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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 10:22

 

Heureusement, quand nous avons célébré le bi-centenaire de la prise de la Bastille par le peuple de Paris, Mitterrand était Présisent, et il avait fait en sorte que la fête soit revêtue de tout son symbolisme révolutionnaire universel. Imaginez un Giscard à la tête de l'Etat, un aristocrate de pacotille qui aurait aspiré à l'être pour de vrai! Nos compatriotes eux-mêmes avaient besoin de se recycler: la Fête Nationale, c'était avant tout un jour férié, un défilé, des feux d'artifice et des bals populaires, du moins ceux qui avaient survécu aux temps modernes. Déjà pas mal, mais nettement insuffisant.

Le 14 juillet 1789 a été le début de l'idée internationaliste. Même si cette notion ne portait pas encore de nom. Un peuple se libérait et appelait les peuples de la Terre à suivre son exemple."Tyrans, descendez au cercueil!", exige "le Chant du départ" que l'on chante désormais trop rarement. La Marseillaise, loin d'être un hymne sanguinaire est une déclaration de guerre à tous les rois et princes qui s'étaient ligués pour détruire la Révolution. Ce sont les armées du peuple qui se lèvent, les volontaires de Paris et des provinces qui appellent leurs frères d'Europe à se reconnaître dans les vertus révélées par les Sans-Culotte. Et à abattre les monarques oppresseurs.

Quand nous applaudissons le défilé de nos soldats, nous nous souvenons aussi de ces Soldats de l'An II qui s'étaient donnés ces Chefs-Citoyens qui deviendront des généraux et des Maréchaux d'Empire.

Moi, fils de républicain espagnol exilé en France, ai eu la chance d'être éduqué

dans le culte du symbolisme révolutionnaire de la Prise de la Bastille. Mes grands parents paternels s'étaient mariés à Alicante un 14 juillet, et les invités avaient chanté La Marseillaise en espagnol à la fin de la cérémonie. Le témoin s'était exclamé: "Viva la Repùblica!", et la petite foule avait ponctué par un cri unanime, "Viva!". Alphonse XII était alors sur le trône d'Espagne.

Et tout cela n'était pas dû au hasard...

 

Antoine Blanca

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 10:57

A droite il leur faut improviser pour éviter la panique absolue. On passe à la hâte la sébile. Il y a suffisamment de riches à l'UMP pour que la trésorerie sauve provisoirement les meubles. Ce qui nous permet de revenir à l'essentiel: le conflit, encore inavoué, mais qui sera bientôt révélé, opposant Sarkozy à Fillon.
Si l'ancien président avait renoncé à  la politique, il n'aurait pas provoqué la réunion des chefs, forcément ultra-médiatisée, avec son discours comme unique point de l'ordre du jour. En relisant le propos sarkozyen on voit qu'il était destiné à freiner séchement les ambitions de François Fillon pour 2017. Grosso modo il lui a dit: "mon bilan est aussi le tien. Alors, ferme-la..."

L'ancien Premier ministre a assisté, en spectateur muet, à cette mise en garde. Il peut pourtant être satisfait: il ne reste, face à lui, qu'un seul adversaire, Sarkozy lui-même.

Le duel Fillon-Copé a bel et bien été gagné par le Sarthois parisianisé. En abandonnant la présidence de l'UMP au député-maire de Meaux, il a paru faire une concession de taille. Fausse impression. Copé va devoir se dépatouiller seul avec un parti ruiné. Déjà endetté à hauteur de 44 millions d'euros, il vient de voir le trou se creuser des 11 millions que l'Etat ne remboursera pas pour la dernière campagne présidentielle. Une calamité dont l'imprévoyance et la folie de grandeur de Sarkozy sont les sources uniques.

Ce dernier, et tous les hauts grades du principal parti de la droite, se disent solidaires. Et mettent modérément la main au portefeuille. Mais les temps s'annoncent durs pour un chef UMP bien démoralisé. Il a le sentiment d'avoir perdu sur tous les tableaux.

Fillon, lui, est regaillardi à la veille de la longue bataille qui s'annonce. Son récent conflit ouvert avec Copé lui a permis de compter ses troupes. A l'Assemblée il avait constitué, pour quelques jours, son propre groupe bien fourni. Un bon coup de poker. Une petite démonstration de force. Copé est devenu un canard boîteux. Sarkozy, lui, est parti retrouver Carla au Cap Nègre. Quant à Fillon, il est déjà doucement en campagne et fait figure de favori.

 

Antoine Blanca

 

 

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 12:19

J'entends beaucoup d'amis dire: les footballeurs gagnent trop d'argent. En quoi seraient-ils coupables. Ils jouent, par la force des choses, sur le terrain du système capitaliste. Les rois du ballon rond sont simplement payés au prix du marché. Ils sont une marchandise entre les mains de leur agent de commerce. C'est ce dernier qui négocie le montant d'un transfert, les détails du contrat et...s'indemnise grassement au passage.

Aujourd'hui personne ne paraît choqué quand on dit: le PSG (ou l'AS Monaco) a acheté ou vendu un tel ou un tel. A commencer par les intéressés. Un vocabulaire de marchand d'esclaves.

En foot le professionnalisme existe depuis des décennies. Mais le club pro a été longteps organisé, pour l'essentiel, autour du 'Centre de formation' et de l'attachement du joueur aux couleurs de son équipe. Les grands noms provenaient des 'centres de formation'. Longtemps celui du FC de Nantes a été respecté dans le monde entier. Quant à l'attachement à un club, avec son poids de sentimentalisme, il se concrétisait dans certaines grandes équipes comme Reims, Saint-Etienne, Nantes, Marseille. Des vedettes restaient fidèles à leur club formateur (cas du stéphanois Herbin) durant toute leur vie professionnelle. La moyenne de fidélité était de 5 à 6 ans.

Aujourd'hui Paris ou Monaco fonctionnent comme des entreprises industrielles. Le PSG compte heureusement des milliers de supporteurs fidèles. Cela atténue un peu le règne absolu de l'argent. L'ASM quant à elle n'a pratiquement pas de supporteurs et joue souvent dans un stade Louis II aux 3/4 vide. Les gradins ne se peuplent que lors des derbys, avec Nice ou même Marseille. Jusqu'à une date récente c'était le Prince qui comblait les déficits. Rainier par exemple disait vouloir que la principauté offre toute sorte de divertissements à ses riches résidents: des jeux de hasard aux concerts philarmoniques, du tennis au football de haut niveau. Aujourd'hui Son Altesse Sérénissime ne peut plus suivre la mise. L'ASM était descendue en 2e division. Elle a été achetée par un oligarque russe. Depuis ce dernier recrute des joueurs parmi les plus grands de France et de Navarre et prétend concurrencer Paris, le champion...Nous verrons bien si le public suit. Monaco sera de toute manière un challenger redoutable.

Les autres sports, collectifs ou individuels, ont tous cessé d'être pratiqués par des amateurs ou des semi-professionnels. Tous nos athlètes sont sponsorisés.

La loi du libéralisme brutal a fait son oeuvre.

 

Antoine Blanca


NB: cela ne m'empêchera nullement d'aimer le foot avec une fraîcheur presque infantile...

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 11:52

En France on en parle peu: la droite espagnole est en état d'alerte rouge. Depuis avant hier soir, à Madrid, Luis Bàrcenas, trésorier pendant vingt ans du Parti populaire, celui qui gouverne le pays, vient de passer sa deuxième nuit en prison. Il était arrivé au Tribunal dans une luxueuse limousine noire, costume bleu ciel taillé sur mesure, manicuré, regard assuré, courte pose pour les photographes. Il est ressorti, quelques heures plus tard en fourgon cellulaire. Sa mise en examen est devenue mise sous les verrous. Son avocat a renoncé à le défendre. 

La panique a gagné le gouvernement. A commencer par son président, Mariano Rajoy. Son prédécesseur de droite, Manuel Aznar, dort mal, lui aussi. C'est qu'en 20 ans (1991-2011) on apprend beaucoup de choses, on devient l'homme qui en sait trop. D'où son attitude arrogante, celle de l'intouchable. Les juges madrilènes, après un an et demi d'instruction d'un dossier particulièrement lourd, se sont chargés de le détromper. Douloureux. La prison, ni Luis Bàrcenas, ni le PP ne s'y attendaient.

Mais la meilleure instruction de l'affaire a été menée par deux grands quotidiens: El Pais et El Mundo. Bàrcenas a succombé a une accumulation de mensonges prouvés. Mais, dans le dossier publié par ces journaux, les bénéficiaires du système mis en place par l'ex-trésorier, sont tous les hauts responsables du grand parti de droite. Ce qui a été qualifié de 'comptabilité B' du PP' a été rendue public. Selon ce document tout le monde a touché de très grosses primes mensuelles (non déclarées, bien entendu) pendant les périodes passées dans l'opposition. Y compris l'actuel chef du gouvernement, Mariano Rajoy.

Les juges comptent en savoir bien davantage, maintenant que Bàrcenas, qui ne veut pas tomber tout seul, s'est mis à 'chanter'.

Abandonné par son défenseur, le prisonnier est à la recherche d'un autre grand du barreau....

Si l'un de vous connaît quelqu'un???

 

Antoine Blanca

 

 

 


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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 10:04

Des lecteurs me disent: "Change de disque. Tu nous lasses avec ton Brésil et ta Dilma ! Combien d'articles leur as-tu consacré en un mois?" Lassitude non justifiée dans la mesure où je me suis donné pour objectif de vous éclairer sur les thèmes d'actualité que je juge importants. Je mets à votre service quelque compétence et une longue expérience de la chose publique et des questions internationales. Le Brésil est un géant: qu'il sombre dans le désordre, l'anarchie, et nous serons tous affectés.

Or la presse française s'est montrée affligeante dans sa présentation des récents événements. Après avoir chanté les louanges de la Présidente Dilma et de son prédécesseur et camarade de parti, l'emblématique Lula, il avait suffi de la descente dans la rue de quelques dizaines de milliers "d'indignados" pour que la grande puissance américaine* s'effondre. Je citerai par exemple l'excellente revue Courrier International. Dans son édition hebdomadaire on accablait l'exécutif de Brasilia d'articles extraits de la grande presse, tous défavorables. Et, parallèlement, le hasard  faisant mal les choses, la même revue diffusait un numéro exceptionnel à la gloire du Brésil, soulignait ses succès, et couvrait de louanges ses dirigeants. Le grand écart...

Je ne pouvais qu'exprimer, à mon tour, mon indignation: certes les sujets de mécontentement sont nombreux et réels, mais c'est encore la majorité présidentielle actuelle qui est le mieux à même de les affronter avec succès. Des manifestants politiquement invertébrés ont, pendant quelques jours, énumèré les problèmes. Une sorte d'inventaire à la Prévert. Dilma Rousseff, elle, loin de fuir ses responsabilités, annonce publiquement comment elle va les résoudre. Si beaucoup de leaders se sont cachés sous la table( maires des grandes villes, gouverneurs d'Etats) en attendant que ça passe, la Présidente, elle, n'a cessé de dialoguer, d'expliquer, de proposer. La crise  née dans la rue s'est dénouée en quelques heures, avec la joie de la victoire de l'équipe de foot nationale (3 à 0 face à l'Espagne) en finale de la Coupe des Confédérations.

Aujourd'hui 68% des citoyens soutiennent les propositions de leur leader: consultation populaire pour changer le système politique et électoral, pour améliorer concrétement la protection sociale (santé, éducation, transports publics, lutte contre la corruption). Dilma à qui on reprochait d'être à la fois peu loquace et autoritaire, passe désormais son temps à dialoguer avec tous les interlocuteurs qui ont quelque chose à dire.

Si la révolte s'est éteinte d'elle-même, comme elle l'avait prévu, cela n'a pas ralenti son action, sa quête d'ouverture. Elle sort renforcée de cette drôle de crise.

Elle sera réélue en 2014.

 

Antoine Blanca

 

* Le Brésil est le pays le plus vaste et le plus peuplé, après les Etats-Unis, du continent américain.

 


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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 13:41

Sarkozy est en train de payer au prix fort sa difficulté à choisir. Ce sont les circonstances qui lui imposent un retour en politique. Par une porte dérobée. Une réunion de Bureau politique de l'UMP destinée à étudier la meilleure manière de réparer les dégâts budgétaires que sa gloutonnerie a causés. Il n'avait pas d'autre choix.

Souvenons-nous: déjà au cours de la campagne présidentielle, qu'il allait perdre, il avait été contraint d'avancer d'au moins trois semaines l'agenda qu'il avait prévu pour annoncer son entrée officielle dans l'arène. Sarkozy est presque toujours débordé par l'événement. A vouloir tout embrasser en même temps, on est bousculé par l'histoire. Lui, c'est par les petites histoires.


Pour parvenir au sommet de l'Etat, il lui a certes fallu avoir du talent. Le sien a été celui de saisir toutes les opportunités qui se présentaient, les petites bien sûr. Une addition de petits échelons peut faire une grand escalier. Et conduire à une belle avenue. C'est ce qui arriva en 2002. Un Chirac réélu avec les honneurs d'une gauche malheureuse, n'avait pas de successeur. Le balladurien Sarko avait comblé le vide.

Mais pérorer pendant cinq ans devant une petite cour d'adorateurs, moquer, en fin de règne, le physique de son futur adversaire, développer des dons d'acteur de mélodrame devant des foules fans de ce genre théâtral, changer de stratégie politique en fin de parcours pour tenter de sauver les meubles, ne font pas les grands hommes.

Aujourd'hui, ce n'est pas  Sarkozy qui a quitté le Conseil Constitutionnel. C'est ce dernier qui l'a poussé dehors.
Pour siéger désormais, à droite de Copé, au Bureau d'une UMP en haillons. Lors des réunions de la plus haute Cour de la République, il faisait des cocottes en papier. Désormais il aura peut-être un partenaire de jeu: on le dit imbattable aux morpions.

 

Antoine Blanca

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 12:08

En Algérie, au début des années 90, l'ANP* a interrompu par la force, entre les deux tours d'une élection législative que les islamistes radicaux allaient, inéluctablement, remporter. Les militaires ont ainsi empêché ce qui allait permettre Al Qaïda sous le masque du  FIS**, de contrôler un vaste et puissant pays du Maghreb. La démocratie électorale était certes bousculée. Mais à postériori les Algériens disent: "nous l'avons échappé belle".

En Egypte les islamistes ont gagné grâce à leur cohésion  face à une majorité laïque dispersée. Aujourd'hui, ce sont des millions de cairotes qui, par des manifestations toujours plus détermnées, qui ont fait appel à la force armée contre les vainqueurs électoraux d'hier. L'immense explosion de joie qui a accueilli l'annonce de la déposition de Morsi, ne peut tromper: la démocratie de la rue a plébiscité l'intervention militaire. Alors? Devons-nous avoir mauvaise conscience?

Comment annalyserions-nous, avec le recul du temps, une intervention de la Wehrmacht qui aurait démis et emprisonné le Chancellier Adolf Hitler, légalement intronisé en 1933 avec 33% des voix? Le national-socialisme mis hors la loi devait-il, dans une telle hypothèse, scandaliser les démocrates du monde.

A condition que des élections libres suivent rapidement l'intervention, nous sommes en droit de penser que l'intervention de l'armée égyptienne a donné une  nouvelle chance à ce pays. L'incompétence de Morsi et de ses ministres a été vite mise en évidence. Pour une grande part ces gens veulent raisonner comme si rien n'avait bougé dans le monde depuis le VIIe siècle. La Confrérie conduisait le pays à l'abîme, avec le tourisme détruit, l'industrie cinématographique enterrée ainsi que tous les autres arts et lettres, les médias enchaînées, réduites à diffuser, sans fin, des versets du Coran.

Espérons surtout que, avec le retour à la normalité, les forces démocratiques se réunifieront et se donneront un visage reconnu internationalement.

En attendant, les hordes barbues sont en train de montrer leur vrai nature faite de violence moyennageuse. Au pouvoir, ces gens là enfonceraient le plus peuplé des pays arabes dans l'obscurantisme absolu.

 

Antoine Blanca

* ANP, Armée Nationale populaire

** FIS, Front islamique du salut, qui se tranformera en GIA, Groupes islamiques armés, dont l'encadrement était assuré par les djihadistes formés à la guerre en Afghanistan ou dans les zones tribales du Pakistan.


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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 11:52

Delphine Batho. J'avoue que j'avais du mal à la reconnaître, au milieu de la petite foule de ministres et de ministres-délégués. Quand je l'ai enfin identifiée, j'ai trouvé qu'elle avait quelque chose de NKM. La coiffure, la couleur de cheveux, le comportement. On me précisa, alors, qu'elle avait succédé à Ségolène dans sa circonscription des Deux-Sèvres. Finalement ça lui allait bien. Il est même temps qu'elle y retourne faire les marchés dominicaux.

Pendant un an elle ne s'est pas illustrée dans son département ministériel. Heureusement l'occasion de sortir de l'anonymat lui a été offerte par le chef de l'Exécutif. Elle a été la première des membres du gouvernement à remettre en cause le budget (jugé publiquement 'mauvais'), sujet sacré entre tous en matière de solidarité. A-t-elle recherché son éviction? En tout cas elle veut l'exploiter médiatiquement à fond. A son profit personnel.

Ainsi s'attribuet-elle, rétrospectivement, une importance que personne ne lui connaissait avant mardi dernier.

Le monde de l'industrie, de la finance, eux, l'auraient distinguée depuis longtemps, contrairement à ses camarades. Ils auraient juré d'avoir sa peau. Un complot, pas moins, a été organisé pour la mettre hors d'état de nuire. On la croyait chaton. La puissance des riches la voyait, semble-t-elle proclamer, tigre du Bengale. Pour la presse l'affaire a été une bénédiction. Mme Batho va, un moment, compenser médiatiquement toutes les catastrophes qui menacent Sarkozy et l'UMP.

L'ancienne et future députée des Deux-Sèvres n'hésite pas à faire appel à tous les pontifs: elle incarnerait une génération mal traitée par la direction du PS (celle des 40 ans). Elle brandit, sans imagination, le drapeau de l'anti-rigueur. Elle dénonce, toujours dans la facilité, la crise qui favorise l'extrême-droite. Elle laisse enfin entendre que son débarquement vise à masquer les difficultés internes de l'Exécutif...Bref elle veut jouir pleinement de son moment de notoriété. Que je prédis éphémère.

Tout cela est bien médiocre. L'actualité en France et les bouleversements dans le monde, méritent plus d'attention que le nombril sur-exposé de Mme Batho.

 

Antoine Blanca

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 10:33

L'image est tentante à exploiter:

d'un côté un président grand, mince à la démarche souple et assurée;

de l'autre un petit président d'un pays andin, à la démarche sautillante, indien aymara.

Le Président Obama représente une énorme puissance qui vient d'être convaincue, entre autres méfaits,  d'espionner tous ses alliés européens: leurs ministères, leurs ambassades, leurs parlements et leurs parlementaires, leurs institutions communes de Bruxelles...Evo Morales ne saurait être accusé de rien de tel. Le voudrait-il qu'il n'aurait pas les moyens de le faire.

Officiellement les Européens sont très choqués. Ils ont demandé des explications à Washington qui ne répondra pas vraiment. Mais dans le même temps ils vont engager des discussions avec le  grand allié américain en vue d'un approfondissement des relationns commerciales.

En outre, il a suffi à l'Oncle Sam de froncer les sourcils pour que les gouvernements européens interdisent le survol de leur territoire par l'avion présidentiel bolivien qui revenait d'un voyage officiel d'Etat.

Comme dit l'autre, cela interpelle. Et fait penser à notre La Fontaine:

"Suivant que vous serez puissant ou misérable,

 les jugements de Cour vous feront blanc ou noir"

 

Antoine Blanca

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 12:28

La mésaventure de Delphine Batho a mis surtout les Verts d'EELV dans l'embarras. Ils se posent plus que jamais une question fondamentale: ont-ils encore une raison politique d'exister en tant que parti de gouvernement? Quand ils ont conclu (Martine Aubry étant leader du PS), un accord très avantageux pour eux avec les socialistes, beaucoup n'ont pas mesuré toutes les conséquences de leur engagement. Des postes ministériels en cas de victoire, certes. Mais avec le devoir impératif de se conformer à une discipline gouvernementale effective. Faisant, depuis treize mois, partie de l'Exécutif, ils ne peuvent être en même temps dans la surenchère revendicative et dans le le chantage au départ. Ils sont certes en position d' affaiblir le pouvoir. Mais ce ne serait pas sans graves conséquences: 1) nombre de leurs positions électorales individuelles seraient durablement compromises et, 2) leur crédibilité en tant que groupe, déjà affaiblie par de mauvais résultats à la présidentielle et aux législatives, serait en lambeaux.


Souvenons-nous: après un succès aux dernières européennes, ils ont prétendu se tranformer en parti de gouvernement, à l'image de leurs homologues allemands. Disons-le tout net: ils n'y sont pas parvenus. En Allemagne, en effet, au niveau des Lander aussi bien  qu'au fédéral, le parti des Verts est considéré comme un partenaire fiable, recherché, en premier lieu par le SPD. En France, en revanche, 'Europe écologie/les Verts' demeure avant tout une addition de personnalités et d'ambitions individuelles. Certaines de ces dernières ont du mal à accepter de ne pas avoir été choisies pour faire partie du gouvernement. Alors, à l'image de MM.Placé et Mamère elles ne ratent jamais une occasion de critiquer, parfois avec virulence, un gouvernement qu'elles s'étaient engagé à soutenir.


Voilà, à mon sens, la première leçon à retenir de 'l'affaire Batho'. La défense de l'écologie n'appartient à personne. Encore moins à un parti.  C'est la préoccupation de tous les Français, ceux votant à gauche en premier lieu. Celle de tous les départements ministériels.

 

Antoine Blanca

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Présentation

  • : Le blog de Antoine Blanca
  • : Blog politique dans le sens le plus étendu:l'auteur a une longue expérience diplomatique (ambassadeur de France à 4 reprises, il a aussi été le plus haut dirigeant de l'ONU après le S.G. En outre, depuis sa jeunesse il a été un socialiste actif et participé à la direction de son mouvement de jeunesse, du Parti et de la FGDS. Pendant plusieurs années il a été directeur de la rédaction de "Communes et régions de France et collaborateur bénévole de quotidiens et revues. Il met aujourd'hui son expér
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