Israël nous donne froid dans le dos quand le gouvernement Netanyahou entonne le chant sinistre de la force des armes pour justifier une politique que la communauté internationale condamne. En violation de tous les principes définis par les Nations Unies, il prône la conquête de territoires, l'expulsion de ses habitants légitimes et annonce même une loi discriminatoire, frappant 20% de ses propres citoyens: les Arabes, souvent chrétiens.
Au nom de quoi? Certainement pas en celui de la démocratie. Encore moins en celui de la laïcité si chère aux pères fondateurs de l'Etat, David Ben Gourion en tête.
De la sécurité de ses frontières? Mauvaise plaisanterie s'agissant d'un pays surarmé, disposant de la force de dissuasion suprême, la bombe atomique.
Alors, assez attendu, contribuons activement, nous grand pays souverain, à la mise en oeuvre de la décision de l'ONU prônant la création d'un Etat souverain en Palestine. Nous Français, qui avons prouvé, dans les circonstances les plus dramatiques (guerre de 1956, par exemple), que toucher à l'intégrité du territoire israélien, dans ses frontières internationalement reconnues, serait considéré comme une agression contre nous-mêmes.
Nous sommes donc les mieux placés dans le monde pour aider à l'établissement d'un Etat palestinien indépendant dont la légitimité a été, d'avance, reconnue par l'ONU.
On pourrait alors préparer les conditions d'une paix juste et durable. Nous avons refusé, hier, le mur de Berlin. Dénonçons avec force le dernier Etat démocratique à pratiquer une politique de construction systématique de murs de la haine et de la honte. Le dernier Etat colonialiste au sens propre de ce mot...
Antoine Blanca