En Europe nos regards sont tournés en priorité vers l'Ukraine et la Syrie. La géographie et l'économie l'imposent. Même si on tente d'observer avec intérêt ce qui se passe en Centre-Afrique, ou encore au Sud-Soudan. Je tente pour ma part, bien modestement, d'informer mes lecteurs des réalités concernant ces pays, réalités plus complexes que les grands médias ne le laissent entendre.
Me voilà donc au Venezuela où, après le décès du charismatique Hugo Chàvez, le nouveau président, Nicolàs Maduro, démocratiquement élu comme l'ont été parlementaires et gouverneurs des Etats de ce pays fédéral, doit affronter dans la rue une opposition qui demeure unie en dépit de son caractère hétéroclite. Désormais rejointe par de forts contingents d'étudiants issus majoritairement des familles aisées. Il est vrai que ces dernières ont été bien bousculées par un 'chavisme' qui revendique une idéologie socialiste.
De fait il s'agit d'un début, sinon de guerre, du moins de bataille de classes qui se met en place. Ou plutôt des plus démunis contre les plus aisés. Personne ne paraît envisager la recherche d'une solution en utilisant les institutions démocratiques: le parlement national et ceux des 24 provinces. Quant à l'Organisation des Etats Américains (OEA), elle avoue son impuissance.
Il faudra pourtant bien sortir de cette situation qui risque de dégénérer en guerre civile. Et dans ce cas de figure, les forces armées, jusqu'ici muettes mais réputées plutôt proches du régime "bolivarien" fondé par le 'comandante' Hugo Chàvez.
Antoine Blanca