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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 10:24

Ce n'est pas seulement la sourde querelle de chefs qui paralyse la droite française. C'est la stérilité qui caractérise leur pensée tant individuelle que collective. La remarquable prestation de François Hollande lors de sa conférence de presse ajoute à leur désarroi. Visiblement ils ne savent comment réagir...Deux exemples: Christian Jacob, président du groupe UMP de l'Assemblée, interpelle Valls en séance plénière: les escapades présidentielles en scooter sont-elles couvertes par les services de sécurité? Une réaction sans rapport avec les enjeux économiques et sociaux qui occupaient au même moment le Président devant la grande presse! Autre exemple: Bruno Lemaire, type même du gendre idéal, très sollicité en ces moments de disette conservatrice, s'exclame à propos de la relation amoureuse de Hollande avec Mme Gayet: "il ferait mieux de s'occuper de la France et des Français!". Digne d'une discussion électorale dans un préau d'école...

Ni la droite, ni le centre ne sont en mesure de dépasser le niveau de la critique primaire, sans être en mesure de faire des propositions. Les citoyens en concluent que ces personnalités, de Fillon à Copé, de Borloo à Bayrou, navigant sans boussole, sont dans l'impossibilité de gouverner.

Antoine Blanca

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 10:27

M.Màs, président de la Generalitat (parlement et exécutif autonomes de Catalogne) prétend réunir les conditions légales pour convoquer les citoyens catalans à un référendum sur l'indépendance. Il se heurte non seulement au gouvernement de Madrid (lequel brandit des articles de la Constitution), mais aussi au silence réprobateur de l'Europe.

Si le parlement de Barcelone a majoritairement appuyé la démarche référendaire, l'opposition au projet ne manque pas d'arguments. L'Europe qui se construit difficilement a-t-elle besoin de nouvelles complications comme la partition de Nations membres (l'Espagne avec la Catalogne, le Royaume-Uni avec l'Ecosse)? De telles aspirations séparatistes ne se justifient pas: en Catalogne, par exemple, l'autonomie de son peuple a été poussé jusqu'aux extrêmes limites. Au point qu'un Espagnol ordinaire a presque le sentiment de se trouver à l'étranger quand il visite Barcelone ou Gérone.

Nous sommes nombreux à penser, en Europe, qu'il serait déraisonnable d'aller au delà des frontières politiques et culturelles déjà atteintes.

Antoine Blanca

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 09:54

Si Al Qaïda n'est pas à proprement parler une organisation structurée avec un commandement vertical, elle est unie par une idéologie de combat fondée sur la double conviction que la lecture du Coran et des hadiths ne peut supporter aucune interprétation ou adaptation, et que la guerre sainte est le seul moyen de punir ceux qui ne se reconnaissent pas dans le sunnisme (les chiites et leurs semblables seraient donc des hérétiques devant être châtiés comme tels).

Les partisans d'Al Qaïda profitent de tous les conflits (Syrie, Liban, Irak par exemple) pour s'impliquer dans les combats avec leur force armée internationale (jeunes musulmans venus d'un peu partout vivre une aventure guerrière). En Irak par exemple les attentats anti-chiites ont fait 6000 morts en 2013.

Mais ne nous trompons pas: l'organisation fondée par Ben Laden n'est pas seulement une machine terroriste diabolique. Aujourd'hui elle aspire à prendre le contrôle d'un Etat et d'y imposer sa loi. Sans l'intervention salvatrice de la France, par exemple, le Mali aurait pu devenir un Etat salafiste et la base pour imposer la Charia dans les pays à majorité musulmane de l'Afrique. Dans un autre contexte les miliciens islamistes se sont emparés de la ville irakienne de Faloudja et ont pris provisoirement le contrôle de cette région.

L'Arabie saoudite, officiellement pays allié des occidentaux en général et des Américains en particulier, professe le même Islam qu'Al Qaïda. Le wahabbisme y est religion d'Etat. Plusieurs princes financent ouvertement Al Qaïda dans sa guerre contre les chiites. C'est dire l'embarras des autorités des pays du Golfe.

Heureusement la doctrine professée par Al Qaïda n'est pas parvenue à pénétrer les masses dans les pays musulmans. Les citoyens, dans leur immense majorité, rejettent la violence de la nouvelle guerre sainte et interprètent la prédication de Mahomet d'une manière toute différente. Humaniste pour tout dire.

Antoine Blanca

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 09:47

Les grands médias sont en train de ressusciter les vieux antagonismes nationaux, par exemple entre Français et Britanniques. Londres serait plus agréable que Paris et, désormais, plus visitée par les étrangers...Nos compatriotes seraient grossiers avec les touristes...nos grandes villes seraient sales et leurs trottoirs recouverts de crottes de chien...Je m'arrête là car l'énumération de nos tares serait infinie...

L'explication est double: cette malveillance d'une certaine presse étrangère, se manifeste chaque fois que la gauche est au pouvoir: n'oublions pas que la quasi-totalité des médias britanniques est contrôlée par un magnat australien ultra-conservateur. Quant à la presse allemande, elle dépend largement de groupes financiers basés surtout à Francfort.

Le second volet de l'explication: les correspondants de presse étrangers à Paris (les plus connus sont Anglo-saxons ou Germaniques). Ils vivent chez nous comme des coqs en pâte et feront tout pour y rester. Ils font donc ce qu'il convient en nous caricaturant pour complaire à leurs patrons furieusement anti-social-démocrates. Aussi cyniques que l'étaient, en des temps pas si lointains, les journalistes de la Pravda. Ils mentent pour continuer à vivre confortablement.

Bien entendu il est d'heureuses exceptions. Hélas, elles confirment la règle...

Antoine Blanca

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 10:28

Le socialisme français est réformiste depuis que Léon Blum a refusé à Tours les 21 conditions qui conditionnaient l'adhésion, en 1920, à l'Internationale communiste laquelle venait de voir le jour à Moscou. Blum allait préciser notre refus du socialisme autoritaire: et dans son discours du Congrès de Tours (fin décembre 1920), et dans son ouvrage de référence pour nous tous " A l'échelle humaine".

Mais sans attendre la rupture organique avec les communistes, les grands leaders du PS/SFIO, de Jean Jaurès (et son 'Armée nouvelle') à Jules Guesde (leader de l'aile ouvrière qui accepta de participer à un gouvernement d'union nationale pendant la guerre 14-18), étaient déjà réformistes. Aussi progressistes fussent-ils, les programmes du Front populaire comme celui de la Libération ou encore de 'l'Union de la gauche' de 1981, revêtaient un caractère réformiste.

Aujourd'hui presque tout le monde a adopté le terme anglo-saxon ou germanique pour qualifier cette démarche réformiste. Je pourrais toujours protester que 'social-démocrate' signifie 'démocrate socialiste' (par contraction de l'adjectif placé par la grammaire allemande après le substantif), je ne changerais rien à une terminologie commode et unanimement adoptée. Je m'y résigne.

Non sans rappeler aux étourdis que 'l'aveu' de Hollande dans sa dernière conférence de presse n'est pas un scoop. Comme la totalité des membres du PS le Président est réformiste. A l'intérieur de cette gauche, toutes les nuances sont possibles. Mais ceux et celles qui se prétendent toujours révolutionnaires, marxistes plus ou moins orthodoxes, mentent ou se mentent à eux-mêmes.

Antoine Blanca

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 09:38

Il n'existe pas, dans le monde occidental moderne, d'homme d'Etat capable de tenir tête à huit cent journalistes pour la plupart hostiles. De longues heures épuisantes pour le commun des mortels. Hier, mardi 13 janvier, François Hollande a fait une démonstration de maîtrise de soi, de connaissance approfondie des dossiers essentiels, tracé avec clarté les chemins de l'avenir tels qu'il les voit. Sans ignorer que toute marche en avant comporte des inconnues, est soumise à des conditions nationales et internationales. Tout ne dépend pas de la volonté des hommes.

On a pu sentir la frustration de certains de n'avoir pu parler chiffons avec le Chef de l'Etat: j'entends par là amours publics ou discrets, humeurs de 'première dame'. La légèreté d'esprit de certains médias tranche avec la gravité des défis économiques et sociaux auxquels la France doit faire face. Comme avec l'importance des interventions militaires en Afrique, aux côtés de contingents amis ou l'avenir d'une Europe unie dans un contexte de crise.

François Hollande a remis les choses en place avec autorité et compétence. Il ne s'est pas laissé détourner des sujets qu'il était venu exposer. Les journalistes ne peuvent honnêtement s'en plaindre: le Président est resté à leur disposition plusieurs heures, au-delà même du raisonnable selon ses proches collaborateurs. Une performance physique et intellectuelle digne du Livre des records.

Antoine Blanca

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 11:13

Le monde politique dans lequel je vis désormais déconcerte le passionné de vie publique que je suis depuis mon plus jeune âge. Fils de réfugié politique espagnol, je suis entré en politique aussi naturellement qu'un petit catholique fait sa communion solennelle.

La vie privée des dirigeants n'a jamais interféré ni dans mon action, ni dans ma réflexion. Tout près de moi, dans ma jeunesse, mon chef de parti, Guy Mollet, qui sera Président du Conseil, avait deux femmes: la mère de ses enfants, Odette, ne bougeait pas de sa bonne ville d'Arras où elle travaillait aux PTT; à Paris, sa femme (aujourd'hui sa veuve), Suzanne, était sa collaboratrice et confidente la plus intime. Personne ne donnait d'importance à cette situation. Plus tard j'enregistrais avec indifférence(ou avec un sourire amusé), les rumeurs concernant les aventures amoureuses de Kennedy, Giscard ou Chirac, et avec indignation les diffamations visant à détruire la réputation de Claude Pompidou (affaire Marcovitch).

En un mot j'ai toujours considéré que la vie politique ne devait pas entrer dans les alcôves, légitimes ou pas.

La campagne de presse (dans laquelle se complaît un quotidien comme 'Le Monde') visant les amours cachés de François Hollande me scandalise. Sans, hélas, me surprendre. Il reste que ce dernier devrait se décider à assimiler certaines réalités. La première d'entre elles étant que, à la place qu'il occupe et les médias étant ce qu'elles sont, rien de ce qu'il fait ou fera ne pourra rester secret.

Il est porteur, en tant que leader de la gauche française, de trop d'espoirs, pour risquer de les détruire en cédant à des tentations faciles.

Antoine Blanca

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 12:46

Nous sommes en droit de nous demander ce qui explique la réapparition tapageuse de Dieudonné sur le devant de la scène médiatique. Disparu depuis des années en tant qu'humoriste, son métier officiel, il s'était recyclé dans la provocation raciste. Le soufflé étant retombé, un nouveau spectacle, qui avait reçu un accueil surprenant de la part des gérants de salles Zénith du pays, s'est découvert, en outre, un public composite de sympathisants de ses idées, de curieux, d'amis du scandale.

Moi, ce que je veux dénoncer ici, c'est la mauvaise foi d'un personnage qui se prétend désormais simple ennemi du 'sionisme', mais pas antisémite à proprement parler. On passerait ainsi du racisme au politique. Habile, mais hypocrite et cynique.

A ceux qui pourraient tomber dans ce vieux panneau je rappellerai simplement: 1- que le sionisme, né des persécutions des Juifs notamment en Europe, n'est pas une doctrine englobant la totalité des Juifs; elle a même été âprement discutée et combattue parmi les ressortissants de cette communauté, où les laïcs étaient aussi nombreux que les religieux;

2- que les sémites appartiennent à une famille ethnique incluant les Arabes. Jusqu'à l'apparition de l'Islam, d'ailleurs, les Arabes de religion juive étaient les seuls (avant l'apparition du christianisme), à défendre l'idée du dieu unique face aux tribus adoratrices d'une mosaïque de divinités.

En réalité les gens appartenant à l'idéologie de Dieudonné veulent continuer d'opposer, dans le conflit du Moyen Orient, Palestiniens et Israéliens (bien aidés par les fanatiques des deux bords). Au lieu de favoriser l'application des résolutions de l'ONU pour la naissance d'une Etat palestinien susceptible de dialoguer, d'égal à égal, avec l'Etat d'Israél. Mais Dieudonné, est simplement un pratiquant du racisme antisémite.

Antoine Blanca

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 11:30

EN ce moment on cogite durement dans les bureaux de l'Elysée. Collaborateurs et amis proches du Président viennent partager avec lui le fruit de leurs réflexions et analyses sur le 'comment sortir de la zone rouge vif de l'impopularité'. François Hollande écoute chacun avec une attention qu'il souligne parfois d'un sourire qui se veut rassurant. Il engrange les suggestions. N'en rejette ni retient aucune en particulier. C'est qu'il a fixé depuis longtemps son cap. Sans être un homme buté par nature (il effectue des corrections tous les jours), il ne changera en rien sa stratégie.

Mais on saura bientôt si les faits lui ont donné raison.
En tout cas, l'impact de ces sondages négatifs ne se répercuteraient qu'à la marge pour les municipales. La qualité du travail effectué par les équipes sortantes comptera bien davantage et, de ce fait, le FN sera éliminé presque partout.

Il faut donc s'attendre à une certaine stabilité.

Antoine Blanca

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 15:48

Présenter l'Islam comme la religion comptant le plus grand nombre d'adeptes dans le monde, prêchant la guerre sainte, vivant mentalement au VIe siècle de l'ère chrétienne, incompatible avec toute idéologie moderne philosophique ou culturelle. C'est la démarche, à la fois hypocrite et commode, dans laquelle se complaisent tant les gouvernements occidentaux (et ceux qui les suivent), que la Russie et ceux qu'on appelait autrefois 'pays du Tiers-Monde'.

Mais en vérité, il s'agit de la position des extrémistes sunnites organisée en réaction à l'invasion de l'Afghanistan par l'URSS en 89. Elle a accouché de quelques monstres, dont le GIA algérien, heureusement liquidé depuis, les Talibans et Al Qaïda. A la louche cela doit représenter 0,01% de la umma, communauté des croyants que les pères fondateurs de l'islam imaginaient, avant d'être arrêtés par les chrétiens aux Asturies et à Poitiers, comme une immense famille cohabitant pacifiquement avec les deux autres grandes religions monothéistes. "A chacun de vous nous avons donné une voie et une loi! Si Dieu l'avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté", sourate 5, verset 48 du Coran qui voudrait indiquer la bonne attitude à adopter vis à vis des religions du Livre.

Cela ne survécut que quelques années à la mort de Mahomet et le Califat, créé pour être le recours et préserver l'unité, perdit toute autorité auprès de ceux qui pleuraient la mort d'Ali puis le martyr infligé à Hussein. Bref auprès de ceux que l'on appelle les chiites.

Mais jamais la guerre des mosquées n'a revêtu une telle violence, pris une telle dimension planétaire et entretenu de telles ambigüités sanglantes. Son ombre plane, lourde de menaces, sur tous les grands conflits universels. Aujourd'hui, par exemple, la richissime Arabie, sous prétexte de combattre le chiisme, finance Al Qaïda, organisation criminelle fondée par un sunnite wahabbite, fils de famille saoudien. Et le Chef chiite de l'Irak multiplie les massacres de sunnites. Lesquels répondent par des attentats de plus en plus meurtriers.

Voilà le panorama un peu caricatural de la pseudo unité des musulmans. Où pétrodollars et invocations divines se mêlent à des revendications territoriales...

Antoine Blanca

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Présentation

  • : Le blog de Antoine Blanca
  • : Blog politique dans le sens le plus étendu:l'auteur a une longue expérience diplomatique (ambassadeur de France à 4 reprises, il a aussi été le plus haut dirigeant de l'ONU après le S.G. En outre, depuis sa jeunesse il a été un socialiste actif et participé à la direction de son mouvement de jeunesse, du Parti et de la FGDS. Pendant plusieurs années il a été directeur de la rédaction de "Communes et régions de France et collaborateur bénévole de quotidiens et revues. Il met aujourd'hui son expér
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