Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 10:25

Les écologistes français participent depuis le 16 mai 2012 au gouvernement de la France. Une petite révolution pour ce groupe qui doit se libérer de sa tendance à céder à la facilité de la contestation permanente. Au moment où EELV commence à célébrer son 'université d'été' chacun de ses ténors éprouve le besoin de se manifester publiquement. Pour ses deux ministres la marge est étroite entre critique et devoir de réserve.

Les spéculations de la presse sur des désaccords entre Justice et Intérieur (un grand classique, quelle que soit la majorité au pouvoir), a peut-être sauvé la mise aux deux 'Excellences' vertes. La ministre du Logement s'est voulue positive: elle défend avec conviction les propositions prêtées à Mme Taubira. Celui en charge des politiques du Développement, pour sa part, se projette dans un hypothétique gouvernement dirigé par Manuel Valls. "Nous n'en serions pas!", annonce-t-il. Cette réponse anticipée à une question qui n'a pas été posée n'est, cependant, pas dénuée de substance. Elle s'adresse aux écolos de base:"rassurez-vous, nous n'accepterons pas un virage vers la droite autoritaire". Le jeune ministre s'en sort à peu près bien. Et peut remercier à la fois Valls et la presse qui bâtit des romans à partir d'infos partielles et de rumeurs.

Pour tout le reste, aucune surprise: Mamère râle et menace. Eva Joly, la candidate qui a si bien tiré son parti vers le bas, exprime réserves et mécontentement. On attend le sénateur Jean-Vincent Placé: il doit impérativement s'exprimer, lui qui se considère en réserve de la République...

Mais rappelons une chose: le véritable apprentissage du pouvoir par les Verts a commencé avec leur entrée dans les majorités muniicipales, départementales et régionales. Avec la gauche et, singulièrement, avec les socialistes...

 

Antoine Blanca

Repost 0
20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 12:23

Le Président Hollande a innové en demandant aux membres de son gouvernement de se projeter vers l'horizon 2025. Une bonne intitiative, à notre sens, qui témoigne de son désir de servir la France et les Français par delà les échéances électorales. Les cabinets des ministres vont faire du brain-storming. Et cela donnera des textes contenant des analyses et des propositions sur ce vaste et ambitieux projet.

Le moment venu le Chef de l'Etat tirera, en relation avec JM Ayrault, les éléments d'une synthèse constructive qui pourrait aider à mieux préparer l'avenir.

La presse est libre de spéculer sur les pensées et les arrière-pensées de chacun. A condition de ne pas confondre suppositions avec informations. C'est malheureusement ce que nombre de journalistes professionnels ne cessent de faire. Pour tenter de combler sans doute l'étendue de leur ignorance ou de leur incompétence.

Pendant plusieurs semaines, par exemple, la cible préférée de la presse avait été Pierre Moscovici: ce dernier se serait montré plus que léger dans la recherche de preuves de la fraude perpétrée par son collègue Cahuzac. Aujourd'hui on n'en parle plus. Simplement parce que ces allégations ne reposaient sur rien. L'essentiel était de parler et de faire parler.

Dans un tout autre domaine, ce sont aujourd'hui les ministres Valls et Taubira qui sont visés. Le Ministère de la Justice est loin d'avoir terminé de faire ses devoirs. Mais on fait comme si on savait, par avance, quelles seront ses propositions.
Quant à Valls, ses moindres déclarations sont travesties (qu'il parle de l'Islam en France, et on prétend qu'il considère cette religion incompatible avec la démocratie, ce qui est un très gros mensonge). On parle des recherches de son cabinet comme si on en faisait partie. N'ont-ils rien de mieux à faire ou à dire qui repose sur une base sérieuse...

Je ne suis lié personnellement ni à Taubira, ni à Valls. J'estime pourtant qu'ils ont droit, l'un et l'autre, à une information digne de ce nom.

 

Antoine Blanca

Repost 0
17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 11:13

Officiellement, l'appareil de l'UMP que contrôle Copé, va ouvrir un débat 'objectif' sur le bilan du quinquennat Sarkozy. Le fragile, provisoire, Président du principal parti de droite, dit céder aux demandes pressantes de personnalités de leur formation qui estiment le moment venu de regarder la réalité en face. Une démarche en apparence saine, qui devrait aboutir, si elle est conduite honnêtement, à des conclusions extrêmement critiques. C'est ça 'le droit d'inventaire'...

En réalité, à travers le quinquennat Sarkozy, Copé vise son véritable opposant à la direction du parti. A savoir celui qui fut Premier ministre pendant toute la durée du quinquennat, François Fillon. Celui qui se trouve sur le chemin de son ambition présidentielle.

En bon stratège, Jean-François Copé a déjà enterré politiquement Sarkozy. Il a fait le nécessaire pour que soient réunis les 11 millions d'euros que le candidat à la présidence devait verser à l'Etat. Le patron de l'UMP n'a rien à se reprocher sur ce point. Et il fera payer politiquement la facture à l'ancien maire de Neuilly qui avait déjà obligé la trésorerie à rembourser la Mairie de Paris le montant financier des irrégularités commises par Chirac en tant que maire de la capitale. A l'époque Sarko voulait neutraliser, en souscrivant à la demande de Mme Chirac, les humeurs d'un ancien Chef de l'Etat devenu rebelle.

Pour Copé, donc, Sarko, c'est fini...Reste Fillon. On va lui rappeler opportunément que les échecs sarkozystes sont aussi les siens.

 

 

Antoine Blanca

Repost 0
15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 10:34

Le bain de sang a finalement eu lieu. La Confrérie des Frères barbus le voulait dans le but l'utiliser comme arme politique. Les grands chefs, d'ailleurs inconnus du public, étant bien à l'abri, on a décidé de pousser la masse des pieux, misérables et anonymes, à consentir le sacrifice suprême. Combien de centaines d'hommes de pauvre condition sont morts? C'était voulu. On savait, à la direction des opérations que les gouvernements occidentaux allaient avoir leurs vapeurs, que les ministres civils se trouveraient dans une situation inconfortable (le vice-président El Baradéi a démissionné) et que les grandes ONG humanitaires allaient étaler leur souffrance.

Mais personne n'a saisi le Conseil de Sécurité de l'ONU et les occidentaux se sont contentés de communiqués sans véritable relief.

Selon mes infos: l'immense majorité des Egyptiens, las d'une instabilité qui dure depuis trop longtemps, souhaitent que les forces armées et de sécurité rétablissent l'ordre à tout prix. Le commerce et le tourisme sont en ruines. Et les Frères au pouvoir ont fait étalage de leur incompétence crasse. Quant au pacifisme de la Confrérie, elle est remise en cause par l'entrée en action de ses  groupes armés comme en témoignent la mort par balles d'une cinquantaine de policiers et par les attaques de postes militaires. Sans oublier l'incendie de plusieurs églises coptes. La communauté chrétienne égyptienne, présente dans le pays depuis deux millénaires, vit dans la terreur permanente.

Le but de cet article est d'alerter mes lecteurs sur les manoeuvres politiciennes d'une organisation islamiste qui n'hésite pas à sacrifier la vie des siens pour atteindre  ses objectifs de pouvoir absollutiste. Elle utilise la démocratie comme bouclier, sans croire à ses principes. Comme l'avaient fait, en leur temps, fascistes italiens et nazis allemands. Mon espoir est de voir le courant laïc se renforcer. Il a démontré son intelligence collective et ses capacités. Mais il est impératif de mettre fin à une dispersion organique synonime de faiblesse.

 

Antoine Blanca

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Repost 0
14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 16:58

Dans un gouvernement normal, cela fonctionne comme ça: un ministre qui veut attirer l'attention du Président, ou de son Premier ministre, sur un projet de loi en préparation, est en droit d'exprimer ses inquiétudes et ses propositions par écrit. Valls l'a fait par la voie régulière. Le document n'était pas destiné à être rendu public. Il l'a été par une main qui n'était pas habilitée à le faire... Et son contenu n'a surpris personne, tant les désaccords entre Justice et Intérieur sont communs à tous les gouvernements.

Les journalistes qui tiennent la 'maison' pendant la sécheresse du mois d'août sont friands de ce type de révélations recurrentes.

Bien entendu l'appartenance à un gouvernement n'empêche pas certains de ses membres de préparer un avenir personnel qu'ils espèrent radieux. Manuel Valls est de ceux-là. Il travaille beaucoup, communique beaucoup et se trouve fondé à espérer pouvoir présenter, le moment venu, un bilan positif de son action.

Il marque ses différences avec soin et une discrétion convenable.

Inquiète, la droite politique en a fait sa cible privilégiée. Mais elle a peu de chose à se mettre sous la dent...

 

Antoine Blanca

Repost 0
12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 13:15

Je viens d'entendre à la radio Olivier Dassault, héritier de la couronne et député de l'Oise. Ses propos ont fait remonter à ma mémoire le souvenir de ma première visite au Palais Bourbon, invité que j'étais à participer à une réunion. Le fondateur de la dynastie Dassault, Marcel, réclamait son vestiaire. On s'empressait de l'aider à enfiler son manteau. Un empressement bien compréhensible: le parlementaire, mettait discrètement dans la main du préposé un billet de 500 NF (nouveaux francs) plié en quatre. Malheureusement pour les employés de l'Assemblée, Marcel Dassault n'était pas un député assidu.

C'était un ingénieur aéronautique de génie. Et créateur de grandes entreprises remarquable. A sa mort son fils Serge lui succéda. Lui aussi parlementaire. Et quelque temps maire, très contesté, de Corbeil. Olivier est, comme on sait, député (le premier de la dynastie à avoir son brevet de pilote et à être officier de l'Armée de l'Air).

Quand on interroge un Dassault sur les raisons de leur attachement à la vie politique active, ils parlent d'amour de la démocratie, de désir de servir, de besoin de rester au contact des citoyens.

Conflit d'intérêt? Vous n'y pensez pas? La preuve qu'il n'y en a pas, répond Olivier Dassault dans une interview aujourd'hui dans France-Inter, c'est que je ne participe pas au vote du budget de la Défense. Aplomb Impressionnant. Son rôle dans les groupes d'amitié avec les pays du Golfe? C'est pour aider à une relation culturelle multiple. Chapeau, le philanthrope...Et membre de la Commission des Finances pour mieux servir la République...

En vérité les intérêts des entreprises aéronautiques Dassault sont étroitement liés à l'Etat français. Ce dernier a été, jusqu'ici, le seul client des excellents avions de guerre Rafale. Les ambassadeurs et anciens ambassadeurs de France en savons quelque chose: nous étions, sur instruction, d'actifs VRP pour les 'produits' Dassault. Les différents Mirage, d'abord. Puis, sans succès, les Rafale. C'était important pour notre balance commerciale. Et nous n'hésitions pas à agir comme si acheter 'Dassault' c'était, aussi, acheter Français.

Alors, messieurs les grands patrons d'entreprise qui avez curieusement échappé aux nationalisations de 1981, soyez politiquement plus décents. Ne prétendez pas que vos activités de parlementaire de droite sont purement désintéressées.

Personne ne vous croit.

 

Antoine Blanca

Repost 0
11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 10:33

La presse parle de 'relents de guerre froide'. Jugement inévitable. Mais les apparences sont trompeuses: Dans la crise provoquée par l'errance de Snowden, chacun joue simplement son rôle dans une comédie politique. Obama et Poutine en sont les vedettes de scène et nous, citoyens de la planète, les spectateurs friands de scènes de bravoure, la presse étant placée aux premiers rangs de la salle.


On assiste à une série de situations inévitables.


Inévitable l'escale de Snowden à Moscou. L'aéroport moscovite était le lieu idéal. A la fois pour se sentir protégé et pour attendre que lui soit offert un asile plus stable et durable. Le fugitif est trop astucieux pour s'installer à La Paz ou à Caracas.

 

Inévitable pour Obama d'accepter la décision de Poutine d'accorder asile provisoire à l'ennemi intime du moment de la Maison Blanche, à la veille d'un sommet bilatéral à Washington. On attendra bien un peu pour la célébration formelle. Mais le travail de  préparatoire a été fait par les ministres des Relations extérieures et de la Défense des deux puissances. Pratiquement, c'est ce qui importe...

 

Inévitable pour Poutine de se poser en chef d'un grand pays et de revendiquer, sans le dire expressément, l'héritage de l'URSS. La Syrie, par exemple, fait partie des rares points d'ancrage des Russes en Méditerranée. Au même titre que la partie de la Géorgie que Moscou contrôle toujours.

 

On a donc été témoins d'une brouille publique. On montre ses muscles, tout en poursuivant activement le dialogue derrière les rideaux de la scène. Quant à la représentation publique, elle aura lieu plus tard. Très bientôt d'ailleurs. L'une et l'autre des parties connaît bien son texte.

Parler de 'reprise de la guerre froide' permet à la presse de meubler les émissions d'information en une période de relative torpeur estivale.

Pas de quoi provoquer une tempête de sables sur les plages...

 

Antoine Blanca

 

Repost 0
9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 11:12

Les rares amis qui réagissent à tel ou tel de mes articles me reprochent souvent de délaisser l'actualité française pour l'étrangère. 

Reproche injuste en ce début d'été. Hormis la triste chronique des faits divers, la vie est bien morne sur l'Hexagone. Comme je ne fais pas dans la prévision météo et que mes incursions dans le sport concernent ses évolutions financières et sociales, je continue de puiser mon inspiration dans mon petit domaine réservé: la politique intérieure et l'extérieure, les événements internationaux. Je n'ai jamais dissimulé mon engagement (Blog inter-socialiste), mais je me force à prendre de la distance pour observer l'actualité avec un maximum d'objectivité.

Côté politique française et européenne, reconnaissons que le coeur de la saison estivale n'est pas propice aux commentateurs. Les plus connus sont d'ailleurs en vacances...Que dire, sinon que François Hollande, en renonçant pratiquement à tout moment de repos, fait preuve d'opiniâtreté dans la défense pédagogique de sa politique. Il est dans son personnage et dans sa logique. 

Ceux qui le connaissons ne sommes pas surpris par sa démarche.
Optimisme exagéré selon la presse, du moins la partie qui secoue encore sa torpeur. Mais elle serait prompte à dénoncer des renoncements s'il adoptait un discours différent?! Notre président est un homme de conviction qui ne se contente pas de clamer un optimisme de façade: il met tout en oeuvre pour que ses annonces se transforment en réalité.

La droite, fatiguée de se démener pour payer les dettes électorales laissées par Sarkozy, fait donner son arrière-garde parlementaire pour, curieusement, critiquer par avance une amélioration des indicateurs économiques et de ceux du chômage. Amélioration qualifiée, avant même son apparition, de factice.

A croire que le conservatisme ne veut pas que la France puisse se mieux porter.


Côté politique extérieure, les événements se bousculent, souvent sanglants. Ils concernent surtout des pays arabophones. Guerre civile en Irak entre gouvernement à majorité chiite et terroristes sunnites qui disposent d'une réserve de kamikazes en apparence inépuisable.

Guerre civile destructrice d'hommes et de chef d'oeuvres monumentaux en Syrie. Deux points essentiels: Bachar el Assad est en position d'imposer l'avantage de ses armes, face à une opposition, désormais dominée, militairement, par les islamistes proches d'Al Qaïda. Ce qui signifie que, même défait sur le terrain, le terrorisme continuera à tuer et à détruire.

En Egypte je pense que l'immense majorité du peuple rejette la confrérie des frères musulmans. On va vers un régime autoritaire dominé par les militaires. Mais dont la dureté sera atténuée par un gouvernement qui comprendra une bonne partie de l'élite de l'Egypte. Il n'y aura pas de retour au système Mooubarak.

 

Antoine Blanca

Repost 0
7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 11:13

Le monarchie marocaine est-elle disposée à devenir constitutionnelle? Une affaire judiciaire vient, de manière inattendue, de rappeler l'ambigüité institutionnelle dans laquelle vit ce pays qui nous est, dans beaucoup de domaines, si proche. Il n'y a pas si longtemps un tel débat eut été inconcevable. Le roi, qui se prévaut de la qualité de Commandeur des Croyants estimait, peut-être sincèrement, être allé aussi loin que possible en autorisant des élections plutôt libres et la nomination d'un gouvernement tenant  compte de la diversité de la représentation nationale.

Mais le monarque n'est pas allé au bout de sa démarche. Avec un naturel apparent, il a continué d'user et d'abuser d'un important domaine réservé. Et les initiés de se demander à quel moment un mouvement populaire allait se manifester pour réclamer la fin de l'équivoque institutionnelle. Celle qui fait que personne ne sait vraiment où se trouvent les limites du pouvoir personnel de Mohamed VI.

L'affaire de la grâce (une mesure sans précédent dans le pays) accordée, au milieu de beaucoup d'autres, à un condamné (de nationalité espagnole), pour pédophilie a été l'élément déclencheur. C'est du côté de la population la plus éduquée que la révolte a éclaté. Et cette colère, quelles que soient les apparences, n'est pas prête de s'apaiser. C'est la dignité même du peuple marocain qui est en cause. Comment tolérer que, dans certains cercles de l'Europe aisée, le Maroc se soit converti en un pays où tout est permis aux riches qui peuvent ainsi s'offrir les plaisirs les plus pernicieux. Le pédophile espagnol, qui a failli échapper à une condamnation lourde, n'est que la partie visible de l'iceberg. Quand on en a les moyens, on peut tout se permettre entre les murs d'un séduisant riyad de Marrakech. Le Roi aura beau tenter de se défausser sur quelques hauts fonctionnaires qui auraient surpris sa bonne foi, personne n'a la force de le croire.

Il est temps pour la régime de Rabat de se transformer en une authentique monarchie constitutionnelle.

 

Antoine Blanca

Repost 0
6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 11:04

Officiellement le régime laïc mis en place dans les années 20 par Mustapha Kamal devenu Ataturc, père des turcs, est toujours en vigueur. Le premier ministre islamiste Recep Tayyip Erdogan lui-même ne fait de déclaration solemnelle que sous un énorme portrait du fondateur du nouvel Etat. Celui qui proclama la séparation des églises et de l'Etat, remplacé l'alphabet arabe par le latin, européainisé le port des vêtements et modernisé les programmes scolaires et universitaires.

Mais en réalité, depuis la victoire du parti islamiste aux élections on avance à grands pas vers l'abolition de la République laïque. Après la réparession des grandes manifestations populaires contre le Premier ministre, on vient de passer à une nouvelle étape de liquidation des principes kémalistes. Le procès qui vient de s'achever à l'intérieur de la prison de Silivri, construite expressément pour encadrer la répression contre les adversaires du nouveau pouvoir, a été organisé pour mettre hors-circuit les militaires (jusqu'ici considérés comme gardiens de la laïcité), les intellectuels, hommes politiques, journalistes. En tout 275 accusés, dont l'ancien chef d'Etat-Major de l'Armée (prison à vie). Les peines ont été extrêmement lourdes.

En principe il s'agissait de frapper les membres d'un complot de haut vol. Le problème est que, selon nombre d'observateurs, l'accusation a été montée de toutes pièces. Après cette sorte de "procès de Moscou" le gouvernement à direction islamiste s'oriente vers une dictature du Premier ministre Erdogan.

Nous avons donc des raisons d'être inquiets.

 

Antoine Blanca

Repost 0

Présentation

  • : Le blog de Antoine Blanca
  • : Blog politique dans le sens le plus étendu:l'auteur a une longue expérience diplomatique (ambassadeur de France à 4 reprises, il a aussi été le plus haut dirigeant de l'ONU après le S.G. En outre, depuis sa jeunesse il a été un socialiste actif et participé à la direction de son mouvement de jeunesse, du Parti et de la FGDS. Pendant plusieurs années il a été directeur de la rédaction de "Communes et régions de France et collaborateur bénévole de quotidiens et revues. Il met aujourd'hui son expér
  • Contact

Recherche

Liens