CHILI
La bataille présidentielle bat son plein. Quel qu'en soit l'issue, la Présidente sortante, Michelle Bachelet, PSCh, aura
réussi son mandat. Son pays, de l'avis de presque tous les observateurs, est l'un des rares au monde à avoir pris des dispositions prévisionnelles en profitant des meilleures périodes pour le
cours international du cuivre (son premier produit d'exportation), pour faire des réserves de devises importantes qui lui permettent aujourd'hui de surmonter mieux que d'autres les difficultés.
"Vous êtes un exemple pour nous", a dit Obama à une Michelle rougissante de plaisir. Cette dernière lui rendait visite à la Maison Blanche il y a quelques semaines.
Non candidate à sa réélection (interdite par la Constitution), elle soutient le candidat officiel de la Concertation
démocratique, un démocrate chrétien, face au candidat de la droite et à un indépendant de gauche (Enriquez-Ominami) qui a dû quitter le PS dont il était un jeune député.
VENEZUELA-COLOMBIE
Le président Uribe, de Colombie, a provoqué la colère du gouvernement vénézuélien en dénonçant le président Chavéz de
vendre des armes à la guérilla des FARC. Le Vénézuéla a retiré son ambassadeur à Bogotà et on assiste à une escalade verbale entre les deux capitales.
Si le leader du Venezuela est parfois excessif, dans son discours et, plus rarement, dans ses actes, je ne crois pas à la
réalité de la dénonciation colombienne. Tout simplement parce que le renforcement des FARC ne répond pas aujourd'hui à un intérêt quelconque de la "révolution bolivarienne". Dans un autre
style, Uribe aime les coups de bluff autant que son voisin.
[Après l'indépendance des pays de la région, le Venezuela, la Colombie et l'Equateur formaient une seule république. Les
couleurs de leur drapeau est aujourd'hui le même (on parle des couleurs bolivariennes)
HONDURAS
Cédant à la pression de Washington, le général commandant l'armée hondurienne paraît décidé à ne pas s'opposer par la force
au retour du président élu Manuel Zelaya. Le même général avait rendu possible l'expulsion de l'intéressé de son propre pays. Mais Zelaya est toujours au Nicaragua bien décidé, semble-t-il, à
éviter les provocations en attendant que le plan proposé par le président costaricien Oscar Arias entre effectivement en application. Il s'agit du retour à la normalité démocratique alors que des
élections générales sont prévues en fin d'année.
Antoine Blanca