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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 12:16

En France le jeûne de Ramadan prendra fin mercredi soir 7 juin. Le lendemain ce sera la fête Al Fitr. Aïd al Seghir, la petite fête comme la nomment les Algériens. J'avais eu la chance d'avoir, dans mon enfance, un maître privé. Très tôt j'avais appris l'alphabet arabe, la construction de phrases courtes ayant le plus souvent un contenu comique. Cela faisait mieux passer la médecine. Cheikh Ahmed était un homme cultivé et plein d'esprit. Il était le dernier vivant d'une ancienne famille, vénérée pour sa connaissance des textes sacrés. Il aurait pu avoir des raisons de tristesse. Mais il était conscient qu'il ne pouvait s'en prendre qu'à son addiction pour le jeu. Des richesses qu'il avait héritées, il ne lui restait que sa maison et une fastueuse garde-robe traditionnelle. Quand il déambulait dans les rues, les petits algériens venaient embrasser un pan de son burnous ou de sa kachabia.

Familier de l'arabe classique il ne me parlait, heureusement, qu'en langue dialectale.

A l'époque du jeûne il se référait au Ramadan comme à un mois de retenue et de générosité vis-à-vis des plus démunis. Il condamnait les accès de colère provoqués par la faim et la soif. Le Ramadan c'était la recherche de la paix et de l'amour des autres.

C'est une tout autre pratique que préconisent les intégristes, un secteur du salafisme. Ceux qui font appel à une guerre sainte qui ne doit pas connaître de trêve. Cette année 2013 les musulmans ne se sont jamais autant massacrés entre eux pendant le Ramadan. En Irak, en Syrie, en Egypte...Qu'aurait dit mon ancien maître Cheikh Ahmed, homme au regard compatissant. Je pense à lui en ce moment, à celui qui m'a appris non seulement les rudiments de sa langue, mais encore ceux du Coran et des hadith. Désireux de communiquer sa connaissance, jamais sa religion. Pour lui, sans doute, l'Islam était une foi de tolérance et d'échange. Peut-être était-il en avance sur son tem

Espérons que ce soit le cas.

 

Antoine Blanca

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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 11:59

Alors que les Etats-Unis, et quelques uns de nos plus proches partenaires européens fermaient, pour un temps indéterminé, leurs ambassades au Moyen Orient et en Afrique du Nord, la France n'a fermé 'que' celle du Yémen. Ces mesures de précaution extrêmes ont été prises à la suite de la déclaration d'un vieux religieux barbu, successeur de Ben Laden à la tête d'Al Qaïda.

La disproportion des forces est stupéfiante: d'un côté quelques unes des plus grandes puissances du monde, avec des forces armées, de sécurité et de renseignements impressionnantes; de l'autre une espèce de gardien de mosquée manipulant quelques centaines de guerriers, dont quelques poignées de kamikazes. Mais surtout Al Qaïda est une "marque" qu'utilisent des groupes indépendants de toute autorité centrale. C'est le cas d'AQMI en Afrique. Il y en a une quinzaine d'autres, du même type, à travers la planète.

Combattre ces gens-là nous oblige à maintenir, voire à développer, nos équipes de renseignement et d'action. Sans leur travail en amont, souvent en relation avec les services de pays amis de la région, nous n'aurions pas réussi au Mali. Aujourd'hui François Hollande a attendu d'avoir un dossier complet sur la potentialité du danger couru par notre ambassade au Yémen, pour décider de sa fermeture temporaire. Mais ce sont tous nos postes diplomatiques de la région qui sont en alerte rouge.

Ces dispositions finissent par coûter très cher. En temps et en argent.

S'agissant de Al Qaïda, heureusement, le rejet du monde musulman est massif. Refuge de jeunes cherchant une cause extrême à laquelle se consacrer (et pour laquelle mourir), la "marque" terrifiante fondée par Ben Laden est pourtant considérée par les Etats-Unis comme l'ennemi principal.

En quelque sorte à la place de soviétiques!

 

Antoine Blanca



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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 11:50

Pour la première fois depuis que la crise a éclaté en Egypte, -- opposant le monde pluriel de la nouvelle laïcité, Armée et police, à la confrérie islamiste des 'Frères', -- une personnalité occidentale a condamné la nature anti-démocratique de ces derniers. Un virage d'autant plus important que la diplomatie européenne multiplie les visites politiques (rencontre avec Morsi lui-même) qui encouragent la stratégie, simpliste, mais astucieuse, de la confrérie, consistant à faire valoir qu'elle incarne, seule, la légitimité démocratique.

Cetre forme d'intégrisme électoral a failli conduire, dans les années 90, l'Algérie à la dictature bête, méchante et sanguinaire des 'barbus', plonge aujourd'hui la Libye dans un chaos qui profite à Al Qaïda, et place un pays qui nous est proche, la Tunisie, dans une situation dramatique et, économiquement; ruineuse. Un intégrisme électoral qui avait, en 1933, installé Hitler au pouvoir pour donner à son pays un visage de mort qui avait peu de chose à voir avec le programme qu'il avait présenté aux électeurs.

Les islamistes sont incapables d'administrer une commune de manière moderne. J'ai étudié de près la pratique du FIS algérien après son triomphe dans les élections locales. La Mairie était devenue une sorte de centre social de la mosquée. On embauchait par poignées, avec des petits salaires, des talibans parfaitement ignorants. Sous prétexte d'application de la Charia, on travaillait sans projet et sans budget. Quand ces gens-là furent sur le point de gagner les législatives j'applaudis personnellement la décision d'interrompre sine die le processus, la dissolution du FIS et l'arrestation de ses principaux dirigeants. J'applaudis la résistance du peuple tunisien et de sa petite armée pour tenter de sauver le pays du chaos absolu.

En Egypte l'union de l'Armée et du peuple laïc est en train d'être réalisée. C'est nouveau et n'a rien à voir avec la dictature Moubarak. Il s'agit de mettre d'abord les islamistes hors d'état de nuire, de stabiliser ensuite le pays et son économie, d'organiser enfin des élections, une fois les premiers objectifs atteints.

 

Antoine Blanca

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 11:48

Hier j'entendais une interview d'un citoyen romain de base, après la symbolique condamnation de Silvio Berlusconi. Il se lamentait ainsi: "que fera demain l'Italie sans un dirigeant comme Berlusconu; vous verrez qu'on le regrettera!" Autour de moi on se récriait d'indignation en entendant une telle sentence. Ces propos étaient pourtant dans la droite ligne des plus récents événements électoraux en Italie. Revenu en politique alors que nous l'espérions éloigné à jamais de la chose, le célèbre milliardaire milanais, avec son nouveau parti, avait obtenu plus de voix que le Parti démocrate.

En France Bernard Tapie continue de bénéficier d'un bon taux de popularité. Comme son homologue transalpin, l'ancien patron d'Adidas est parti de presque rien pour devenir très riche. Meilleure recette pour réussir: ne reculer devant aucune manipulation, jouer à fond la carte des médias, acheter des entreprises à bon prix, et les revendre très cher en jouant sur les failles du système.

Ces gens-là n'ont aucun scrupule. L'essentiel est de séduire. Aussi bien un homme du peuple qu'un Président du Conseil ou un Président de la République. L'un est l'autre se sont fait acclamer dans les stades de foot. A Milan comme à Marseille. L'un et l'autre ont vécu à nos dépens...

Ils me rappellent le slogan gagnant d'un gouverneur de Sao Paulo, un 'turco' du nom de Maluf. Lui aussi devenu milliardaire: "Maluf est un voleur, c'est le plus grand voleur du Brésil. Mais il fait des choses!!!"

 

Antoine Blanca

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 11:53

La population indienne mapuche du Chili manifeste avec force, parfois avec une certaine violence, le refus du traitement injuste auquel elle estime être soumise. Cette population indigène est mal connue en Europe; et la presse latino elle-même s'intéresse rarement à ce peuple. 

Heureusement le rapporteur spécial de l'ONU pour les Droits de l'Homme vient de tirer la sonnette d'alarme. Ben Emmerson, s'adressant à une assemblée de la CEPALC (Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes, siège latino de l'ONU à Santiago), vient de demander au gouvernement chilien de reviser sa loi anti-terroriste adoptée par la dictature pinochétiste. Elle ne devrait plus s'appliquer aux manifestations "mapuche". Il y a quelques mois un carabinier a titré à balle réelle sur un dirigeant indigène. Sa mort a contribué à approfondir le mécontentement de l'ethnie.

Qui sont-ils, ces Mapuches? C'est le peuple qui habitait Araucania, cette partie extrême du sud de l'Amérique, quand les Espagnols sont arrivés. Ils ont des revendications historiques (concernant les terres, l'accès à l'eau...) et de plus actuelles (la reconnaissance de la langue mapuche et la sanctuarisation des sites traditionnels). Les survivants araucans sont 500.000, alors que dans l'intégralité du Chili les Mapuches sont 1,5 M. Soit 10% des citoyens chiliens.

Mais sont-ils considérés vraiment comme des Chiliens à part entière? A la question, certains mouvements répondent par la négative. Il faut toutefois souligner que l'ethnie est très divisée dans l'action et la réflexion. Et que beaucoup reconnaissent la validité des réformes déjà réalisées par les gouvernements de gauche et de centre-gauche. Il demeure que le rapporteur spécial de l'ONU a raison en réclamant la révision complète de la loi anti-terroriste héritée de Pinochet. Mais attention: Michelle Bachelet va arriver qui corrigera tout cela...

 

Antoine Blanca

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 11:30

Nathalie Kosciuscko-Morizet, qui n'oublie pas qu'elle a été la porte-parole de Sarkozy lors de la dernière présidentielle, est persuadée d'être une championne en communication. L'image de la droite en général, et de la parisienne en particulier, étant fort dégradée, elle vient de choisir l'image du tigre mangeur d'hommes pour sa campagne dans la capitale. "Qu'on ne se trompe pas, a-t-elle fait savoir, je suis une tueuse!"

Diantre, ont pensé les zoologues, revêtir la peau d'un tigre du Bengale, alors que l'espèce est classée dans la liste des "en voie de disparition" peut s'avérer mortel. La tueuse s'est d'ailleurs fait durement remonter les bretelles par Jean-Pierre Raffarin en personne: "on ne fait pas de la politique pour tuer, mais pour aimer". Un direct dans sa dentition carnivore. L'ancien Premier ministre, inaugurait sa fonction de leader de la droite végétarienne...

De fait, NKM est toujours plus à l'aise dans un salon du 7e arrondissement, à picorer des biscuits anglais en prenant le thé avec des gens de son monde. Bien entendu, elle est déjà descendue dans la jungle du populaire, comme maire de Longjumeau (Essonne). Où elle a appris à forcer un peu sa nature BCBG.

Mais Paris est une proie d'une tout autre dimension. C'est par défaut qu'elle y sera chef de la droite, les vedettes annoncées s'étant défilées.

Malgré cela son métier de tueuse, elle l'a inauguré sans dépasser les limites de son département de l'Essonne: "si les Français aiment Manuel Valls (ex-député et maire d'Evry, ndlr), c'est parce qu'ils sont fatigués de Jean-Marc Ayrault". Curieux raccourci. Qui a fait un flop monumental.

C'était d'ailleurs plus cérébral que carnassier...

 

Antoine Blanca

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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 11:33

Cet été de Ramadan, les climatiseurs marchent à fond dans les palais officiels algériens. Ce qui s'y discute ce n'est pas tant le choix du nom du successeur de Bouteflika, que les moyens de sa désignation. Ce n'est pas chose aisée: lors des trois dernières présidentielles Etat-Major de l'Armée et DRS (Sécurité militaire) s'étaient accordés sans trop de peine sur la personnalité de l'actuel Chef de l'Etat. C'était en 1999 un sexagénaire, pas trop mal en point physiquement, à la fois civil et proche de l'ANP, avec une exceptionnelle expérience internationale, autrefois collaborateur préféré de Houari Boumédiène. 

Aujourd'hui l'homme possédant le profil souhaité, susceptible de ratisser large politiquement, serait un brillant quinquagénaire préparé pour affronter de prévisibles difficultés dues à une baisse des recettes énergétiques. Or une telle rareté n'existe pas, du moins acceptable par les 'sages'. Au nombre de ces derniers, il faudra compter sur Bouteflika lui-même. Il a fait savoir urbi et orbi qu'il ne tolérerait pas d'être tenu à l'écart des débats décisifs.

Finalement tout se jouerait entre une petite poignée d'anciens premiers ministres, tous âgés de plus de 60 ans. Bientôt septuagénaires en général.

Ce qui frappe, sans surprendre pour autant c'est que:

a)  d'une part, la popularité électorale des futurs candidats compte moins que les appuis dont elles pourraient béneficier dans le premier cercle du pouvoir;

b)  le parti de l'indépendance, le FLN, n'est jamais mentionné en tant que tel dans les notes confidentielles en circulation restreinte, même si tous les favoris en sont membres.

Bien entendu cela ne signifie pas que les citoyens seront privés d'une véritable élection pluraliste. Les électeurs choisiront bien leur homme, in fine, mais ils le feront à l'intérieur d'un panel établi par les 'sages'. Il y aura aussi un vrai débat politique, même si l'auto-censure n'en sera pas absente. Cet usage d'une large liberté d'expression vaut pour la presse écrite (qu'elle soit quotidienne, hebdomadaire ou en ligne).

Pour notre part nous nous appuierons volontiers sur la lecture des articles de fond de El Watan, Alger, et du Quotidien d'Oran. Sans compter la richesse de ma correspondance privée avec d'anciens collègues diplomates en poste en Algérie.

 

Antoine Blanca

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 11:01

La nature de notre relation avec l'Afrique, et plus précisement avec les pays autrefois colonisés par la France, est en train de prendre un tournant historique. Le rôle du Président Hollande est essentiel. Il convient de souligner la détermination qui a été la sienne pour sauver le Mali (et la région) du cancer islamiste, celle qu'il a démontré pour que des élections libres se tiennent sans délai (avant la fin juillet, chose faite), sa capacité à faire pression sur  l'ONU pour qu'elle mette sur pied la MINUSMA avec ses 12000 hommes, mission militaire chargée de prendre la relève des soldats français, sa force de conviction déployée auprès de la communauté internationale pour que 3,5 milliards de dollars d'aide à la recostruction du Mali soient collectés qui seront remis au nouveau pouvoir démocratiquement élu.

Voilà qui s'apparente aux travaux d'Hercule.

Auparavant, quand les combats contre la barbarie s'intensifiaient, le président français avait obtenu le précieux concours des forces armées de pays frères: celui du Tchad s'est avéré particulièrement précieux.

Et surtout la France a donné l'exemple d'un comportement solidaire. Nous sommes venus au Mali à la demande des Maliens. Nous avons puissamment contribué à liquider l'ennemi destructeur. Nous sommes aujourd'hui en train d'aider au rétablissement d'un ordre constitutionnel, à la reconstruction de l'administration, des forces armées et de sécurité.

Les 500000 habitants du nord qui s'étaient refugiés dans le sud, fuyant les occupants, vont pouvoir revenir, retrouver leur maisons.

Mais, parallèlement, nous avons  fait savoir sans ambigüité que nous ne voulons pas rester dans un pays libre. On ne fera pas payer la solidarité par le néo-colonialisme. Nous sommes des frères, pas des tuteurs. Désormais la France présente en Afrique un tout autre visage. Celui de la République.

 

Antoine Blanca

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Celui de la gauche. Internationaliste, pas interventionniste.

 

Antoine Blanca

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


M

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27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 11:09

Se convertir à la religion musulmane est une chose. Le faire pour pour que cette démarche serve de  justification à la violence criminelle est une tout autre affaire. Les organismes spécialisés estiment qu'en France, l'année dernière, on a compté 250 conversions parmi des jeunes d'origine chrétienne. Dont une centaine aurait entrepris des démarches en vue de gagner des camps d'entraînement d'Al Qaïda dans la 'zone tribale' du Pakistan, frontalière de l'Afghanistan.

Du point de vue statistique, c'est infime. Aussi infime que l'étaient les adhésions au groupe Action Directe il y a une trentaine d'années. Mais nous pouvons nous demander si nous ne sommes pas confrontés à un même besoin, pour une minorité, de libérer un besoin de violence qui peut se révéler criminelle.

Il n'est pas aujourd'hui de groupe armé islamiste, au Sahara (AQMI), infiltrés dans l'opposition syrienne, salafisme armé au Nigéria, qui ne compte 2 ou 3 spécimens de convertis. L' "al qaïdisme" ne les recherche pas spécialement. Et ses groupes refusent même leurs services quand ils ne sont pas spécifiquement utiles.

S'il se confirme que l'assassin de deux députés tunisiens de gauche était bien un français salafiste converti, cette version de "l'utilisation des comptences" serait illustrée. Car à Tunis l'assassin était effectivement un tueur expérimenté. Un professionnel d'une certaine manière. Son apparence européenne aurait pu aider à tromper la vigilance des passants et des voisins.

Ces 'convertis' ne répondent pas à un besoin spirituel. Ils ont, m'a dit un membre du conseil des oulémas* de Paris que ce type d'individu a beaucoup de mal à justifier les raisons de leur conversion. L'important est leur adhésion à une interprétation très contestée du djihad, celle qui donnerait un droit religieux de tuer l'infidèle.

Sans aller jusqu'à l'extrémisme armé, observons le comportement de Mickael, le converti de Trappes qui accompagnait une femme entièrement voilée (en contravention avec la loi). Interwiévé par un reporter télé il n'a pas tardé à démontrer le vide absolu de sa connaissance de l'Islam. Dont les préceptes se limiteraient, selon le personnage, à ordonner que les femmes portent une burka (ou son équivalent). Il aurait eu bien de mal à préciser sur quelle sourate ou quel hadith il se fonde. Un observateur indépendant n'aura pas tardé à conclure à sa totale ignorance.

 

Antoine Blanca

 

* les oulémas sont des experts de la loi islamique. Les conseils locaux qu'ils peuvent former, sont purement consultatifs.


NB: on utilise, par nécessité, les termes de "salafisme", ou de "djihadisme" un peu trop librement. Un salafiste est a priori un simple intégriste. Comme les catholiques ont les leurs autour de St Nicolas de Chardonnet. Ce n'est pas pour autant, tous, des assassins potentiels.

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 11:30

L'élection présidentielle du 28 juillet au Mali devait impérativement se tenir à la date prévue. En accord avec la France qui est légitimement désireuse d'avoir un interlocuteur démocratiquement élu par les citoyens. Il était impensable d'accorder de nouveaux délais: en d'autres termes, un renvoi aux calendes grecques.

La seule ville où la commission électorale est encore confrontée à de difficultés est Kidal, dans le nord du pays, à proximité de la frontière avec le Niger. En dépit de l'accord signé le 18 juin entre les autorités maliennes, Touaregs du MNLA* et un autre groupe armé touareg, les tensions demeurent. C'est que satisfaire tous les groupes en présence s'avère proprement impossible. Le peuple touareg, par exemple, considère que les frontières ne devraient pas exister qui séparent des gens de la même culture et de la même origine. Revendication impossible à satisfaire au regard de la loi internationale.

Dans ces conditions toutes les parties en présence devraient, de bonne grâce ou non, participer au scrutin. Ce dernier est bien encadré par des agents spécialement formés et bien motivés. La Commission électorale, reconnue comme impartiale, par toutes les parties, proclamera des résultats légitimes.

Le pays, au lendemain des drames qui l'ont secoué dans ses profondeurs, et à même couru le risque d'une partition, aspire à la paix et à la sérénité.

La victoire de la France sera bientôt complète: elle l'est déjà sur le terrain militaire et sur celui de la renaissance d'un véritable Etat malien doté d'une armée reconstituée. Il restera à consolider la cohabitation entre populations de l'extrême nord du pays. Mais là, c'est l'affaire des seuls maliens.

 

Antoine Blanca

 

* MNLA, Mouvement national de libération de l'Azawad


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Présentation

  • : Le blog de Antoine Blanca
  • : Blog politique dans le sens le plus étendu:l'auteur a une longue expérience diplomatique (ambassadeur de France à 4 reprises, il a aussi été le plus haut dirigeant de l'ONU après le S.G. En outre, depuis sa jeunesse il a été un socialiste actif et participé à la direction de son mouvement de jeunesse, du Parti et de la FGDS. Pendant plusieurs années il a été directeur de la rédaction de "Communes et régions de France et collaborateur bénévole de quotidiens et revues. Il met aujourd'hui son expér
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