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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 15:21

L'UMP de Copé avait cru habile d'organiser une séquence autocritique sur le dernier quinquennat. Visés? Ses concurrents directs pour l'investiture à droite en 2017. Ce sera un flop complet. Le vieux couple Sarko/Fillon, lui-même en pleine procédure de divorce, ne peut autoriser de tels déballages. Sentiment partagé par tous leurs anciens compagnons de route. Au moins quelque chose à partager...

Copé, président à temps partiel d'une UMP sansen inspiration ni souffle, est le seul à n'avoir rien vu venir. Comme le vent des réalités avait déjà emporté sa terriible menace à la gauche, lancée à Peillon depuis son banc en séance plénière à propos des rythmes scolaires: "renoncez à votre projet, sinon le peuple de France se lévera et vous demandera des comptes!". Le lendemain, tout le monde avait oublié sa menace qui se voulait dantonesque...


Se voyant égaré sur des terrains boueux, sans repère ni boussole, le conservatisme tente de distraire l'opinion en multipliant, à plusieurs voix, les déclarations  fracassantes.

Faut-il que l'exécutif se contente, face à des attaques misérables et infondées, de hausser les épaules avec dédain?.

Certainement pas. Car cette campagne de dénigrement, renforcée par une bonne partie de la presse et par une avalanche de sondages biaisés, vise essentiellement à freiner l'indispensable retour à la confiance que de nombreux indices concordants, nationaux et européens, rendaient possible. On organise le pessimisme, contre l'intérêt de la France et des Français.

 

Et le prétendu "Centre" de Borloo, lui-même en mal d'existence, accroché toujours à l'UMP comme un vieux wagon de queue à une locomotive à vapeur, s'essaie bêtement à la surenchère en "demandant à Hollande de réfléchir à une dissoution ou à un référendum".

Au moment où nous signons d'énormes contrats industriels (encore hier avec la République Sud-africaine), la droite et son mini-satellite pseudo-centriste plongés dans la mélasse des egos irréconciliables, prétendent confondre leur propre manque de perspective avec celui de la République.

 

Antoine Blanca

 

 


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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 10:30

Madame Carlotti fut nommée ministre-déléguée dans le but de la préparer à gagner la primaire marseillaise. Bien raisonné en théorie. Mais la suite des événements a fini par donner tort aux calculs des exécutifs. La réaction disproportionnée à son échec le confirme: l'intéressée n'était pas faite pour le job.

Je ne connais Samia Ghali que par ses propositions parfois délirantes touchant, par exemple, au déploiement des forces armées pour combattre les voyous et le crime organisé. Mais il est difficile de lui reprocher d'avoir bien structuré son club de supporters, leur déplacement en ville pour venir encourager l'équipe, la production de petits drapeaux à agiter sur les tribunes. La sénatrice des quartiers nord a mieux travaillé au corps son électorat potentiel.

La ministre-déléguée aurait dû aussi adapter sa démarche aux réalités marseillaises. A Marseille, comme autrefois au Sénat romain, tout élu important doit avoir sa 'clientèle'. Ce n'est interdit, ni par le Code civil, ni par les statuts du PS. Si les résultats et les comptes de campagne sont validés, chacun doit s'y conformer.

Cela ne m'empêchera pas d'espérer que Menucci gagnera le 2e tour. Et que l'an prochain la tonitruante Samia mobilisera ses troupes en faveur de son ancien concurrent des primaires. Tout lui sera alors pardonné.

 

Antoine Blanca

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 10:59

C'est sans surprise que nous venons d'avoir confirmation de la volonté, rendue désormais publique, du parti de Mélenchon ('de gauche') de ne conclure aucun accord avec son potentiel partenaire majeur, le PS, en vue des prochaines échéances électorales. Un choix qui, sans conséquences dramatiques immédiates prévisibles, constitue une rupture avec la logique établie depuis 1972...quand furent signés les textes fondateurs de l'union de toute la gauche comme base de conquête et d'exercice du pouvoir.

Nous avions parallèlement confirmation de la tendance, majoritaire dans presque toutes les villes de France, grandes et moyennes, du PCF, de conclure des accords avec ses partenaires traditionnels, PS, MRG, EELV, en vue des municipales.

Mélenchon choisit donc la rupture et l'isolement agressif. Il a trop d'expérience réformiste pour ignorer la vacüité de sa démarche. L'Europe, le monde, l'économie, sont devenus bien complexes pour que nous nous contentions de slogans et de drapeaux rouges pour tenter de réformer positivement la société, les rapports dans le monde du travail, les relations internationales.

La rupture voulue par Mélenchon nous touche surtout symboliquement. Et, en étant indulgents, affectivement.

Voilà en tout cas un camarade, venu des rangs du PS, qui s'est vu un moment en nouveau Vladimir Illich. Et qui devra se contenter de tenter de ressuciter Arlette Laguillier.

 

Antoine Blanca

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 15:40

Il a beaucoup été question du symbolique 'pacte républicains' grâce à une impertinence de Cécile Duflot. Impertinence calculée, nous le savons aujourd'hui, pour tenter de détourner l'attention publique du combat de chefs qui agite le microcosme écolo. Pitoyable quand on mesure la dimension des enjeux auxquels l'Exécutif, dont ils sont membres, est confronté quotidiennement.

Retenons seulement que Hollande n'a pas jugé opportun, politiquement, de considérer ce fort dérapage comme un motif de rupture à la solidarité gouvernementale.

Cette position peut d'autant mieux se comprendre que la droite dite 'parlementaire' est entrée dans une phase critique de division en une sorte de primaire sauvage entre Fillon, Copé et un Sarkozy sorti du bois. La presse se régale de l'aubaine, mais l'opinion juge ce débat personnaliste déplacé dans le temps. Hors sujet.

C'est pourtant au centre de ces querelles que doit être relevé l'authentique rupture du 'pacte républicain' par les principaux représentants de la première force d'opposition. Le trio Fillon, Copé, Sarko s'accorde pour dire publiquement qu'il ne voit aucune différence entre PS et FN. Blanc bonnet, bonnet blanc. C'est une aberration quand on se réfère à l'histoire, quand on se souvient comment, et par qui, ont été bâties nos institutions et celles de l'Europe. Celle que, précisément le lepénislme annonce vouloir dynamiter. 

Si l'on prend au pied de la lettre les prises de position des frères ennemis de la droite (Sarko avait déjà donné le 'la' pendant la présidentielle), ce sont bel et bien les fondements, sur lesquels reposent la démocratie moderne, que les figures visibles de l'UMP paraissent vouloir mettre en danger. Le fameux 'pacte républicain' précisément.

 

Antoine Blanca

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 10:49

On utilise désormais avec malignité ou naïveté la défense de la laïcité pour dénoncer, pêle-mêle, sans souci de vérité historique, communatarisme et pratiques religieuses.

Enfin celles concernant exclusivement les musulmans. L'extrême droite s'est engouffré dans cette brèche ouverte parfois par d'authentiques partisans des lois Jules Ferry et de celles de 1905. Laïcité et séparation des églises et de l'Etat. Tant de légèreté nous interpelle: fondamentalement la laïcité ne combat aucune pratique religieuse. Laïcité est avant tout ouverture et tolérance. Aujourd'hui, au nom de cette valeur historiquement essentielle de la démocratie française, le néo-fascisme veut nous entraîner dans l'arabophobie et l'islamophobie.

On l'avait déjà pressenti avec les dérives qui avaient marqué le débat sur le voile islamique. Pourtant les lois sont claires en France. Et appliquées sans grande difficulté dans la fonction publique. Le port du voile intégral est également condamnable. D'ailleurs cette pratique est très marginale dans chez nous. Pour constater la différence il suffit de traverser la Manche...

La petite communauté politique qui paraît avoir définitivement viré de bord est formée de quelques survivants du chevènementisme. J'en ai entendu 2 ou 3 ce matin à France Info, sans doute encouragés par l'ancien Dir'cab' du fondateur de feu le CERES, un incertain Philippot que le FN met à toutes les sauces. Si Chevènement et son outil sont morts politiquement, les thèmes qu'ils ont développés (contre la construction européenne en particulier) se portent encore bien. Et les 'fans' de ce que certains appelaient 'gauche du PS', les retrouvent sans peine au FN.

Ce qui facilitera nos efforts pour contraindre le Le Pénisme à définir ses propositions basées sur la manipulation des réalités et sur le double langage.

 

Antoine Blanca

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 11:26

Les contorsions d'une partie importante de la droite parlementaire à propos de la montée du FN font peine à voir. Qu'une Rachida Dati, invitée du Grand Journal de Canal+ hier soir, se fasse coincer par les journalistes et  parvienne, malgré tout, à refuser de dire quel serait son choix électoral  entre un représentant de l'extrême-droite et celui de la gauche parlementaire, ne dépasse pas le stade du pitoyable. A la mesure de sa légèreté d'esprit et de son inconsistance naturels. Mais que celui qui fut Premier ministre pendant les 5 ans de sarkozysme,  aujourd'hui aspirant déclaré à lui succéder, se laisse aller, avec plus d'emphase encore, à de dérives politiciennes similaires, peut inquièter bien davantage.

Fillon, l'ancien bras droit de Seguin, souverainiste avant de devenir le collaborateur d'un président sans principe, sera sans doute sanctionné électoralement par les siens.

Ceci étant, si la progression du FN me met en alerte orange, je ne suis pas pour autant persuadé de devoir bientôt courir aux abris. Après tout, sur le fond, il n'y a aucune proposition nouvelle du côté du néo-Le Pénisme. Marine ne fait dans 'le neuf' que très superficiellement. Et pas plus elle que son papa-Président-fondateur, ne peuvent offrir aux Français, si l'on finit par lire ce qui leur sert de programme, que de faire exploser les fondements de la société française, d'en finir avec l'Union européenne et de pulvériser notre diplomatie.

La situation de notre pays et la réflexion collective de notre citoyenneté ne justifieraient pas de tels recours aux extrêmes. Ceux qui osent faire des comparaisons avec les années 1930, sous la République de Weimar en Allemagne sont, soit des ignorants, soit des sensationnalistes sans scrupule.

Soit les deux choses en même temps.

Nous avons au contraire des raisons d'espérer que nos perspectives nationales et européennes sont plutôt prometteuses. Même si, aujourd'hui, les projets sont forcément complexes et si les expliquer exige un effort de pédagogie patient et déterminé.

J'entendais le peu scrupuleux M. Plenel (Mister Mediapart), donner des leçons sur Canal+: tout serait de la faute du gouvernement qui ne tiendrait pas ses promesses. Moi je défie quiconque de préciser quel engagement n'a pas été tenu, ou n'est pas sur la voie de l'être. L'heure n'est pas, il est vrai, à l'annonce de je ne sais quel "avenir radieux". Faut-il le regretter? Nous savons aujourd'hui à quels cauchemars ont conduit les rêves de tels 'avenirs'...

 

Antoine Blanca


NB: Brignoles, dans le Var, département qui ne fait plus de place à la gauche, n'est tout de même pas une commune représentative de tout le pays. En voix, le FN ne gagne rien. En revanche les 67 % d'abstention inquiétent davantage. Même dans une élection cantonale partielle.

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 10:41

La liquidation par la France et par ses alliés des troupes d'AQMI au Mali a obligé l'organisation mafieuse et terroriste à reviser sa stratégie dans la région. C'est ainsi que le recrutement de jeunes tunisiens et marocains pour le Djihad en Syrie est devenu une priorité. Tant Mohamed VI que le fluctuant gouvernement tunisien sont alarmés. Mais ce sont surtout les familles des recrues potentielles qui réclament des mesures urgentes: "nos enfants partent faute de perspective d'avenir dans leur patrie".

L'enlèvement par des forces spéciales US du cerveau al-qaïdien Abou Anas el Libi doit être aussi observé dans le cadre de ce changement de cap. Il a été capturé dans son pays, la Lybie, qui serait devenu le nouveau centre 'd'alimentation en troupes fraîches du djihadisme en Syrie'.

Bien entendu l'opération des commandos américains avait officiellement d'autres motivations: venger , 14 ans après les terribles attentats de 1999 à Nairobi et à Dar el Salam (257 morts dont 12 américains)*, des crimes majeurs restés si longtemps impunis. Mais avec la double neutralisation de El Libi et d'Abou Zoubaïr, l'émir des Chebabs somaliens, un coup est aussi porté  à un schéma dont le Lybien était le cerveau.

Abou Anas el Libi, 49 ans, est informaticien. Mais il est surtout, au milieu de l'ignorance crasse des leaders d'Al Qaïda, celui qui a bénéficié de la meilleure instruction religieuse. C'est l'une des raisons pour lesquelles Ben Laden l'avait appelé auprès de lui.

Organisateur de grands attentats, il n'avait pas moins demandé le statut de réfugié politique à Londres et il a vécu à Manchester. Scotland Yard l'avait bien arrêté, interrogé et...relâché, 'faute de preuves'. En 2000 il avait rejoint Ben Laden en Afghanistan. Puis, après la défaite des Talibans, il trouva curieusement refuge, lui l'ouléma** sunnite, dans l'Iran chiite. Pendant 10 ans...La chute de Kadhafi, la sanctuarisation du djihadisme dans une partie de la Lybie, lui avaient permis de revenir au pays. Où les 'services US' n'ont eu aucune peine à le répérer.

Cette actualisation me paraît utile pour mieux connaître le chef islamiste qui est désormais interrogé par "l'intelligence" US. Un homme encore jeune, moderne, compétent en matière de textes et d'histoire sacrée...Et capable de développer des actions spectaculaires susceptibles de réveiller un 'djihadisme' englué dans l'incompétence et la division.

 

Antoine Blanca

 

*  Les Ambassades américaines dans les deux capitales (Kenya et Tanzanie) avaient été totalement détruites. 

** Lettré en histoire et droit coranique

 

 


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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 15:08

En France, pour des raisons plus ou moins avouables, il semble que les mouvements de 20.000 Roms dans un pays de 67 millions d'habitants sont, par eux-mêmes, motif à inquiétude et à indignation. En oubliant qu'une Europe, bien décidée à chercher et à trouver des solutions économiques, sociales, et humaines convenables au problème, n'aurait pas de peine à le résoudre. Ce n'est pas encore le cas et notre ministre de l'Intérieur a raison de dire que les Roms venus de Bulgarie et de Roumanie n'ont pas vocation à s'enraciner en France: c'est dans le cadre d'un plan commun à l'UE et aux gouvernements de leurs pays d'origine que l'on progressera dans la bonne direction.

Vers 1494, en Andalousie, une population nouvelle, provenant de terres inconnues arrivait, elle, pour s'installer définitivement. Suivant les traces, aurait-on pu dire, des Rois catholiques Fernando et Isabel, qui s'étaient fait remettre les clés de Grenade par le dernier roi Maure. Deux ans auparavant.

Les Gitans n'ont plus jamais quitté la péninsule ibérique. Les racines qu'ils ont enfouies sont profondes. Ils ont marqué le pays sur tous les plans: le roman et la poésie, le théâtre et le cinéma, le chant et la danse, l'art de la tauromachie...Ils ont été une importante source de l'inspiration géniale de Federico Garcia Lorca. Relisez donc son 'Romancero gitano', quitte à le faire en Français...

Il n'empêche que pendant des siècles les Gitans ont été persécutés par les autorités et méprisés par les habitants de villes et de campagnes. "Paresseux, mendigots, voleurs de poules..." De grandes pancartes, à chaque porte de Barcelone, portaient cet avis aux XVIIe et XVIIIe siècles 'ville interdite aux Gitans, aux Murciens*, et autres gens de mauvaise vie"...

Aujourd'hui le monde Gitan est apprécié comme une richesse dans le vaste univers ibérique. Enfin...

 

Antoine Blanca

 

* Si le terme Murcien ne désigne aujourd'hui que les habitants de la grande ville de Murcie, le langage populaire l'a longtemps utilisé pour qualifier les colporteurs et les vendeurs à la sauvette.



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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 10:17

Les démocraties occidentales veulent faire souvent des pointes sur du fromage mou. Résultat...Elles ont été longtemps paralysées dans l'affaire égyptienne: Morsi est devenu un long moment un symbole du président élu, puis renversé par l'armée...Ignorant que l'immense majorité des électeurs avait fini par se raviser sur un vote aux finalités tronquées. Il devrait être clair pour notre diplomatie que l'avenir du plus grand des pays arabes passe par sa remise en ordre avec l'appui, encore massif et effectif, de la citoyenneté.

Outre un appui politique et moral, les occidentaux doivent contribuer à une aide alimentaire vitale. L'Egypte, premier importateur de céréales au monde, doit offrir à son peuple du pain à prix subventionné. Urgent. Car faute d'une solution rapide, nous serons confrontés à un drame régional de grandes proportions.

Derrière les Frères musulmans, en Egypte comme en Syrie, ou ailleurs dans les pays du Moyen-Orient, il y a toujours la mouvance armée inspirée par Al Qaïda. La France s'est ainsi trompée en proposant d'armer "l'armée syrienne libre" alors que celle-ci et ses représentants civils étaient déjà passés dans le cadre de réserve...

Je viens de voir que des 'troupes étrangères' ont attaqué et liquidé un camp de Chebabs somaliens près de Mogadiscio. C'est ainsi que l'on doit aborder le thème du djihadisme armé dans la 'Corne de l'Afrique'. Comme les Français l'avons fait victorieusement pour sauver le Mali.

Ma recommandation? Point d'états d'âme contre la violence des bandes terroristes fanatisées. Un choix clair, même s'il peut heurter, parfois, notre conscience démocratique. Une expression d'ailleurs intraduisible en langage al qaïdien ordinaire.

 

Antoine Blanca

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 12:42

L'Algérie déconcerte ses meilleurs amis.

Ainsi, quand le Président Bouteflika a été autorisé par l'équipe médicale à quitter Percy, l'hôpital militaire français où il avait fait l'objet de soins attentifs pendant plusieurs mois, il semblait entendu que sa succession était bel et bien ouverte. Pour ma part j'y avais cru au point que je m'étais livré au jeu du pronostic: "pour moi, ce sera Benflis", avais-je annoncé, me référant à l'ancien Premier ministre et, déjà, candidat malheureux à la présidence lors d'un précédent scrutin.

Tout cela répondait à une certaine logique: à 76 ans (en avril 2014, date de la consultation), malade, encore respecté, "El Azizi", l'aimé comme disent les membres de son 'fan-club', avait l'occasion de réaliser une belle sortie de scène.

Las! Le groupe de pouvoir groupé autour du 'jeune' frère Saïd a repris la main en vue d'assurer une nouvelle élection à Abdelaziz  Bouteflika.

Au cours de l'été un nouveau Secrétaire général du FLN a été investi (un homme du clan, plutôt médiocre, connu surtout pour ses gaffes diplomatiques). Amar Saadani  veille désormais sur l'ancien parti unique. Dans le même mouvement la camarilla de 'frère' Saïd a liquidé plusieurs ministres, dont celui de l'Intérieur. Sans prendre la peine de les informer de leur limogeage, encore moins de les remercier pour de longues années d'indéfectible fidélité.

Reste à faire en sorte que le projet de re-re-réélection, soit conforme à la Constitution. Bah! elle sera éventuellement amendée.

Un détail toutefois nous rappelle à la prudence: le principal intéressé, le Président en fonction lui-même , demeure silencieux sur ses projets, se contentant de laisser faire son frère Saïd.

A Paris on regarde tout cela de très près.

 

Antoine Blanca

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Présentation

  • : Le blog de Antoine Blanca
  • : Blog politique dans le sens le plus étendu:l'auteur a une longue expérience diplomatique (ambassadeur de France à 4 reprises, il a aussi été le plus haut dirigeant de l'ONU après le S.G. En outre, depuis sa jeunesse il a été un socialiste actif et participé à la direction de son mouvement de jeunesse, du Parti et de la FGDS. Pendant plusieurs années il a été directeur de la rédaction de "Communes et régions de France et collaborateur bénévole de quotidiens et revues. Il met aujourd'hui son expér
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