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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 11:19

Certains médias se sont plu à sur-dimensionner la portée de deux ou trois incursions dans le nord du Mali de groupes terroristes se réclamant d'AQMI. En vérité, si l'organisation en question, le gros de ses bataillons, a bien été liquidée par notre armée et ses alliés, il demeure que les frontières, dans cette partie de l'Afrique, sont trop poreuses pour que le 'mal' soit définitivement extirpé.

Il y aura pendant longtemps encore des unités terroristes opérationnelles. De leurs bases, en général nigériennes, elles conduiront des opérations ponctuelles dans les pays voisins. Essentiellement le Mali et l'Algérie.

AQMI, qui est aussi une machine mafieuse (contrebande de tabac, d'armes, trafics d'ôtages...), doit impérativement faire parler d'elle ne serait-ce que pour des raisons 'commerciales'. Des commandos sont toujours prêts à agir et leurs chefs sont généralement bien renseignés.
Mais cela ne signifie en rien que les islamistes armés sont de retour dans le Mali libéré. Ils sont, de temps à autre, de passage. L'avantage, c'est que l'armée malienne, désormais reconstituée, se voit contrainte à la vigilance constante, à se concentrer sur la défense du territoire. Au lieu de préparer des 'coups' pour prendre une place, au sein du governement, qui ne lui revient nullement.

Sur ce point essentiel, Hollande a aussi donné un sacré coup de main à la consolidation d'une démocratie vraiment représentative de la volonté du peuple.

 

Antoine Blanca

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 11:07

Le Président était choqué par le dérapage de Cécile Duflot: accuser le Ministre de l'Intérieur de porter atteinte au Pacte républicain relève de la manipulation ou de l'abus involontaire de langage. Pour ma part, j'ai eu beau tourner les déclarations de Valls à l'envers comme à l'endroit, je n'y ai pas trouvé matière à critique.

Nous sommes en présence de plusieurs vérités objectives:

La première consiste à rappeler que des citoyens roumains ou bulgares ont le droit d'aller et venir dans les pays de l'Union. Mais ce droit ne s'étend pas à leur installation permanente. La Roumanie et la Bulgarie n'ont pas encore été admises dans l'espace Schengen. Donc notre ministre s'est contenté de rappeler un fait.

Bien entendu, à côté de la brutalité des textes, il y a la part de l'humain. Nos collectivités territoriales s'efforcent toujours de trouver des solutions d'installation compatibles avec les droits de nos compatriotes. On a enregistré quelques succès. Il y en aura d'autres. Mais notre bonne volonté se heurte trop souvent à la complexité de ces mouvements de population plutôt nomade: les groupes pacifiques sont le plus souvent traqués par des petits mafieux qui organisent un microcosme vivant de larcins et montent des réseaux de mendicité à leur profit.

Le Ministre de l'Intérieur a, dans ces conditions, l'impérieux devoir de rappeler les uns et les autres au respect de la loi commune.

Où se situerait alors la rupture avec notre Pacte républicain? La ministre du Logement outrepasse ses droits en attaquant un collègue, en déformant ses propos, en banalisant le Pacte républicain, tout cela pour calmer les ardeurs de certains activistes d'EELV en mal de causes

 

Antoine Blanca.

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 11:57

Je fais partie de ceux qui ont du mal à comprendre les raisons qui poussent des millions d'Italiens à continuer de se blottir dans les bras d'un drôle de citoyen tel que Berlusconi. Quoi, un des peuples qui ont marqué le plus de leur empreinte notre histoire européenne, renouveler régulièrement sa confiance en ce manipulateur sans morale ni scrupule?

Il y a pourtant des raisons objectives à cela.

-- Tout d'abord, le 'cavalieri' est un grand professionnel de la communication. C'est comme cela qu'il a commencé d'être connu en France: un homme d'entreprise ouvert aux idées progressistes capable de secouer nombre de vieux cocotiers. En Italie il se construit en quelques années un empire dans le monde de la presse. Journaux, radios, télés.

-- A partir de là, il trace sa voie en politique sans se poser de cas de conscience. Il enfreint la loi, mais change cette dernière à son profit dès qu'il détient une part de pouvoir. Il a SES députés. Ils ne sont rien sans lui. On vient de le vérifier à l'occasion de cette dernière crise.

-- Les frasques dont il se vante volontiers, faisant cyniquement de bons mots à leur propos? Une bonne partie de l'électorat s'amuse de le voir défier le 'bourgeois'. L'Eglise? Berlusconi est un de ses membres bienfaiteurs!

-- Les dernières élections, cruciales aux yeux des Européens? Il a gardé son niveau de popularité, suffisant pour bloquer le système démocratique. Ce qu'il tente de faire aujourd'hui pour échapper encore à la justice.


Il a gagné des millions de voix en promettant la suppression de nombre d'impôts et de taxes. Une partie des classes moyennes continue de mordre, avec avidité, à ce hameçon factice.

 

C'est ainsi que peut réagir un peuple de grande tradiition culturelle.

Un peuple que, finalement, Berlusconi connaît bien avec ses qualités et ses travers. Comme il connaît toutes les ficelles d'un système politique et juridique compliqué. Jusqu'ici il a bien joué de ces connaissances. Même si le mot FIN est en train de s'inscrire pour cette grande aventure et l'aventurier de génie qui en est le héros douteux.

 

Antoine Blanca

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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 10:06

L'écologie a de multiples visages. L'un d'eux veut ressembler à  celui d'un parti politique. En France, après que l'expérience de vie commune ait été testée dans nombre de municipalités de gauche, le PS avait décidé de donner une autre dimension à l'union. Sous la baguette de chef de Martine Aubry, avec la cheftaine Verte Cécile Duflot en premier violon, un accord de gouvernement complet fut signé, des sacrifices furent demandés pour assurer aux écolos des groupes parlementaires. Certains ont trouvé l'accord bien généreux. Une apparence: l'accord s'est révélé être, malgré ses inévitables imperfections, l'une des clés de la victoire de François Hollande et de la gauche en mai 2012.

Mais cette cohabitation est un combat quasi quotidien. Le parti Europe-Ecologie-les Verts est une addition d'ambitions inassouvies, de mini-compétitions locales ou départementales au sein d'un microcosme se partageant entre idéalistes et politiciens gourmands. Les deux membres EELV du gouvernement divisent leur temps entre défendre leur action ministérielle, clé de leur crédibilité, et  se battre contre des "amis" voulant être califes à la place du calife: l'écologie électorale a une surproduction d'Iznogouds.

Le PS doit malgré tout continuer à faire une bonne place à leurs seuls alliés structurels. Même si, à l'approche des échéances électorales, des rapprochements se refont avec l'autre gauche, essentiellement avec le PCF.

Les mois qui viennent vont être occupés par de difficiles batailles électorales et les conflits internes vont être mis entre parenthèses. EELV a, pour sa part, déjà réglé beaucoup de comptes au détriment des ambitions les plus pressantes.

Un répit davantage qu'une trêve.

 

Antoine Blanca

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 11:47

Dans le débat politique, une saine polémique peut s'avérer enrichissante.

Dans la visite que le candidat Hollande avait effectué sur le grand site industriel lorrain de Florange, des pistes avaient été ouvertes vers la recherche de solutions. Elles portaient sur la sauvegarde du site industriel, des emplois et, plus ambitieuses encore, sur la réactivation des hauts fourneaux.

Le candidat Hollande s'était engagé à se battre, s'il était élu, pour les emplois et pour le grand site lorrain. A se battre avec opiniâtreté, détermination. Mais il s'était gardé d'assurer les travailleurs de sa certitude de réussir. Tout ne dépendait pas de l'Etat. Il y a un propriétaire, sorte de prince de l'acier à l'échelle mondiale. En France, son groupe représente par ailleurs 20000 salariés.

Une fois élu Hollande, comme il s'y était engagé, s'est battu avec toutes ses armes. Et il a fait prévaloir son point de vue sur deux points: l'emploi et le site. En revanche il n'a pas convaincu l'industriel sur la mesure la plus emblématique: le maintien en activité des hauts fourneaux. Cela ne figurait pas dans le projet stratégique planétaire de M. Mittal. Et les arguments du gouvernement français ne l'ont pas ébranlé.

Il demeure que la droite, la plupart des commentateurs, même les plus réputés, n'ont cessé de mentir, depuis plus d'un an. François Hollande n'a trahi aucun de ses engagements car il n'avait fait aucune promesse qu'il ne pouvait  tenir. Il a dit qu'il mettrait tout en oeuvre pour préserver le site et l'emploi. Ce qu'il a fait avec un certain succès. Mais les hauts fourneaux sont en train de s'éteindre. Dans la société qui est actuellement la nôtre, évoquer la nationalisation, totale ou partielle, d'un grand groupe serait un non-sens que l'on nous ferait payer très cher. Battons nous pour que la France reste un grand pays industriel et pour que nous retournions au plein emploi.

La polémique sur les meilleurs moyens d'atteindre ces objectifs est ouverte. Elle est même souhaitable. Mais pas l'utilisation massive du mensonge, actif ou passif. Condamnable quand elle concerne l'opposition, elle devient répugnante quand elle touche la partie la plus respectable, du moins le croyait-on, de la grande presse.

 

Antoine Blanca


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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 11:02

François Hollande, dans son entretien approfondi avec le président iranien, était aussi le porte-parole d'une Europe trop frileuse pour oser mesurer publiquement l'ampleur du changement en cours à Téhéran. Mais aussi, d'une certaine manière, d'un Barack Obama contraint, par la violence inouïe de son opposition, à n'avancer qu'avec une prudence extrême.

Les électeurs iraniens, eux, n'avaient pas hésité. Ils auraient pu se dire que Rohani avait grandi dans le système de la république islamique, qu'il n'était pas assez ouvert, pas assez moderne. Bref que c'était un mollah...Ce qui, a priori, n'est pas faux.

Ils ont eu un tout autre raisonnement. Le vote Rohani était le seul garantissant la rupture totale avec les aberrations d'Ahmadinajad et de ceux qui le soutenaient. En outre, pour aller jusqu'au bout du réalisme politique, le nouvel élu a le soutien du 'Guide suprême Khamenéi'. L'opposition avait donc pris, massivement, le chemin des urnes. L'Europe paraît avoir bien entendu la signification de ce vote empreint de maturité politique.

Le peuple iranien veut réintégrer la communauté internationale, redevenir un interlocuteur normal et non, seulement, une menace potentielle. Les citoyens de l'ancienne Perse souffrent beaucoup des conséquences des sanctions économiques, de l'exclusion dont leur nation est l'objet.

Il nous faut répondre à tant de réalisme avec un esprit d'ouverture.

La rencontre de New-York entre Hollande et Rohani est un premier pas dans la bonne direction.

 

Antoine Blanca

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 16:52

Quand la Somalie s'est effondrée, en tant qu'Etat constitué, les corsaires sont réapparus dans le détroit, rançonnant sur mer comme aux plus beaux jours de la marine à voile; et le grand banditisme  s'est substitué, sur terre, à toute autorité. Avant qu'un jour, une espèce de grand et gros moine enturbanné, inspiré par Allah et lorgnant vers Al Qaïda, distribue des 'kalachs' à des enfants et à des ados désoeuvrés, et leur dise qu'ils pouvaient tuer, torturer et voler tout leur saoûl, pour autant que ce soit  au nom de la Charia. S'ils avaient la chance de mourir en tirant des rafales, ils monteraient directement au Paradis. C'est ainsi que, lors de la prise d'un super-marché à Nairobi, les jeunes assassins épargnaient, nous dit-on, la vie de celui ou de celle capable de réciter un ou deux versets du Coran. Aujourd'hui ces assaillants savent qu'ils mourront jusqu'au dernier.

L'épisode sanglant qui s'achève dans la capitale du Kenya aurait dû être évité. Si l'armée et la police kényanes n'étaient professionnellement incapables et, surtout, si le pays était doté de services de renseignement dignes de ce nom.

Certes les bandits chebabs avaient fait le nécessaire pour se fondre au maximum dans une nombreuse communauté somalie. Mais leur comportement, leur langage, les armes et les munitions qu'ils dissimulaient mal, auraient dû attirer l'attention de "services" fonctionnant correctement. Il ne s'agissait pas d'une engin explosif planqué sous une voiture, mais de plusieurs groupes militarisés parlant une langue étrangère à tout dialecte pratiqué dans le pays.

L'image du Kenya, pays africain de premier plan, situé dans une zone stratégique maritime et terrestre ultra-sensible, va résulter durablement affectée par ces événements.

 

Antoine Blanca

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 11:26

La grande parade de chefs d'Etat et de gouvernement a commencé à New-York. Une opportunité que goûte particulièrement le Secrétaire Général de l'ONU, mais qui permet surtout des rencontres impromptues, de haut niveau, pouvant porter sur les sujets les plus brûlants du moment.

Cela va être le cas pour Hollande et le nouveau président iranien. Une épreuve du feu diplomatique pour ce dernier dont les activités vont être observées à la loupe. Pour le Français ce sera une deuxième visite à l'institution mondiale en sa qualité de Chef d'Etat.

Mais si la première avait été marquée par la curiosité de ses pairs et par celle de la grande presse (le côté pittoresque, voire picaresque, de Sarko avaient marqué les esprits), il n'y aura pas, cette fois, de bizuthage silencieux. Sa détermination dans l'affaire malienne,  la victoire finale (parachevée par l'élection démocratique d'un nouveau Président à Bamako), ont permis à tout une partie de l'Afrique de respirer plus librement. Une sorte d'apothéose.

Son intervention dans le calamiteux dossier syrien est aussi analysée de près par la communauté internationale: il a pris, le premier des occidentaux, partie. En reconnaissant le Conseil national syrien, en préconisant la livraison d'armes aux rebelles. Un patron qui décide. Et décide vite.

Cette prise de posiition a-t-elle été heureuse à défaut d'avoir pu être victorieuse? Il demeure qu'il a chaussé ses bottes de grand, quand l'Allemagne et les autres passaient robe-de-chambre et pantoufles en dégustant leur tasse de camomille.

En 2013 la venue, les actions et les entretiens de Hollande à Manhattan auront été regardés avec respect.


Antoine Blanca


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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 13:01

Les signes d'un malaise profond sont apparents.

Le Président Bouteflika est bien sorti de France avec le sourire d'un homme qui est parvenu à vaincre le Mal. Mais les Algériens ignorent toujours ses projets politiques. On estime en général qu'il ne sollicitera pas un nouveau mandat en 2014. Si cela était confirmé, on s'interrogera sur le rôle de l'ANP, cette armée fondement du système de gouvernement en place.

Le débat est en cours dans les cercles militaires. Quand le 16 janvier dernier des djihadistes venus du Mali, avaient pris le contrôle du site pétrolier et gazier d'Aïn Aminas(sud-est saharien), ils avaient mis en évidence les failles du système de sécurité sur un territoire immense où la SONATRACH (1), avec parfois des sociétés alliées britanniques ou norvégiennes, exploite des dizaines de sites de production. Tous vulnérables aux attaques terroristes. C'est dire l'importance du rôle de l'ANP et, en amont, de ses services de sécurité. Or l'attaque du 16 janvier a démontré que ces servies n'étaient pas aussi performants que par le passé.

Parallèlement à ces motifs d'inquiétude, nous notons le mécontentement grandissant des citadins vis-à-vis de l'apparition d'une sorte de nouvelle police religieuse. Avec la complicité de nombre d'autorités, ces miliciens ordonnent la fermeture de bars et de restaurants où on aimait, de temps à autre, boire un verre de vin entre amis. Sans jamais en abuser. Ces décisions brutales, insensées, se sont multipliées depuis le dernier mois de jeûne musulman.

Preuve que les extrêmes sont toujours présents et actifs à tous les niveaux du pouvoir.

Ainsi, au moment où l'Algérie a un urgent besoin de sérénité et d'unité nationale, on accentue le mal de vivre à l'approche d'importantes échéances électorales. Et alors que le terrorisme n'hésite pas à frapper au coeur du système économique.

 

Antoine Blanca

(1) SONATRACH, gigantesque société d'Etat ordonnée au temps de Boumédiène, qui devait contribuer à faire de l'Algérie une nation moderne industrielle.

 

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 16:15

François Hollande n'oublie pas que ce qui donne, politiquement, une supériorité à la France sur l'Allemagne est notre siège permanent au Conseil de Sécurité de l'ONU. La crise syrienne le rappelle opportunément chaque jour.

Il sait aussi que les élections de dimanche ne vont pas être favorables à ses amis SPD et que Barack Obama est en train de changer de stratégie dans le monde arabo-musulman, tout comme en Afghanistan. Notre président fait en sorte d'accompagner activement les changements qui s'annoncent. Les signes ne sont pas trompeurs concernant, par exemple, les relations USA/Iran. La Maison Blanche envoie, et reçoit, des messages à (et de) Téhéran destinés à conforter la position du successeur d'Ahmadinedjad. Une détente est en train de s'amorcer qui va libérer Washington de bien de difficultés.

D'autant que la sécurité énergétique, préoccupation essentielle qui motiva, par exemple, la désastreuse aventure irakienne, est désormais assurée grâce à la découverte d'importants gisements, loin des régions confluctuelles du Golfe persique.

La France va voir, du fait de sa nouvelle proximité avec les Etats-Unis, son rôle de plus en plus reconnu dans tout le bassin méditerranéen, l'Afrique occidentale et dans une Europe muette sur les grands dossiers.

 

Antoine Blanca

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Présentation

  • : Le blog de Antoine Blanca
  • : Blog politique dans le sens le plus étendu:l'auteur a une longue expérience diplomatique (ambassadeur de France à 4 reprises, il a aussi été le plus haut dirigeant de l'ONU après le S.G. En outre, depuis sa jeunesse il a été un socialiste actif et participé à la direction de son mouvement de jeunesse, du Parti et de la FGDS. Pendant plusieurs années il a été directeur de la rédaction de "Communes et régions de France et collaborateur bénévole de quotidiens et revues. Il met aujourd'hui son expér
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