La nouvelle a fait la une de toute la presse latino. Mais en Europe, il faut la chercher dans les pages "Eco" des quotidiens. La faillite depuis longtemps annoncée de ce pays de 43 millions d'habitants est motif à sourires entendus, ou à des clins d'oeil complices. Comme si on disait: "Que voulez-vous? C'est l'Argentine!"
Mais nous ne sommes plus dans les années 80, quand Reagan et ses boys s'acharnaient sur les pays qui avaient hérité des régimes militaires d'une désorganisation extrême de l'économie et des finances. Cette situation les mettaient à la merci de la Maison Blanche et de ses toutous du FMI de l'époque.
Depuis le Brésil, l'Uruguay, le Paraguay ont rétabli un ordre certain. Tous les autres l'ont fait depuis longtemps. Si l'on étudie à part le cas du Venezuela...
En Argentine tout était factice. Mme Kirchner renvoie les compétences et les remplace par des incompétents prétentieux, proches de la famille et de ce qui reste du péronisme. Aujourd'hui la monnaie nationale, le peso argentin, n'a plus aucune valeur d'échange. Et ceux qui le peuvent font jouer le billet vert. Il est une classe sociale argentine qui vit de la débrouillardise. Et certains vont encore tirer avantage de cette pagaille. Ils nagent et surnagent bien. Mais le simple salarié? Le travailleur qui continue d'être payé en pesos? Certains n'ont vu de dollars qu'à la télé! Ce n'est pas sur la CGT péroniste, vendue à Cristina Kirchner. Sans doute en monnaie américaine...
Antoine Blanca