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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 13:20
Les Trois Voyages d'Abel

Voici le livre que je viens de publier aux Editions Bruno Leprince et dont j'aimerai vous parler. L'histoire d'Abel, mon nom d'auteur. Pris dans la tourmente des événements qui ont ensanglanté l'Espagne et annoncent des bouleversements majeurs en Europe. Père, mère, fils dans une autre planète, l'Algérie, qu'ils finissent par apprivoiser. Abel, seul, découvrant la France à Toulouse. Son entrée en politique comme on entre dans les ordres, le militantisme des deux côtés des Pyrénées. Le retour en Algérie pour y survivre à la dure dans un pays qui vit une guerre refusant de dire son nom. L'engagement total contre les assassins de l'OAS...Abel regarde, témoin de combat, ce monde en devenir. Un monde auquel il s'est attaché de tout son être au terme d'un vrai voyage initiatique.

Si vous êtes intéressés, merci de m'envoyer un mail à :
les3voyages_dabel@orange.fr

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 09:47

La révélation de l'utilisation par deux journalistes de "Le Monde" de micros cachés afin d'intercepter la conversation entre des hommes politiques, dans le but de rendre publics des propos tenus en privé, signifie que le grand journal du soir a définitivement enterré l'esprit qui animait son fondateur Hubert Beuve-Méry.

Depuis que, pour des raisons de viabilité financière, le quotidien a été racheté par trois personnalités, la ligne éditoriale a commencé à changer. Pour faire du chiffre la rédaction a modifié son "offre" afin de répondre, nous dit-on, à la demande. Des journalistes dits 'd'investigation' se chargent désormais de faire du sensationnel à tout prix. Si la justice le confirme, des micros ont été dissimulés sous la nappe d'une table de restaurant, à l'insu des convives, pour faire des révélations supposées embarrassantes, mais susceptibles de faire monter le tirage du journal. C'est le bouquet final d'un feu d'artifice qui est en train de mettre le feu aux principes voulus par ses fondateurs basés sur le sérieux des informations, la compétence des rédacteurs, l'austérité de la présentation.

Un fait significatif: la mise à l'écart de l'Associaton Hubert Beuve-Méry qui jouait jusqu'ici le rôle de comité d'éthique. Voilà d'ailleurs des mois que les grands titres de la UNE sont faits pour choquer plutôt que pour inviter à la réflexion et à l'analyse. Mais jusqu'ici on n'avait pas poussé les choses jusqu'à cacher sous la nappe un micro et fouiller dans les poubelles. Etudier un dossier complexe est, sans doute, plus fastidieux. Désolant...

Antoine Blanca.

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 17:14

Que 43 lycéens puissent disparaître de la carte dans l'un des Etats de la fédération mexicaine porte un nouvel éclairage, particulièrement sinistre, sur les maux qui frappent un grand pays. A ce type de crime dévastateur s'ajoutent la prolifération de tous les trafics, le principal concernant les drogues, "l'industrie" de l'enlèvement contre rançon*, la corruption à plusieurs niveaux qui défigure le pays, à commencer par les différentes polices et une partie de l'appareil judiciaire.

Je crois savoir que le président Pena** Nieto était, en s'installant au pouvoir, bien décidé à s'attaquer à ces cancers multiformes. Mais les pessimistes avancent qu'il avait mal mesuré la dimension de cette entreprise de remise en ordre. Le drame majeur des lycéens a frappé douloureusement le pouvoir fédéral.

Tout est-il perdu pour autant? La corruption, minuscule ou gigantesque, ne fait-elle pas partie des maladies endémiques de cette grande nation depuis son indépendance? Tout comme la violence d'ailleurs...A quel nouveau moyen recourir dans ce combat pour la dignité?

Un président de droite, Felipe Calderon, avait eu la malencontreuse idée de faire appel à la petite, mais globalement honnête, armée mexicaine. Mais il était vite apparu que telle n'était ni la mission naturelle, ni encore moins la vocation d'un organisme de défense nationale...

Le leader de la gauche, Lopez Obregon, est sur tous les plateaux, sur toutes les chaînes. Mais je dois à la vérité de dire qu'il présente plus de critiques*** qu'il n'apporte de solutions. J'estime cependant que ni le pouvoir à Mexico, ni la communauté internationale, les Etats-Unis étant en première ligne, n'ont le droit de baisser les bras.

Antoine Blanca

* Les vrais riches sont à l'abri grâce aux services de sécurité privés qu'ils sont en mesure de s'offrir. Les plus exposées sont donc les classes moyennes. On enlève le comptable de rue voisine qu'on relâche contre une poignée de dollars. Ou qu'on assassine...
** Sur mon clavier, faute de tilde, je dois accepter les contre-sens qui en sont la conséquence. Veuillez m'en excuser...
*** Le PRD, parti de Lopez Obregon (AMLO pour les Mexicains) dirige l'administration du district de la capitale. Sans que cela ait beaucoup d'effet sur le terrain de l'ordre public...
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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 10:08

Tout ce qui se passe dans la péninsule ibérique à propos de la Catalogne fait l'objet d'un traitement médiatique désastreux. Comme si cette affaire ne mettait pas potentiellement en danger notre grand projet commun européen. Aussi le grand public regarde-t-il tout cela comme une sorte de prolongement politique du film "L'auberge espagnole" et sa vision de Barcelone, grande ville aujourd'hui célébrée par tous en France...pour ses richesses touristiques, culturelles et l'interdiction de la tauromachie...

Nos journalistes, tout comme nos dirigeants politiques, feignent de s'extasier devant la victoire du "oui" à l'indépendance (80%), passant très vite sur le fait que les abstentionnistes (54%), exprimaient ainsi leur désaccord avec la sécession souhaitée par le gouvernement régional catalan (Generalitat). En fait le résultat sorti des urnes dimanche dernier correspond, à la décimale près, aux sondages qui ont été enregistrés, semaine après semaine, avant le scrutin illégal du 9 novembre: la moitié des résidents en Catalogne seraient actuellement favorables à l'indépendance. En conséquence, donc, 50% y sont opposés. Est-ce suffisant quand cette partie de la péninsule abandonnerait, dans ce cas de figure, sa place de grand centre économique et culturel du monde hispanique d'Europe et d'Amérique. Ce serait affligeant...

Antoine Blanca

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 17:20

Dans les années qui suivirent le triomphe de la Révolution cubaine, dans les années 60 et 70, la gauche latino s'était radicalisée. La conviction que l'action volontariste, violente, d'une minorité armée pouvait imposer son idéologie s'était répandue, surtout dans les universités. Mais Fidel cessa rapidement d'impliquer, directement, son pays dans ce mouvement continental quand il devint clair que la guérilla n'avait aucune chance au Venezuela, clé de voûte potentielle d'un nouveau cours. Il apporta néanmoins une aide logistique à Ché Guevara dans son aventure africaine comme dans sa tentative tragique bolivienne. En 1967 une étape se ferma avec la mort du héros argentin. Les nouveaux guérilléros, à l'image de ceux du Brésil, d'Uruguay ou d'Argentine provenaient d'une jeunesse citadine et utilisaient l'attentat, individuel ou collectif, ciblé. La Havane sympathisait avec tout ce monde, comme avec l'Unité Populaire chilienne. Mais ne donnait, aux uns comme aux autres, la moindre chance de succès, préférant concentrer sa solidarité active dans la sous-région caraïbe.

Dans les années 80, avec la fin des dictatures militaires et le retrait du premier plan de la scène sud-américaine des "services" de Washington, la gauche démocratique, à l'européenne, de style social-démocrate, n'a cessé de prospérer. En Equateur, comme en Bolivie, des mouvements spécifiques conduisent une politique de changement social. Retenons ce qui est essentiel: du Rio Grande à la Terre de Feu la parole des électeurs dans le secret de l'isoloir fait seule la loi, même si l'on peut exprimer, ici ou là, un certain degré de réserve sur cette appréciation générale...

C'est une manière de révolution pacifique.

Antoine Blanca

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 10:40

Sans avoir, pour autant, les moyens de confirmer ou d'infirmer l'annonce, par la presse officielle irakienne, de la mort d'Abou Bakr al Bagdadi ( auto-proclamé Calife Ibrahim), il est néanmoins certain que ses milices sont désormais sur la défensive. Bien que contrôlant encore Mossoul et une portion du nord de l'Irak (ce qui fut le bastion sunnite de Saddam), les djihadistes de l'EIIL perdent chaque jour des chefs, des combattants et du terrain. Les peshmergas kurdes, désormais mieux équipés, les frappes aériennes ciblées, expliquent, en partie, ce retournement de situation.

Mais il faut souligner aussi que le pseudo calife Ibrahim (qui s'est découvert une appartenance à la tribu qui fut celle du Prophète, Quarash) est aujourd'hui très isolé au sein de la nébuleuse du terrorisme salafiste, hier contrôlée par Al Qaïda. La légitimité de chef universel des musulmans n'est reconnue que par ses propres troupes, au sein desquelles les volontaires étrangers (de loin les destructeurs les plus barbares) sont très nombreux.

Il n'est pas dans mon propos, bien entendu, de tenter d'expliquer les raisons de cet éclatement du djihadisme où les groupes s'excommunient les uns, les autres. Je m'en tiendrai donc à la confirmation de la bonne nouvelle: DAESH ou EIIL (les sigles changent souvent) est sur la pente descendante. Celle qui conduit à l'enfer.

Antoine Blanca

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 11:20

Nuria Amat, notable écrivaine et journaliste barcelonaise, avait déjà posé les bonnes questions à la veille du référendum, non conforme à la Constitution, que va organiser le président de la Generalitat, Artur Mas. Ce nationaliste enragé n'hésite pas à utiliser des arguments aussi 'nobles' que: les Catalans une fois indépendants paieront moins d'impôts car n'ayant plus à traîner les provinces pauvres de Vieille Castille, Extremadura et d'une partie de l'Andalousie. Inspiré par l'argumentation de la Ligue du Nord en Italie à propos des gens du sud...Oubliant que c'est l'émigration de ces compatriotes méridionaux qui a enrichi l'industrie catalane...Nùria Amat se demande ainsi: "Que puis-je faire depuis que le nationalisme indépendantiste de la Generalitat a hissé le drapeau de guerre contre ceux qui ne communient pas avec l'idéologie souverainiste dominante?" Ce gouvernement autonome s'acharne à censurer, à réprimer tout ce qui n'est pas enduit de patriotisme. Sous le règne d'Artur Mas et de ses alliés de l'ERC* on discrimine les écrivains et autres intellectuels qui aimaient une Catalogne riche de deux langues bénies, le Catalan et l'Espagnol. Or les grands éditeurs en castillan comme en catalan ont pour maison-mère Barcelone. Depuis que Cervantès y était venu chercher l'imprimerie de ses rêves, Barcelone a été un centre névralgique de la grande littérature du vaste monde hispanique. Il le reste encore, tant bien que mal dans ce qui est en passe de devenir une espèce de territoire comanche...

Antoine Blanca

* ERC pour Ezquerra republicana de Catalunya...Nùria Amat ajoute avec pertinence que la nature du virus indépendantiste est aggravé par le fait que l'Espagne est actuellement par un gouvernement de droite anesthésié qui, avec son manque de sensibilité, a accentué le pourrissement de la concorde entre habitants de la Catalogne...Et
Nùria Amat d'ajouter: "maintenant que les grands écrivains de la planète ont cessé de nous rendre visite, la fraternité de cultures et d'accents a complétement disparu...
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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 11:07

En remportant le Goncourt, Lydia Salvayre a redonné force et vigueur à notre mémoire collective, bien vacillante depuis quelques années, de la guerre d'Espagne, ce lourd fardeau qui avait fait tituber le monde des années 30, accablé le probe Léon Blum torturé par la non-intervention, et tracé le chemin de larmes et de sang qui devait ouvrir sur le drame majuscule de la 2e Guerre Mondiale.

Mais l'écho du triomphe de Lydia s'est répercuté, par ricochet, dans l'Algérie francophone, en projetant avec une force inhabituelle le nom du journaliste Kamel Daoud, éditorialiste du très ouvert et courageux "Quotidien d'Oran". Battu d'une courte tête Daoud a d'ores et déjà sa juste place sur le podium des grands romanciers modernes ayant en commun l'usage du Français comme langue littéraire.

Le hasard a fait que mon récit autobiographique LES TROIS VOYAGES D'ABEL soit édité et publié l'été dernier avec, justement, l'Espagne de l'immédiate après-guerre civile, la France entre IVe et Ve République et la guerre d'Algérie en toile de fond cruelle. N'ayant d'autre moyen de le faire connaître qu'Internet et ce Blog, j'invite mes lecteurs qui viendraient à être intéressés par l'ouvrage à passer commande à l'adresse suivante: a.blanca@orange.fr.

Une centaine d'exemplaires sont encore disponibles que je dédicacerai volontiers à votre demande*.

Antoine Blanca

* Editions Bruno Leprince. 506 pages, prix de vente 20 euros
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 16:49

Petit retour en arrière: dans la perspective d'une victoire de Hollande en 2012, un ambitieux pacte de gouvernement avait été conclu, en quelques heures, avec EELV. Image encore forte dans mon souvenir: Martine Aubry, première du PS à cette époque, se marrant, chahutant comme une collégienne avec son homologue 'Verte', Cécile Duflot.

Le pacte, que j'ai qualifié d'ambitieux, garantissait que les élus EELV, auxquels des circonscriptions gagnables étaient réservées (grâce aux sacrifices du PS), disposeraient d'un groupe parlementaire tant au Sénat qu'à l'Assemblée. Des postes ministériels et des dispositions programmatiques complétaient le tableau très avantageux pour les écolos.

Il était donc entendu que socialistes et Verts formeraient une majorité de gouvernement.

Tout cela appartient au passé. Des élus Verts, à commencer par leur leader nominal, Cécile Duflot, s'appliquent à couper les ponts, à rendre impossible tout retour au respect du pacte naguère signé par EELV et PS (sous Martine Aubry). Nombreux sont les socialistes qui en tirent des conclusions définitives sur l'aptitude de l'écologie politicienne à participer au pouvoir dans des conditions difficiles. Est-ce acceptable pour un allié.

Il est à craindre qu'à l'avenir le pacte de gouvernement signé en 2012 ne sera qu'un douloureux souvenir. Certes, pour le moment, le PS dispose d'une majorité parlementaire. Mais qu'en sera-t-il dans l'avenir? L'autre gauche ne veut pas participer à de remises en ordre de l'économie et de la société qui peuvent s'avérer douloureuses. Quant au Centre, on le cherchera en vain à la loupe (quel Français peut faire la différence entre un UDI et un UMP?). Et Bayrou, me dira-t-on? Il sera difficile de le faire renoncer à sa vocation naturelle de solitaire.

Antoine Blanca

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 10:42

Si j'osais un conseil à notre couple exécutif il serait le suivant: ne prêtez pas le flanc à ceux qui prônent le relâchement. Les institutions vous ont placés à la tête de l'Etat et ni l'environnement européen, ni celui du multi-national n'autorisent la souplesse excessive dans l'action. Il en va de même dans les domaines de l'économie, du financier, du social.

Dans ce contexte une interruption institutionnelle pour cause, par exemple, de dissolution de l'Assemblée Nationale, présente nombre d'inconvénients majeurs, dont celui d'affaiblir l'autorité de la France.

Ceci étant dit chacun voit que la disproportion scandaleuse dans les revenus demeure révoltante. Dans l'absolu nous demeurons convaincus que le libéralisme sans limite, partout triomphant, symbolise une injustice de moins en moins tolérable. Même si elle est plus tempérée en France que partout ailleurs en Europe. Mais existe-t-il un autre modèle de développement susceptible de nous inspirer? La réponse, quelque peu désespérante est négative.

Si la démocratie sociale veut retrouver sa place, cela ne peut s'inscrire que dans un contexte international. Notre pays, seul, n'y peut rien. La gauche française, en permanent règlement de comptes interne, encore moins. La question est: pouvons-nous encore nous asseoir autour d'une table pour réunir ce qui est épars? Rien n'est moins certain. Aussi devons-nous compter, plus que jamais, sur la fermeté du couple exécutif et sur la clarté comme voie pour expliquer sa politique.

Antoine Blanca

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Présentation

  • : Le blog de Antoine Blanca
  • : Blog politique dans le sens le plus étendu:l'auteur a une longue expérience diplomatique (ambassadeur de France à 4 reprises, il a aussi été le plus haut dirigeant de l'ONU après le S.G. En outre, depuis sa jeunesse il a été un socialiste actif et participé à la direction de son mouvement de jeunesse, du Parti et de la FGDS. Pendant plusieurs années il a été directeur de la rédaction de "Communes et régions de France et collaborateur bénévole de quotidiens et revues. Il met aujourd'hui son expér
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