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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 10:34

Trois généraux de la Force aérienne viennent d'être arrêtés et seront jugés par un tribunal civil. Le président Maduro a déclaré à la presse qu'ils seront accusés de préparer un coup d'Etat en relation avec l'opposition.

Au Venezuela, si les manifestations de rue, plus ou moins violentes, ont cessé, la situation ne continue pas moins à se détériorer. Les dévaluations successives de la monnaie nationale, le bolivar (la dernière s'élève à 88% par rapport au dollar), accentuent encore la pression et la défiance de la communauté internationale vis-à-vis de ce grand producteur de pétrole et de gaz (doté en outre de réserves incalculables).

Les pénuries alimentaires, l'instabilité monétaire, expliquent, en partie, l'essor de tous les trafics. Marché noir de devises, marché noir de certains produits alimentaires ou de grande consommation. C'est que Chàvez avait non seulement supprimé la grande pauvreté, donné accès aux soins médicaux gratuits...mais aussi permis au petit peuple de consommer davantage. La demande s'est accrue de manière exponentielle et, comme le Venezuela, en dehors du pétrole et du rhum, ne produit à peu près rien, le volume des importations n'a pas suivi...

Pour le moment les structures créées par le 'socialisme bolivarien' tiennent bon, à coup de subventions et de distributions d'aliments. Il y a deux pays: un qui fonctionne, cahin-caha, selon les lois plus ou moins piratées de l'offre et de la demande. L'autre qui survit grâce à l'assistance, politisée, financée par le pétrole. Or le socialisme c'est aussi la production, tant agricole qu'industrielle. Et là, il n'y a rien, en dehors de l'extraction de l'or noir. La faute à qui? A tous les gouvernements qui se sont succédé depuis la fin des années trente et qui n'ont pas eu la sagesse de 'planter le pétrole'. On peine à croire qu'un pays doté de toutes les richesses de la terre puisse connaître un tel drame.

Antoine Blanca

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 11:40

Je comprends bien qu'il n'appartient pas au Chef de l'Etat d'interférer, directement ou indirectement, dans le déroulement d'un processus électoral de caractère local. Je prédisais hier que le Président ne changerait pas de cap politique. Mais cela ne devrait pas faire obstacle, en revanche, à ce qu'il dise aux électeurs, bien désorientés, que le message qu'ils lui avaient indirectement envoyé avait été reçu et compris. Tout en se gardant de donner le sentiment qu'il agit sous la pression, il lui appartient de choisir le moment et l'ampleur d'un changement de gouvernement; de définir un calendrier électoral fixant des priorités parallèles à celles correspondant à l'économique et au social. Je pense à l'engagement, renvoyé aux calendes grecques, de donner le droit de vote aux étrangers non communautaires dans les élections locales. J'estime ainsi que, si l'on avait tenu notre promesse, l'abstention aurait été limitée, par exemple, dans un département comme la Seine-Saint-Denis. Marquons de toutes les manières possibles notre différence avec tous les conservatismes.

En attendant, que chacun se reprenne. Avant dimanche 30 bien entendu, car la donne peut être changée. Si une part des abstentionnistes de gauche retrouve le juste chemin des urnes. Encore faut-il les aider à le faire.

Et là, il y a urgence.

Antoine Blanca

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 11:57

On peut trouver beaucoup d'explications à la défaite de la gauche lors du 1er tour des municipales. Mauvaise communication, ministres volubiles et trop nombreux, priorité donnée au sociétal sur le social...L'essentiel n'est pourtant dans aucun de ces points. Que le chômage vienne à baisser, avec régularité, plusieurs mois de suite, que la croissance s'affirme avec force et régularité, que la balance commerciale non seulement retrouve son équilibre, mais commence à gagner des points, et la gauche retrouvera des couleurs.

Or ces reconquêtes sont sur la bonne voie. Trop tard pour les européennes. Mais, on est en droit de l'espérer, pour les régionales.

Dans l'immédiat, il s'agit d'aborder avec résolution le 2e tour. Certains journalistes n'ont pas hésité, dimanche 23 mars au soir, à parler de déroute du PS. Jugement bien précipité quand on sait, qu'en France, le bilan électoral commence à se faire au soir du tour décisif. Ce sera le 30 mars. La gauche ne dispose que de quelques jours pour mobiliser les abstentionnistes mécontents face à une droite qui ne dispose d'aucune réserve visible. En revanche la persistance d'attitudes égocentriques (comme à Montpellier), peut compromettre certains succès numériquement assurés.

Je ne crois pas que le FN ait émergé sérieusement comme une troisième force. On ne tardera pas à voir les Cassandre qui annoncent les prémices d'un avènement de l'extrême- droite contraints de manger leur chapeau. Même si le FN enlève 3 ou 4 municipalités, il demeurera une force sans véritable substance comme elle l'est sans programme. Un mouvement qui n'est qu'une addition d'épaves: épaves de l'Algérie française, épaves d'ONG humanitaires sans cause, épaves du stalinisme et du chevénementisme...Le tout mal amalgamé aux enfants spirituels des Croix-de-feu et des maurrassiens. Avec quelques odeurs de l'épicerie poujadiste. Pouah!

Antoine Blanca

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 13:31

Hier, samedi 22 mars, venues de toutes les régions d'Espagne, 200000 personnes ont manifesté pour dénoncer "l'urgence sociale". En Espagne la droite gouverne. Comme presque partout en Europe d'ailleurs. Exerçant une sorte de libéralisme total. Supprimer toute régulation par l'Etat, tenir la protection sociale pour excessive et principale responsable de la crise, ratisser les petites retraites et les salaires de fonctionnaires, liquider progressivement la fonction publique au profit de sociétés privées. Selon le modèle de Bush qui avait même privatisé partiellement la force armée. Bref, en Espagne, c'est l'empire du capitalisme débridé. Disons-le sans fard: pour M.Rajoy* c'est le capitalisme qui doit sauver le pays.

En France la pratique gouvernementale est exactement à l'opposé. Le pouvoir est à gauche, tout en prenant en compte les réalités, nationales et internationales, qui l'environnent. Et, parfois, tentent de l'encercler. Hollande et son gouvernement font tout pour préserver et, autant que possible, enrichir et moderniser, les acquis sociaux, la société française. Avoir cette philosophie politique et sociale n'est pas sans risque. La Commission européenne, sa banque et ses institutions feront tout leur possible pour gêner les démocrates socialistes français.

A gauche il n'y a aucune autre manière de gouverner, contrairement à ce que certains prétendent par ignorance ou par cynisme. Je défie quiconque de démontrer que, dans ses fondements, François Hollande n'a pas été fidèle à son message de campagne. Et il a toujours affirmé qu'il faudrait le juger sur les cinq ans de son mandat.

Antoine Blanca

* Mariano Rajoy est président du gouvernement et chef du Parti populaire qui réunit l'ensemble de la droite espagnole. Le PP fait partie, comme notre UMP et Mme Merkel, du Parti populaire européen (PPE)
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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 11:14

Sarkozy est, depuis près de deux ans, comme un carnassier privé de chasse. Pire! Le voilà devenu à son tour proie pour un ennemi qu'il espérait avoir domestiqué. Et la Justice n'est pas un ennemi comme les autres. Ses tentacules peuvent vous attaquer de tous côtés. Et on ne peut le combattre frontalement. C'est comme une sorte d'animal sacré. Il s'essaie donc à le contourner armé de sa plume trempée dans une encre rouge empoisonnée.

Son but est d'intimider avant de tuer. Intimider qui? Certainement pas l'adversaire qui lui est familier. La gauche a, depuis longtemps, déployé son arsenal défensif. En réalité c'est parmi ses congénères qu'il voudrait semer la panique. Une fois la première victime affaiblie, on lui portera le coup de patte décisif. Et on passera, peut-être, au suivant.

Le problème c'est que les bêtes qui se voient en roi de la jungle, sont trop nombreuses. Certaines, ont déjà perdu beaucoup de sang dans les escarmouches préliminaires. Copé n'est pas loin d'annoncer sa reddition. Mais tous les autres adversaires qui se dissimulent dans les hautes herbes...? C'est à eux que s'adressent les rugissements. Dans l'espoir qu'ils pourront encore impressionner. Exercice quelque peu désespéré pour un Maître qui a déjà été terrassé, et dont les griffes ont trop servi...

Antoine Blanca

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 11:04

Les révélations de la presse indépendante (Le Monde, Le Point, Mediapart, Marianne...) acculent le faux retraité présidentiel, Sarkozy, et contraignent son avocat de luxe, Me Herzog, à dire n'importe quoi pour défendre son client. Bien entendu, si le couple qu'ils forment avait le nez propre, il pourrait répondre point par point aux extraits, d'une incontestable authenticité, que l'opinion publique estime, en général, constituer autant de preuves d'une tentative de berner la justice.

Mais non. Me Herzog et les amis qui restent à son client, préfèrent essayer de détourner l'attention en évoquant un complot anti-sarkozyste qui impliquerait, forcément, le gouvernement et, in fine, le Président lui-même. Or, outre que le montage de complots n'est pas dans la culture de la gauche, on voit mal les raisons qui pousseraient ses représentants au pouvoir à s'acharner contre l'homme qui embarrasse gravement son propre camp. La liste est longue (Fillon, Copé, Le Maire...) de ceux qui prétendent à sa succession à la tête de la droite. Les signes, de moins en moins équivoques, de son retour en scène, mettent les postulants dans une fureur d'autant plus douloureuse que son expression se doit d'être retenue.

De son côté Sarkozy, qui n'ignore rien de la force des ambitions de ses anciens partenaires, se voit lui-même dans l'obligation de participer à la danse des hypocrites. Tout ce petit monde fait semblant de s'aimer...

Laissons-les à leurs ébats...

Antoine Blanca

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 10:15

Quelle mouche a piqué Fabius pour qu'il remette en question les grosses commandes fermes de la Russie qui consolident la capacité productive de nos chantiers navals de Saint-Nazaire*? Quels grands principes peuvent bien justifier une attitude donquichottesque qui équivaudrait à nous tirer une balle dans le pied? L'adhésion de la stratégique république de Crimée à la Fédération de Russie ne répond certes pas à tous les critères internationaux. Mais elle s'est réalisée avec l'appui massif de ses habitants. Ancien haut responsable de l'ONU je suis, plus que beaucoup d'autres, fermement attaché au respect de la loi internationale. On se voit pourtant contraint de reconnaître, douloureusement, que cette loi est malmenée dans bien de parties du monde. Par l'Etat d'Israël, champion toutes catégories de l'exercice, en Palestine et à Jérusalem. Comme elle a été bafouée aux dépens de la Serbie dans le cas du Kosovo (d'ailleurs l'éclatement de la République fédérative de Yougoslavie n'a-t-il pas été encouragé par certains occidentaux en fonction de leurs intérêts nationaux?). Et s'agissant de l'Ukraine, est-on bien certains que la destitution par le Parlement d'un Président élu au suffrage universel ait répondu aux critères de la légalité constitutionnelle?...Alors le retour de la Crimée à sa mère Russie peut être considéré comme étant dans la nature des choses.

Et puisque, en Europe, c'est l'Allemagne de Mme Merkel qui a la visibilité la plus grande, pourquoi ne pas rester discrets et veiller, avant tout, sur nos légitimes intérêts culturels et commerciaux. Nous sommes en première ligne en Afrique**. Laissons la première de la classe mouiller un peu sa chemise et, éventuellement, sacrifier quelques juteux contrats commerciaux (mais, rassurons-nous, elle ne l'a pas proposé).

Antoine Blanca

* On assure d'ailleurs que les commandes de frégates et des sous-marins ont été payées d'avance.
** Si nous avions attendu nos partenaires pour agir, le Mali subirait aujourd'hui le joug d'Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et le Centre-Afrique serait un nouveau Rwanda.
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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 11:37

Le Brésil est la grande puissance de l'Amérique du Sud. Et se veut exemplaire en matière de démocratie. Certains ont fait mine de s'étonner de voir la présidente Dilma Rousseff et son prestigieux prédécesseur Lula, venir appuyer Nicolas Maduro comme Chef d'Etat légitime du Venezuela. C'est pourtant la vérité dans toute sa simplicité: le candidat désigné par Chàvez sur son lit de mort a été élu démocratiquement. Et les vénézuéliens ont consolidé le "socialisme bolivarien" en élisant librement les candidats de ce parti pour gouverner les trois quarts des Etats de la Fédération et la grande majorité des villes importantes.

Mais ce respect du formalisme démocratique n'empêche pas les différences. Et elles sont de taille. Le parti de Lula et de Dilma, 'parti des travailleurs', n'aspire pas à l'hégémonie; il ne veut, en aucune manière, contrôler la presse écrite pas plus que stations de radio et les chaînes de TV. La séparation des pouvoirs est effectif. Le Parlement vient encore de se plaindre publiquement de ce qu'on lui laisse trop peu de temps pour examiner les projets de loi avant de passer au vote. Quant à la justice elle ne se prive pas de condamner des anciennes vedettes du parti de gouvernement coupables de certaines faiblesses.

Non, le PT de Lula/Dilma, s'il tient Maduro pour président légitime, n'éprouve pas de sympathie pour sa manière autoritaire de gouverner. Et craint une progressive militarisation du système.

Les 21 ans de dictature militaire subis par le Brésil et les Brésiliens a prévenu définitivement le pays contre toute tentation militariste. Quand le président Fernando Henrique Cardoso nomma un civil ministre de la Défense, la messe était dite...Voilà quelques réflexions qui me viennent à l'esprit quand on s'apprête à commémorer l'anniversaire du coup d'Etat militaire du 31 mars 1964. Le plan Condor voulu par Washington était en marche. Suivraient l'Uruguay, le Chili et l'Argentine. Le Paraguay souffrait depuis longtemps sous Stroessner.

Souvenirs, souvenirs qui m'habitent.

Antoine Blanca

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 11:58

L'événement de la dernière fin de semaine, c'est sans conteste l'appel à l'Armée vénézuélienne pour remettre de l'ordre dans la rue et sur les places. Appel entendu, évacuation réussie sans casse...Le président Maduro marque des points. L'opposition l'a beaucoup aidé en la matière: les leaders de 17 partis s'étaient impliqués durement pour instaurer une unité qui paraissait impossible à réaliser. L'accord a résisté à plusieurs processus électoraux (tous perdus). Mais il vient de trouver le point de rupture avec l'entrée en lice des étudiants et des lycéens, un monde mal connu des politiciens de droite et du centre. Comme souvent en pareil cas jusqu'au-boutistes et dialoguistes se sont opposés. La place fétiche des manifestants a été reprise par les militaires, en même temps que, un peu plus loin, les chavistes tenaient un meeting réussi. La messe semble avoir été dite et les anti-Maduro devront attendre des élections pour prendre, éventuellement, le pouvoir.

Mais en coulisse, deux problèmes majeurs attendent les 'socialistes bolivariens' du PSUV :

-- La remise en marche du pays, puis la mise en chantier de la réorganisation de la vie économique et sociale. Ce sera plus exaltant que de devoir importer à la hâte des dizaines de millions de rouleaux de papier hygiénique pour répondre à la plus urgente des pénuries... Depuis la découverte de la richesse pétrolière, le Venezuela vit ou survit au rythme des prix internationaux du pétrole. Inadmissible s'agissant d'un pays riche en potentialités dans les domaines de l'agriculture et de l'élevage; comme dans celui du tourisme, la terre de Bolivar offrant des beautés naturelles extraordinaires. Encore faut-il construire des hôtels dans des régions excentrées, former des guides et des gestionnaires, mettre en place toute une infrastructure adaptée à de nouvelles offres.

-- Maduro a, in fine, appelé les militaires à la rescousse. Avec succès. Mais j'ai la conviction que, tôt ou tard, ces derniers présenteront, d'une manière ou d'une autre, la facture*.

Antoine Blanca

* Il y a, au sein des Forces armées vénézuéliennes, un secteur politisée qui se plaçait derrière Chàvez. Dans le processus de désignation du successeur de ce dernier, le représentant dudit secteur a dû s'effacer devant Maduro. Cet épisode n'est pas anodin...
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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 10:11

Il est de bon ton, semble-t-il, de proclamer avec indignation, à propos des élus, "tous pourris!". Un sondage confirme que 70% des électeurs le pensent. Curieusement, quand on interroge un citoyen, très précisément, sur leur appréciation concernant l'équipe municipale qui vient d'administrer leur commune pendant 6 ans, une forte majorité reconnaît que la maire et les gens de son équipe sont honnêtes, généreux de leur temps et compétents.

Que penser alors sinon que, dans cette logique, les bons et les honnêtes seront élus ou réélus. Et les voyous chassés par le suffrage universel. Un test sera le résultat qu'obtiendront les époux Balkany à Levallois-Perret. Nous verrons alors si les électeurs sont conséquents avec leur désir légitime de voir triompher la transparence. Ou si, comme le célèbre cas du gouverneur de Sao Paulo Paulo Malùf, Etat brésilien où se trouve la plus grande ville d'Amérique du sud, lequel faisait campagne pour sa réélection avec le slogan: "je suis un voleur, je vole beaucoup, mais je réalise beaucoup de choses!". Nous verrons si chez Balkany un tel slogan s'avère payant. Plus sérieusement j'affirme, pour avoir côtoyé des élus de tout niveau depuis plus de 50 ans, que l'immense majorité d'entre eux sont probes et, le plus souvent, méritent notre respect pour leur compétence et leur dévouement à la cause publique.

Antoine Blanca

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Présentation

  • : Le blog de Antoine Blanca
  • : Blog politique dans le sens le plus étendu:l'auteur a une longue expérience diplomatique (ambassadeur de France à 4 reprises, il a aussi été le plus haut dirigeant de l'ONU après le S.G. En outre, depuis sa jeunesse il a été un socialiste actif et participé à la direction de son mouvement de jeunesse, du Parti et de la FGDS. Pendant plusieurs années il a été directeur de la rédaction de "Communes et régions de France et collaborateur bénévole de quotidiens et revues. Il met aujourd'hui son expér
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