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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 17:39

Le PS s'adapte avec un certain succès à la pratique de la démocratie directe. Le parti a d'ailleurs montré la voie à tout le monde avec la désignation, sur 2 tours de scrutin, de François Hollande pour porter ses couleurs à l'élection présidentielle. Trois millions de citoyens s'étaient déplacés au premier tour; le chiffre du second étant sensiblement équivalent. Nous verrons bien ce qui se passera à l'UMP (sigle encore provisoire...) où Juppé devra bien retrousser ses manches et mettre les mains dans le cambouis s'il veut vraiment devancer un Sarko teigneux. Pour les socialistes il n'y a pas de doute: l'ancien président serait le candidat le plus indiqué, englué qu'il est dans ses problèmes avec la justice et son style oratoire de petit lutteur de foire.

Pour revenir au scrutin PS du 21 mai, il n'est pas douteux que ses résultats ont plongé les donneurs de leçons, de droite comme de gauche, dans l'embarras. Une partie de la presse aussi se pourléchait à l'avance les babines en prévoyant, comme le quotidien Le Monde, des lendemains difficiles à gérer au Congrès de Poitiers. Certes, le PS a perdu des adhérents. C'est un phénomène regrettable, mais malheureusement habituel en période d'exercice du pouvoir. On est alors la cible de tous les opposants, de l'addition des inévitables déçus, des blasés et des mécontents de l'intérieur et de l'extérieur. Le PS de Mitterrand avait perdu un bon tiers de militants entre 81 et 86. C'était moins visible qu'aujourd'hui parce que le vote direct n'était pas pratiqué.

Il est même possible que le congrès de Poitiers soit celui d'un nouveau départ.

Antoine Blanca

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 16:46

Militer à gauche est la passion de ma vie. J'ai mis à l'épreuve ma liberté quand, à peine sorti de l'adolescence, j'ai effectué des missions en Espagne, pendant la dictature franquiste. Ce n'était pas grande chose car ma démarche était pacifique et, si mon passé familial était "chargé" aux yeux du régime franco-phalangiste, la nature de mes missions avait un caractère mineur aux yeux des autorités de la dictature. Cette dernière venait alors de liquider la Commission exécutive clandestine du PSOE dont le secrétaire général (Tomàs Centeno), avait été défenestré d'un balcon de la Direction générale de la Sécurité, Puerta del Sol à Madrid. L'Etat major socialiste s'était ensuite installée en exil, à Toulouse. Et je n'effectuais à "l'intérieur" que des missions mineures, partiellement protégé par mon passeport français. En revanche, en Algérie, militant dit "libéral", haï par les partisans fanatiques de l'Algérie française, j'ai risqué ma vie au temps où les tueurs de l'OAS faisaient régner la terreur dans les villes du pays.

Comme bien d'autres, j'agissais par conviction, ne voulant rien pour moi. On ne s'étonnera donc pas si je m'indigne en entendant parler de "classe politique", pour ne pas parler du "tous pourris" dont des médiocres pantouflards qualifient, parfois, ceux qui se sont engagés librement pour une cause qu'ils croyaient fondamentalement juste.

C'est ainsi que François Hollande et d'autres membres du gouvernement sont souvent vilipendés pour, estime-t-on, ne pas avoir tenu leurs engagements. Cette assertion est injuste pour deux raisons: la première, parce que les engagements portaient sur 5 ans de mandat. Il en reste deux pour que le quinquennat soit complet. La seconde parce que, d'après mes calculs, une bonne quarantaine (sur 60) ont déjà étaient remplis. C'est le cas, par exemple, en ce qui concerne les réformes dans l'Education nationale. Sauf que, lorsqu'une réforme entre dans une phase concrète, les corporatismes se réveillent, certaines situations acquises sont fatalement remises en question, le goût naturel pour l'immobilisme reprend ses droits.

Les Français sommes un peuple difficile à gouverner. On le voit avec la réforme des collèges. Comme sa mise en route ne dépend pas d'une loi, François Hollande a signé les décrets d'application de la réforme alors que les banderoles des manifestants du 19 mai n'étaient pas encore enroulées. Bravo François. Il ne fallait pas se laisser engluer dans les contradictions intestines de groupes syndicaux qui ne s'unissent que pour refuser le changement. Tout changement.

Antoine Blanca

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 19:17

En tant qu'ancien militant syndicaliste enseignant, dans une jeunesse lointaine mais bien présente à mon esprit, j'avoue comprendre mal la grève décrétée par la direction FSU.

Je crains que sa motivation ne soit purement corporatiste, témoignant d'une regrettable étroitesse d'esprit. Cette grève, coïncidant avec une campagne violente de l'UMP contre la réforme conduite avec un courage exemplaire par Najat Vallaud-Belkacem, a de quoi déconcerter. J'ai entendu les explications syndicales: elles m'ont paru plutôt vaseuses. Alors que, de son côté, la ministre pouvait se prévaloir du soutien de toutes les hautes instances indépendantes de l'Education nationale.

Je pense que l'UMP n'espérait pas un tel mouvement de solidarité avec ses positions conservatrices.

Souhaitons que ce soit un cuisant échec.

Antoine Blanca

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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 10:46

Je regardais hier le premier ministre ukrainien plaider à Paris pour une coalition européenne destinée, prétendait cette personnalité de Kiev, à défendre la démocratie contre le vilain ours russe: nous sommes le dernier rempart contre le danger d'une invasion, affirmait-il...J'espère que François Hollande s'est contenté de donner le change par quelques formules de politesse. Il ne faut pas nous prendre pour des attardés mentaux: le gouvernement ukrainien actuel, profitant de l'émotion provoquée par les manifs dans leur capitale, avait fait en sorte d'obliger son président à partir, un personnage qui ne m'est pas sympathique mais qui avait été régulièrement élu et, dans la foulée, le gouvernement en question avait supprimé l'enseignement de la langue russe à l'école (c'est la langue maternelle de 40% des citoyens). Il est normal que les russophones ne soient pas contents...

Bien entendu, loin de moi l'idée de cautionner l'annexion de la Crimée, même s'il s'agit d'un retour aux origines. Mais de là à créer une atmosphère de guerre froide avec la complicité de certains Etats (Baltes, Polonais) il est un pas que nous ne devons pas franchir. C'est déjà aller trop loin que de nous faire manquer à notre parole commerciale en refusant de livrer à la Russie les 2 porte-hélicoptères Mistral que nos chantiers ont fabriqué sur commande. Bruxelles nous ordonne de mettre notre balance commerciale en ordre, mais nous interdit de faire en sorte d'y parvenir. Et puis nous sommes allés jusqu'à bouder les cérémonies commémorant la victoire russe sur les nazis. Je trouve cela inconvenant. Et injuste pour le peuple russe dont le sacrifice a été colossal. Justement l'anniversaire de la Victoire a été l'occasion de remettre à jour les archives de guerre. Dans les unes, on voit des femmes ukrainiennes, en costume folklorique, accueillir les Allemands en les couvrant de fleurs. D'autres montraient l'extermination des Juifs des pays baltes, avec la participation enthousiaste de brigades nazies locales...Difficile de passer cela par profits et pertes...

Alors, Président Hollande, gardons-nous d'écouter les sirènes de la guerre froide. Elles ne chantent pas pour nous.

Antoine Blanca

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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 12:34

La ministre Fleur Pellerin s'est laissé piéger à Cannes en acceptant de répondre aux journalistes au sujet des propos de Rachida Dati. Je parle du complot qu'aurait ourdi Sarko contre son ancienne ministre. Cette dernière peut, c'est de bonne guerre, utiliser ses origines modestes et nord-africaines, pour dénoncer un complot sarkozyste contre sa personne. Mais Mme Pellerin, personnalité de gauche, ne doit pas rentrer dans le jeu questions-réponses quand Mme Dati tente de rapprocher son cas de celui de Christiane Taubira ou de Nadjat Vallaud-Belkacem. Laissons l'UMP à ses querelles et autre règlements de compte misérables. Ce ne sont pas les oignons du gouvernement Valls. Je conseille à Fleur comme à tous ses collègues d'ignorer des querelles nauséabondes qui n'ont rien à voir avec le nécessaire débat d'idées.

Antoine Blanca

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 10:53

Le destin de Haïti et de son peuple est pathétique. Un passé combattant et libérateur glorieux. Un présent misérable de pays détruit par la nature et par les hommes.

Rappelons rapidement les faits: au début du XIXe siècle, insurrection massive des esclaves. Le peuple noir se donne une armée et des chefs comme Toussaint Louverture, qui gagne la guerre contre notre corps expéditionnaire. Bonaparte abroge pourtant le décret révolutionnaire qui abolissait l'esclavage au nom de la liberté, de l'égalité et de la fraternité. Sous l'influence, sans doute, de Joséphine, fille de gros colons des Antilles. Tournant le dos à son jacobinisme de jeune officier, il se comporte en monarque rétablissant les privilèges.

Depuis la France et Haïti traînent une relation équivoque, bâtie souvent sur l'ignorance de la part de l'ancienne métropole. Haïti a été le premier pays latino à proclamer son indépendance les armes à la main. Au nom des idéaux de 1789. Fait historique, chargé de symbole, la jeune république accueillit, en 1804, un Simon Bolivar poursuivi par les Espagnols.

Aujourd'hui nous connaissons surtout les côtés les plus sombres de son histoire récente: la longue tyrannie exercée par François Duvallier et ses "tontons-macoutes"; la destruction progressive de son agriculture par l'érosion des terres arables due à l'utilisation du charbon de bois pour combustible unique. Dans ce pays de collines autrefois verdoyantes, il n'y a plus qu'un paysage aride. Le limon est parti dans les rivières, et de là, dans la mer. L'orgueilleuse république est désormais dépendante des agences de l'ONU et des ONG. Et de la douteuse protection des dieux vaudous.

La dette de la France? Elle est historique et résulte d'un misérable abus de pouvoir. Au temps de la Restauration (en 1825), pressés par les anciens colons, les royalistes soumirent la république noire au chantage suivant: ou vous nous payez une compensation de 150 millions de francs, ou nous envoyons un corps expéditionnaire récupérer 'nos propriétés' et rétablir l'esclavage. Le deal dut être accepté et son paiement fut étalé sur 5 ans. En euros ces 150 millions équivaudraient à 18 milliards au change actuel. Même si la France moderne reconnaît une dette morale (Hollande dixit) il n'est pas question de rembourser une telle somme à deux siècles de distance. Mais, au-delà du noble, et sincère discours de notre président, il est impératif de consolider une relation politique et économique fraternelle avec un pays forgé au feu des idéaux de la Révolution française.

Antoine Blanca

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 10:35

Hollande a raison. En tant que Président, comme en sa qualité de militant du PS français. S'il est bien le premier Chef d'Etat à visiter la grande île caraïbe, il est utile de rappeler que les socialistes français ont entretenu, à partir du voyage de Mitterrand en octobre 1974, une relation unique avec Fidel et la Révolution.

Après sa courte défaite contre Giscard, le leader des socialistes français accepta volontiers de répondre favorablement à une généreuse invitation (sans limite de temps, ni du nombre d'accompagnants), à visiter Cuba. Je fis partie de la délégation, mais elle était de haut niveau et de grande qualité. Pendant une semaine Fidel (qui nous avait accueillis au pied de l'avion d'Iberia) ne quitta pratiquement pas le Premier secrétaire du PS et Gaston Defferre. Le faste d'une visite d'Etat alors que le PS était dans l'opposition. Un message à destination de la social-démocratie européenne. Mais aussi à Moscou et au PCF qui fronçaient les sourcils, pris de court. Que pouvaient-ils objecter, en plein programme commun, et alors qu'il y avait eu candidature unique dès le premier tour de la dernière présidentielle française?!

L'année suivante le PS fut invité au 1er Congrès du PCC*. Tout comme il le sera au second, cinq ans plus tard. J'eus le privilège d'assister à l'un et à l'autre. Depuis j'enrage d'entendre nombre de gens de gauche parler du leader cubain comme d'un dictateur, voire d'un tyran ordinaire. Cédant ainsi à la propagande yankee mensongère. Cuba, selon les critères de l'ONU, a plus que réussi son développement humain, culturel et social (scolarisation à 100%, espérance de vie équivalente à la nôtre). Ceux et celles qui veulent quitter l'île ont pour seule limite l'obtention de visa par les pays occidentaux. Je lis le titre d'un article de l'OBS: " Raùl, l'homme qui a réussi à faire oublier son frère". Quelle sottise! Quelle ignorance! Fidel a non seulement marqué à jamais l'histoire de son pays, mais aussi celle de notre Amérique, comme d'ailleurs celle de l'Afrique dans son processus de décolonisation. Pour ne pas mentionner le vaste monde hispanophone.

On nous dit que François Hollande va aussi parler 'droits de l'homme' à La Havane. J'espère qu'il n'oubliera pas que c'est à Guantànamo, territoire cubain encore sous contrôle US, que les droits en question ont été horriblement violés.

Antoine Blanca

* Délégation PS: Lionel Jospin, Pierre Guidoni, Antoine Blanca

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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 10:29

Quand j'ai pris connaissance des propos de M.Todd, j'ai cru avoir rêvé. La gigantesque manif de solidarité avec des journalistes et des dessinateurs assassinés par des fous barbares aurait, à le croire, été dirigée contre les musulmans de France. Nous avons été des millions à voir, au contraire, des gens heureux d'être ensemble, de se retrouver pour la bonne cause du respect de la vie et d'amour pour la liberté.

Bien entendu il y avait des failles dans cette unanimité nationale. Les jeunes des cités n'étaient pas descendus dans la rue. S'ils l'avaient fait, ils auraient été fêtés, embrassés. Mais ils ne se sont pas sentis concernés. Ils répugnent à se livrer, craignant d'être repoussés. D'ailleurs ils ne vont nulle part, ne fréquentent que leur cercle, bien étroit, du quartier. Là se situe le coeur du problème, en marge de ce qui s'est passé le 11 janvier.

Cela ne justifie en rien la réaction de Todd. Défigurer un grand moment de vraie fraternité n'aidera pas à résoudre le principal drame de notre société avec une partie de sa jeunesse. Le gouvernement le connaît bien, l'analyse correctement...mais ne sait pas bien, encore, par quel bout le prendre. Todd devrait prendre sa place dans la réflexion et se dire prêt à participer à l'action pour trouver des commencements de solution.

Mais sa dernière et bruyante intervention médiatique est purement négative. Cet homme est mal dans sa peau. Et sans doute dans sa tête. D'autres intellectuels de gauche, sans forcément partager son point de vue, ont tendance, eux aussi, à se mettre en marge de tout mouvement collectif. Le 11 janvier, c'était même massif. Et ce genre de penseurs déteste l'anonymat. Ils pourraient au moins se taire. Mais le silence est contraire à leur nature.

Antoine Blanca

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 10:59

J'avais eu la faiblesse de croire à la probabilité d'une victoire du Labour le 7 mai. Je me trompais lourdement. Le fait que je sois en bonne compagnie sur ce point ne saurait être une consolation. Naïvement je prévoyais que le peuple britannique ne raterait pas l'opportunité qui lui était offerte de renvoyer ce dandy de Cameron à son club de gentlemen et à ses réunions d'anciens élèves d'Eton. Ce Mrs Thatcher en pantalon a gouverné pour les seuls privilégiés et pour le monde sélect de la City. Une vraie caricature de conservatisme, sans imagination, ni conviction profonde. Comment expliquer son triomphe d'une ampleur que personne n'avait ni prévu, ni même envisagée?

Je crois que l'événement doit être situé dans la droite ligne de la tendance générale dans tous les pays de l'Union européenne. A l'exception de la Grèce: mais elle n'était pas significative, puisque le vote Tsipras est davantage le vote du désespoir, de la détresse, touchant un pays qui n'est riche que de son histoire.

Election après élection, pays après pays, la déconvenue pour les hommes et les femmes de progrès se confirme au terme de chaque journée électorale.

Heureusement dans la vie démocratique rien n'est jamais définitif. On peut toujours changer l'avenir. Mais, en attendant, nous voilà privés du rayon de soleil que nous avions espéré...

Antoine Blanca

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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 10:16

La présidente du FN n'est passé à la vitesse supérieure, dans sa marche vers la marginalisation définitive du père fondateur, qu'après avoir pris connaissance d'un sondage. Lequel nous apprend que la polémique familiale, loin de lui nuire, lui pronostique un avantage électoral supplémentaire. La Marine a mis définitivement le cap sur le rivage 1917. Sa stratégie est, pour le moment, payante: une grosse cuillerée de xénophobie, surtout anti-musulmane, une autre anti-Bruxelles, une troisième anti-système...tout cela emballé dans un papier gras aux couleurs de la droite facho. Cela fait un bon poids à la pesée.

Le papa, lui, reste dans le facho-facho. A l'héritage traditionnel de la droite extrême (cagoulards, pétainisme, Tixier-Vignancourt, Occident, Jeune Nation...), peut s'ajouter, oui ou non, la composante poujadiste (en 56 Jean-Marie avait été député de cette mouvance) et les 'intellectuels' de NCPT (Nature, Chasse, Pêche, Tradition). Dans les urnes les résultats peuvent varier entre 5 et 17% selon les scrutins et le taux d'abstention.

Il n'est pas étonnant que, dans ces conditions, l'électorat tenté par ce front du refus choisisse l'agressive blonde, encore plantureuse, flanquée d'un conseiller retors, costumé, cravaté, ex-chevénementiste, de préférence aux rodomontades musclées, plus traditionnelles, d'un vieillard de 87 ans.

La manipulation "bleu marine" apportera ses fruits tant que les électeurs se situeront dans la pure contestation. Que sa victoire devienne crédible, que le bord du précipice programmatique apparaisse, et il est fort à parier que la reine serait nue comme 'femen' au balcon. Après ses succès en voix aux municipales (15 mairies sur 36000), et aux départementales (62 conseillers sur 4000) il est clair que ce parti est incapable de produire massivement des personnalités présentables. En cas de malheur extrême (la chef FN élue en 2017), il est aussi certain que la présidente ne disposerait pas de majorité pour gouverner.

C'est sur cette noire perspective d'improbable avenir que la gauche doit situer ses prochaines campagnes: régionales de décembre 2015 et générales deux ans plus tard. Sans minimiser le danger, il conviendra de rendre attentif les citoyens à l'irréalisme d'un vote pour une force politique sans programme, foncièrement anti-patriotique puisqu'il mettrait notre pays au ban des nations démocratiques. Hollande et Valls, chacun à sa manière, commencent à se situer dans cette perspective de campagne.

Antoine Blanca

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Présentation

  • : Le blog de Antoine Blanca
  • : Blog politique dans le sens le plus étendu:l'auteur a une longue expérience diplomatique (ambassadeur de France à 4 reprises, il a aussi été le plus haut dirigeant de l'ONU après le S.G. En outre, depuis sa jeunesse il a été un socialiste actif et participé à la direction de son mouvement de jeunesse, du Parti et de la FGDS. Pendant plusieurs années il a été directeur de la rédaction de "Communes et régions de France et collaborateur bénévole de quotidiens et revues. Il met aujourd'hui son expér
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