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Blog politique dans le sens le plus étendu:l'auteur a une longue expérience diplomatique (ambassadeur de France à 4 reprises, il a aussi été le plus haut dirigeant de l'ONU après le S.G. En outre, depuis sa jeunesse il a été un socialiste actif et participé à la direction de son mouvement de jeunesse, du Parti et de la FGDS. Pendant plusieurs années il a été directeur de la rédaction de "Communes et régions de France et collaborateur bénévole de quotidiens et revues. Il met aujourd'hui son expér

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Le Venezuela après Chàvez: une campagne différente

L'histoire du Venezuela moderne n'a pas été un long fleuve tranquille. Les personnages extraordinaires ne manquent pas, qu'ils soient entrés dans la légende américaine comme Miranda et Bolivar, ou  dans le livre noir des tyrannies, comme le général Gòmez. C'est à la fin du 'règne' de ce dernier* que commença à être massivement exploité le pétrole. Le devenir du pays se mit à dépendre de l'utilisation de la manne pétrolière: à qui allait-elle profiter? Aux grandes compagnies texanes, à une nouvelle oligarchie nationale ou à la République et à ses enfants?

En 1958 on fut en droit de croire au miracle démocratique: après une nouvelle dictature** vint le temps d'élections libres et transparentes, et à une longue alternance entre la social-démocratie (Action démocratique) et la démocratie chrétienne (COPEI). La rupture, qui allait finalement conduire à l'avènement du 'chavisme', se produisit en 1989 quand un président, élu sur un programme de réformes sociales sur fond de crise pétrolière, préféra, une fois son élection proclamée, se précipiter à Davos et se soumettre aux diktats de la finance internationale. Hugo Chàvez ne tarda pas alors à entrer en scène. D'abord comme putschiste raté, puis comme homme politique se situant dans la tradition des militaires progressistes latino-américains. Sauf que le jeune commandant avait un programme à la fois clair et simple: donner la priorité aux petites gens, aux grandes majorités citoyennes. Aux oubliés de la croissance. Et, incontestablement, ce peuple des 'ranchitos', Chàvez l'aimait. Et il sut communiquer, tous les dimanches, son affection et son désir de bien faire***.


Pour la première fois depuis le retour de la démocratie un président élu meurt en fonction. La campagne électorale qui vient de s'ouvrir va opposer le dauphin désigné du Comandante, le vice-président Nicolàs Maduro, au candidat unique de l'opposition, le gouverneur Henrique Capriles, de l'Etat de Miranda. La victoire du premier ne semble pas faire de doute. Mais succéder à une personnalité aussi charismatique que Chàvez ne sera pas chose simple.

Alors, on notera avec intérêt l'introduction en grand format, par le favori, du thème le plus négligé par Chàvez: la sécurité. En 2012 encore le nombre d'homocides a augmenté de 14% par rapport à l'année précédente. Pour atteindre le chiffre de 16000. Or ce sont les quartiers populaires qui sont les plus exposés à la délinquance. C'est donc cette fois la gauche qui va porter la question devant les électeurs. Et le débat s'annonce passionnant. Tout comme celui intéressant le logement, domaine dans lequel les résultats des gouvernements Chàvez ont été mitigés.

 

L'opinion internationale va découvrir la personnalité de Maduro. Un homme venu des milieux de la gauche syndicaliste. Et, comme le Comandnate lui-même, un fervent catholique.

 

Antoine Blanca

 

* Juan Vicente Gòmez (1908-1935)

** Marcos Jimenez (1947-1958)

*** Chaque dimanche matin Hugo Chàvez se mettait à la disposition des auditeurs de la Radio Nationale dans une émission questions (courtes)/réponses (interminables). Cette émission "Allo, señor Presidente" a fait beaucoup pour la popularité du Comandante. Le petit peuple se sentait entendu.

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