'est pas dans ses habitudes), mais au gouvernement. Contrainte par la défaillance électorale de ses alliés libéraux, Mme Merkel a dû se résigner à la grande coalition. Mais cette fois (contrairement à Straüder qui s'était couché) le SPD est venu avec ses conditions. Et les a, presque toutes, imposées. Vedettes du nouveau gouvernement de grande coalition, les camarades Steinmeier et Gabriel donnent le sentiment d'être aux commandes. Loin de se comporter en partenaires minoritaires. La renaissance viendra du renforcement de la relation entre les socialistes français et allemands. Ces derniers avaient activement participé à la campagne de Hollande. Le PS avait fait de même lors des dernières législatives en République Fédérale. De l'alliance PS/SPD peut venir le renouveau pour le réformisme de gauche dans toute l'Europe.

En tout cas en Allemagne le SPD a le vent en poupe dans les sondages. S'il ne fait pas encore jeu égal avec une CDU portée par la popularité de Merkel, le SPD est passé de 22 à 30% des intentions de vote. Espérons que cette situation aura un effet contagieux pour le PS...

Antoine Blanca

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 17:17

Depuis plus d'une semaine le Canal de Panama est au point mort. La presse européenne n'a consacré que quelques lignes à ce qui constitue un problème majeur pour l'activité commerciale des Etats-Unis et des pays latino-américains ayant une façade Atlantique ou caribéenne. L'Europe n'est touchée, elle, que de manière très marginale.

De gigantesques travaux d'élargissement de la voie d'eau internationale étaient en cours, avec aussi la construction de nouvelles écluses. Le canal devrait bientôt permettre à de gros navires de l'emprunter: ceux, par exemple, transportant jusqu'à 10000 conteneurs contre 4000 actuellement.

Les travaux ont été interrompus à la suite d'un conflit entre l'Autorité du Canal (ACP) et le consortium constructeur dirigé par l'entreprise espagnole SACYR*. L'Autorité panaméenne refuse d'accepter un dépassement du coût des travaux s'élevant à 1.600 millions de dollars.

Si des négociations fiévreuses sont engagées, l'ACP paraît avoir la main. D'autant que les citoyens panaméens ont oublié toutes leurs querelles pour manifester leur soutien unanime à l'Autorité, symbole de souveraineté nationale. Les protestations des Etats-Unis ne font que flatter davantage la fierté nationale**. Soulignons que le paiement des prestations sociales aux 10000 salariés au chômage technique a été garanti par l'Autorité, de même que les rémunérations (par Sacyr) des travailleurs de la construction après négociation avec le syndicat.

Antoine Blanca

* Parmi les révélations de Wikileaks on a appris que le gouvernement américain avait donné pour instruction à ses diplomates d'empêcher 'par tous les moyens' l'entreprise espagnole Sacyr d'emporter l'énorme marché, afin de le faire attribuer à la firme US Bechtel.

** De 1903 à 1989 les Etats-Unis contrôlaient la voie d'eau et s'étaient appropriés une zone protégée échappant totalement à l'autorité du Panama. Les accords Torrijos( commandant la Garde Nationale)-Carter rétablirent la souveraineté de la République panaméenne sur le Canal et libérèrent la Zone qu'occupaient fonctionnaires et militaires US au mépris du Droit.

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 17:57

La Turquie vient de confirmer sa candidature à l'UE. François Hollande semble prêter une oreille attentive à cette aspiration d'un grand pays 'différent' de la majorité de ses membres. Il n'y a pas si longtemps j'étais personnellement favorable à cette adhésion. Ce n'est plus le cas. Le comportement de son Premier ministre, Tayyip Erdogan est en effet devenu inquiétant.

Si son parti islamiste a bien pris démocratiquement le pouvoir, il agit, chaque jour davantage, comme un despote. Il contrôle désormais directement la magistrature (à laquelle il interdit, par exemple, de mener à terme les enquêtes concernant la corruption, surtout si elle touche ses proches, voire sa famille); les forces armées, hier encore garantes de l'Etat laïc moderne instauré par Mustafa Kemal, Ata Turk, ont été purgées et ses généraux soumis depuis 2011 à un véritable chantage sur le massacre de 35 paisibles paysans kurdes pris pour de guérilléros du PKK; et surtout les services secrets(MIT) ont été renforcés, placés sous les ordres directs d'Erdogan et son Directeur accompagne partout le Premier ministre, même dans ses déplacements officiels à l'étranger.

On parle de plus en plus dans la région, à propos du régime islamiste, d'Etat moukharabat (service secret en arabe) qui qualifiait la police secrète dans des pays comme le Syrie ou l'Irak.

Heureusement la Turquie n'a pas (encore?) remis en cause son fonctionnement démocratique. Erdogan peut donc perdre les élections...

Antoine Blanca

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 11:17

On se pose souvent la question: où est l'extrême-droite en Espagne alors que des partis correspondant à cette idéologie prospèrent un peu partout en Europe? La réponse est simple: parce qu'elle vit dans le confort au sein du Parti Populaire, dont le chef, Mariano Rajoy, dirige le gouvernement et sa majorité parlementaire. Ce dernier tient compte de cette réalité: il vient, hier encore, de jeter en pâture à ses plus réactionnaires, les lois IVG votées par la précédente majorité. Une initiative réactionnaire unique dans un pays démocratique.

D'ailleurs les rejets de la droite espagnole lui sont bien spécifiques: le séparatisme catalan et le nationalisme basque, le sort des prisonniers ETA, en premier lieu ceux dont la libération est en cours, la pérennité des enclaves espagnoles au Maroc (Ceuta et Melille). Les dernières manifestations du néo-phalangisme espagnol visent davantage l'autorité de M.Rajoy lui-même et les ficelles pourraient être tirées par M.Aznar et son clan...

Pour l'essentiel la vraie extrême-droite de coup d'Etat, celle liée au militarisme s'est effondrée un certain 23 février 1981, quand la tentative des nostalgiques du franquisme s'effondra grâce à la force de la démocratie naissante incarnée alors par le Roi, chef des armées.

Depuis elle a cessé d'exister sous une forme structurée.

Antoine Blanca

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 11:36

Peut-être aurait-il fallu le faire avant (on aurait alors évité d'avoir l'air de céder aux manifs des ultra-cathos), mais la décision de reporter le débat parlementaire sur "la famille" est la sagesse même. Le gouvernement a déjà fait beaucoup en matière de changement de société et il est temps de marquer une pause. La majorité a ouvert trop de fronts en même temps. Le plus important, à mes yeux, demeure celui de l'Education Nationale. C'est le domaine le plus sensible pour les familles. Pour toutes les familles et tous ceux qui les composent. Le gouvernement est en train de marquer des points sur la question des rythmes scolaires. C'est le résultat de campagnes d'explication exténuantes pour le ministre Peillon, mais combien nécessaires.

Il faut les poursuivre sur d'autres terrains en s'efforçant de localiser à l'avance les mines traîtresses posées par une droite multiforme (la droite 'officielle' est un petit monde de guetteurs à l'affût de ce que feront des francs-tireurs inconnus de ses fichiers).

De toute manière la gauche gouvernementale ne pourra vraiment contre-attaquer qu'en marquant des points sur le terrain économique: croissance, commerce extérieur, chômage. Ces trois points étant d'ailleurs étroitement liés.

C'est là-dessus que doivent porter les efforts de ceux qui se battent autour de Hollande. Des succès raisonnablement espérés qui nous donneront un nouveau souffle.

Antoine Blanca

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 11:20

Les événements ne sont pas si lointains: au début de l'été 1984 le gouvernement Mauroy démissionna (à la demande du Président qui voulait l'apaisement) au terme d'une série de manifestations réussies des partisans de l'école privée contre les lois Savary appelées à consolider la laïcité dans l'enseignement. La droite descendant dans la rue en masse répond à l'exploitation perspicace d'événements favorables pour elle.

Les protestataires contre les lois sur le mariage pour tous s'appuyaient sur une réalité: les dites lois avaient été effectivement votées. Mais les manifestants du dimanche 2 février avaient été rassemblés sur la base de rumeurs mensongères inventées, et diffusées sur les réseaux sociaux, par les organisateurs. Tous les artifices sont bons, (j'utilise le présent à dessein), pour faire croire que François Hollande et la gauche veulent remettre en cause les fondements mêmes de la famille. Perfidie reprise officiellement par l'UMP (son chef nominal Copé) et qui est appelée à donner à la droite, en panne d'arguments qui lui soient propres, un thème à exploiter pour les municipales.

Manuel Valls a rapproché ces événements, successivement, aux Tea Party de la droite républicaine aux Etats-Unis, et à l'ambiance qui menaçait les institutions républicaines pendant les années 30 (avec son apogée le 6 février quand 'les Ligues' tentèrent de prendre d'assaut le Palais Bourbon).

Mais jouer des comparaisons est toujours un exercice risqué. Aujourd'hui la menace ne vient pas de ligueurs militarisés (Camelots du roi, Croix de Feu et autres), mais de la manipulation massive grâce aux réseaux sociaux. Utiliser la rumeur mensongère: ah! si Beaumarchais avait connu internet, quelle belle tirade aurait-il pu mettre dans la bouche de Figaro!

Toute cette agitation a pour socle central solide, les réseaux de l'intégrisme catholique. Voilà le véritable lien avec le récent passé: il ne s'agit pas, en 2014, de rapprocher les événements avec ceux de 1930. Mais bien avec ceux de 1984 qui aboutirent au départ de Pierre Mauroy de Matignon. A cette occasion aussi, on retrouvait l'intégrisme catholique. Et, au-delà, disons-le, la hiérarchie de l'église vaticane. Et tous les mamours faits par notre République au Pape (si simple, si sympa, ha, ha) n'y changeront rien.

Antoine Blanca

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Présentation

  • : Le blog de Antoine Blanca
  • : Blog politique dans le sens le plus étendu:l'auteur a une longue expérience diplomatique (ambassadeur de France à 4 reprises, il a aussi été le plus haut dirigeant de l'ONU après le S.G. En outre, depuis sa jeunesse il a été un socialiste actif et participé à la direction de son mouvement de jeunesse, du Parti et de la FGDS. Pendant plusieurs années il a été directeur de la rédaction de "Communes et régions de France et collaborateur bénévole de quotidiens et revues. Il met aujourd'hui son expér
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