On ne sait trop pourquoi, mais toute l'information touchant au voyage de trois jours de notre Président en Israël et en Palestine ne paraissait concerner que la problématique du nucléaire iranien. Or, à nos yeux, il ne pouvait y avoir, sur ce thème sensible qu'une réaffirmation sans surprise de la position traditionnelle, au-delà des clivages politiques, de la France: refus ferme et définitif de toute prolifération. Recherche, oui. Sous contrôle de l'AIEA. Armement, non.
Pourtant les commentateurs s'en sont donné à coeur joie: opposer la France à Obama, accusé en la circonstance de laxisme coupable vis-à-vis de l'Iran, tant par la droite américaine que par les Israéliens, a beaucoup occupé la presse occidentale. Ce n'était pourtant pas, répétons-le, un scoop...
En revanche, exiger de Nétanyahou qu'il tire un trait définitif sur ses projets de colonisation en Cisjordanie était, pour le moins, un changement de ton, une fermeté nouvelle affichée (la piqûre de rappel est bien venue) de la part de la diplomatie française. Il s'agit d'un défi permanent à la loi internationale, une violation répétée des principes de base des Nations Unies. Nous ne pouvons qu'applaudir.
Antoine Blanca