Peut-être a-t-il été surpris par le style décalé de l'interviwer un peu insolite de Canal+; sans doute lui a-t-il tendu sa "mauvaise oreille", celle sans assistant acoustique, il n'empêche que le
diagnostic du Dr.Michel Rocard a été sans appel concernant la santé de DSK: il a été victime à New York, a-t-il affirmé, de sa maladie mentale, autrement dit du cerveau. Une révélation, car nous
étions nombreux à ne pas situer les raisons de l'impétuosité de l'alors patron du FMI, dans cette partie supérieure du corps. Peut-être que depuis qu'il a été investi de responsabilités
bipolaires, Arctique et Antarctique, le bon docteur ne peut concevoir les incidents de la vie que situés aux extrêmités. De la tête aux pieds en quelque sorte.
Il faut aussi savoir que le diagnostic du bon docteur pourrait être tenu pour celui d'un expert de la chose. Un ancien ministre portugais m'a ainsi confié que Michel Rocard, alors simple
dirigeant et député PS, exigeait, quand il était invité à Lisbonne à l'occasion d'une réunion internationale, d'avoir une présence féménine dans son lit pour pouvoir dormir. On faisait en sorte
de lui apporter l'apaisement requis.
Depuis peu il se contente du doudou de son enfance, qu'il aurait miraculeusement retrouvé.
Quoi qu'il en soit, il s'agissait là d'une bonne solution. Cela assurait la tranquillité de la femme de chambre de service, celle de la puissance invitante (le PS portugais) et facilitait une
nuit paisible au camarade Maire de Conflans Sainte Honorine, qui se montrait le lendemain brillant conférencier.
Le souvenir de cette confidence lusitane m'a aidé à interpréter le curieux diagnostic rocardien sur le comportement sofitelien de son ex-ami, et néanmoins camarade, Dominique. Deux
malades du cerveau, somme toute, cela créé des liens.
Antoine Blanca